Pour l’instant, la SQDC n’a pas l’intention de déménager sa succursale de Sainte-Foy. L’endroit respecte le cadre légal et la société d’État a déjà signé le bail pour ce local.

Cannabis près des campus: Proulx et Charlebois ne s’entendent pas

Lucie Charlebois et Sébastien Proulx ont discuté vente de cannabis près des cégeps au Conseil des ministres mardi, mais chacun est resté campé sur ses positions.

«Je demeure convaincue que la boutique, elle est à la bonne place», a réagi Mme Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique. Le 17 octobre, au premier jour de la légalisation de la marijuana, la Société québécoise du cannabis (SDQC) ouvrira une succursale de vente au 2491, chemin Sainte-Foy, à deux pas de l’Université Laval et de deux cégeps de Québec.

Lundi, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx a affirmé que cette boutique, située dans sa circonscription, est «trop proche de nos établissements scolaires». 

Mme Charlebois réplique que «la Société québécoise du cannabis a respecté les limites» de la loi encadrant la substance et que cette loi «est bien faite». 

«Est-ce qu’on veut que les jeunes achètent du cannabis du marché du crime organisé ou qu’ils achètent du cannabis provenant des boutiques des sociétés d’État, avec une traçabilité, avec des informations pertinentes et tout?» demande-t-elle. 

Mme Charlebois a réitéré que les mineurs ne seraient pas acceptés à l’intérieur des succursales de la SQDC.

«La philosophie derrière ça, c’est pas de vendre plus de cannabis», ajoute-t-elle, mais «d’éliminer le marché noir».

Aval de la Ville

Si la SQDC s’est installée dans ce secteur, c’est parce qu’elle a obtenu l’aval de la Ville de Québec, indique Mme Charlebois. «Ils s’imposent pas nulle part, ils s’installent pas nulle part sans avoir eu des discussions avec la Ville.»

Elle concède tout de même que M. Proulx, comme député local, a le droit «de se poser des questions, de faire part de ses préoccupations à la Société québécoise du cannabis». 

Ce que M. Proulx a bien l’intention de faire. «C’est pas Lucie Charlebois qui est responsable de ce dossier-là. C’est la Société québécoise du cannabis […] J’ai fait part de mes préoccupations. Maintenant, ça va suivre son cours et on va voir ce qu’ils vont faire», a-t-il réagi. 

Pour l’instant, la SQDC n’a pas l’intention de déménager sa succursale. «L’endroit qu’on a choisi respecte le cadre légal», indique Mathieu Gaudreault, porte-parole de la SQDC. Surtout que la société d’État a déjà signé le bail pour ce local. La SQDC compte ouvrir une vingtaine de points de vente partout au Québec le 17 octobre.