La solidaire Catherine Dorion

Catherine Dorion dit avoir les mêmes contradictions que tous les Québécois [VIDÉO]

Parce que la lutte contre les changements climatiques ne doit pas peser sur le seul dos des individus, la députée de Québec solidaire Catherine Dorion a défendu l’achat de sa voiture mercredi tout en réclamant que les médias cessent de faire dévier le débat.

«C’est pas de ça qu’il faut qu’on parle. C’est de dévier de ce qu’on veut réellement faire arriver», a-t-elle soutenu en mêlée de presse à l’Assemblée nationale.

Mère de deux enfants, Mme Dorion a raconté qu’elle partage son automobile avec quatre membres de sa famille élargie, de même que pour sortir de la ville et «aller dans le bois». La famille l’utilise principalement pour sortir de la ville et «aller dans le bois». «Mon char a brisé au début de la campagne. J’ai passé toute la campagne à pied, en autobus et en vélo», a-t-elle expliqué. Elle vient d’acheter une nouvelle voiture, tout en continuant de prendre l’autobus, la plupart du temps, pour venir à l’Assemblée nationale.

La députée de Taschereau aurait aimé que cette voiture soit électrique, mais c’était difficile, étant donné qu’elle doit la garer dans la rue, où il n’y a pas de borne de recharge.

«J’ai les mêmes contradictions que tous les Québécois. On est dans un système qui rend ça difficile de vivre proprement, tout le temps, parfaitement, comme des dieux. Et justement, on ne peut pas demander ça aux individus», plaide Mme Dorion.

C’est plutôt aux politiciens de faire le travail selon elle. De mettre «du jus de bras pour faire changer les choses» et pour que les choix qui sont meilleurs pour l’environnement se prennent plus facilement.

«Si on fait de la politique environnementaliste, c’est précisément parce qu’on pense que les individus seuls ne peuvent pas y arriver. […] On en fait des efforts, mais à un moment donné, il y a une limite à ce qu’on peut faire.»

Selon elle, il est possible pour une famille qui vit à Québec de ne pas posséder de voiture. «C’est très possible en ville, mais c’est souvent difficile par contre.» La co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé a quant à elle spécifié que son parti «n’est pas contre les voitures». Il milite plutôt «pour offrir à la population des alternatives».

Relation avec les médias

La députée a été la cible de nombreuses critiques dans certains médias et sur les réseaux sociaux ces derniers jours. En raison de sa vidéo où elle compare le troisième lien entre Québec et Lévis à «une ligne de coke» et pour l’achat de sa voiture. Sur ce dernier point, elle croit que les choses sont allées trop loin. «On va pas aller vérifier dans les poubelles des politiciens voir s’ils ont jeté un bac en plastique au lieu de le recycler», plaide-t-elle.

Si elle dit apprécier «la joute avec les médias», elle dit avoir appris beaucoup ces dernières semaines. «J’ai appris comment la relation entre les médias et les politiciens se développe, c’est quoi les problèmes de chaque côté, qui fait que l’information arrive pas toujours pile au public, comme ça devrait. Il n’y a pas de coupable là-dedans, mais c’est le fun de pouvoir participer à un débat», raconte-t-elle.

Depuis qu’elle a été élue pour la première fois, le 1er octobre, la députée dit vivre une expérience politique intéressante. «C’est pas moi qui lis des livres sur la chose, c’est moi qui vis la chose. Pis ça en apprend beaucoup plus que n’importe quel livre.»