Politique

Michelle Blanc: au-delà de sa transidentité

MONTRÉAL — La candidate du Parti québécois (PQ) dans la circonscription montréalaise de Mercier, Michelle Blanc, veut que les gens passent au-delà de sa transidentité pour écouter ses idées.

«Quand on parle de Maka Kotto, on ne dit pas le candidat noir», a-t-elle déclaré en entrevue, faisant référence au député péquiste de Bourget.

Michelle Blanc assure qu’elle est fière d’être l’une des porte-étendard de la cause LGBTQ, et d’avoir vécu sa transition devant l’œil des médias.

«Je ne suis pas unidimensionnelle. J’ai un certain problème à ce qu’on me réduise à mon identité de genre. Oui, ça fait partie de ma personne, mais je suis pas mal plus que ça», a-t-elle plaidé.

Michelle Blanc regrette que les gens oublient qu’elle est une spécialiste du numérique. Elle dit vouloir se présenter en politique pour que le Québec se dote d’un plan numérique.

Contre Ruba Ghazal

La candidate péquiste se mesurera au prochain scrutin à Ruba Ghazal, la candidate solidaire choisie pour remplacer Amir Khadir dans son fief, qu’il détenait depuis 2008.

Aux dernières élections, la candidate du PQ, la comédienne Sylvie Legault, avait terminé troisième, derrière le libéral Richard Sagala et Amir Khadir, qui avait terminé premier avec plus de 46 % des voix.

Mme Blanc s’est toutefois dite convaincue de l’emporter dans cette circonscription qui a déjà été un château fort péquiste.

«Il y a une bonne tradition du Parti québécois, il y a mille militants du Parti québécois dans Mercier. On a une caisse de campagne qui est pleine, on a des gens qui sont extrêmement déterminés», a-t-elle assuré.

Elle s’attend à une course à deux, entre elle et sa rivale solidaire, et en a profité pour critiquer la Coalition avenir Québec (CAQ).

«La Coalition avenir Québec, ils se concentrent dans la région de Québec et dans le 450; en dehors de ça, on va mettre des poteaux parce que ça prend quelqu’un», a-t-elle conclu.

Politique

Mélanie Joly officiellement candidate en 2019

MONTRÉAL - La ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly sera de nouveau candidate aux prochaines élections fédérales de 2019.

La candidature de Mme Joly a été confirmée dimanche, lors d’une assemblée d’investiture. Elle portera encore une fois les couleurs libérales dans la circonscription montréalaise d’Ahuntsic-Cartierville, qu’elle représente depuis 2015.

Elle avait été élue avec plus de 47 pour cent des voix.

Sur sa page Facebook, la ministre souligne que le Parti libéral «continue son travail acharné pour assembler des équipes de campagnes gagnantes à travers le pays, et qu’une partie de ce travail commence à Montréal».

Mélanie Joly ajoute qu’il est «difficile de croire que l’élection de 2019 aura lieu dans moins de 500 jours».

Politique

Duclos à New York pour le développement durable

Le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, dirigera la délégation canadienne lors du Forum politique «de haut niveau» des Nations Unies de 2018 sur le développement durable, à New York, a annoncé son cabinet samedi.

Du 9 au 18 juillet prochain, ce forum d’envergure internationale aura pour mandat principal d’examiner les principaux progrès qui ont été réalisés en développement durable à travers le monde. Il est organisé en deux étapes, avec une étape plus technique de discussions entre experts, et une autre plus ministérielle, où les politiciens se rencontrent pour faire le point. 

C’est le premier ministre Justin Trudeau lui-même qui a mandaté le ministre Duclos pour coordonner la mise en oeuvre canadienne du Programme 2030, en collaboration avec plusieurs collègues de son cabinet. 

Adopté à l’unanimité par les pays membres le 25 septembre 2015 à l’ONU, ce programme se veut un horizon général des orientations à adopter en développement durable d’ici la prochaine décennie. 

Premier examen national

En plus de diriger la délégation canadienne à New York, le député libéral de la circonscription de Québec présentera également le premier Examen national volontaire du Canada, le 17 juillet prochain. «Cela mettra en lumière les progrès réalisés par le Canada dans le cadre du Programme 2030», explique-t-on par voie de communiqué, samedi.

Pour ce faire, le ministre Duclos sera notamment accompagné de plusieurs représentants des provinces, des territoires, des municipalités, de plusieurs universités, des peuples autochtones, de la jeunesse et également de la société civile. 

«C’est un honneur de diriger la délégation, a laissé entendre le principal intéressé, samedi. Le Canada a fait des progrès dans la promotion des objectifs de développement durable, mais il reste encore beaucoup à faire pour éliminer la pauvreté et les inégalités, bâtir des sociétés plus prospères et plus paisibles et protéger la planète.»

Le politicien dit se réjouir à l’avance de collaborer davantage avec ses partenaires sur les objectifs «visant à s’assurer que personne n’est laissé pour compte».

Des priorités 

Pendant le forum, l’État canadien a pour intention de souligner l’avancement du Programme 2030 dans son pays, mais aussi à l’étranger. 

«Plusieurs des priorités actuelles du gouvernement, telles que la croissance et le renforcement de la classe moyenne, la réduction de la pauvreté, la réconciliation avec les peuples autochtones, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles ainsi que la garantie d’accès à la justice pour l’ensemble des Canadiens, aident le Canada à réaliser les objectifs globaux du Programme 2030», peut-on lire plus loin. 

L’équipe libérale de Justin Trudeau entend également rappeler aux pays membres que «seuls des partenariats efficaces qui rassemblent l’ensemble des pouvoirs publics […] pourront permettre de bâtir un pays plus sain, plus paisible et plus sécuritaire pour les générations à venir».

Rappelons que, dans son budget 2018, le gouvernement Trudeau a octroyé 49,4 millions $ sur 13 ans pour la formation d’une unité entièrement vouée aux efforts du Canada en développement durable. Jusqu’à 59,8 millions $ pourraient être fournis à même les ressources ministérielles existantes. 

Politique

«La qualité des emplois» est le problème économique du Québec, dit Legault

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a souligné vendredi via les réseaux sociaux que le problème économique du Québec, en matière d’emplois, en est un d’abord et avant tout de qualité de l’offre.

Sur sa page Twitter personnelle, celui qui est également fondateur d’Air Transat publie vendredi deux graphiques que son parti a créés, à partir des données de l’Institut de la statistique du Québec.

Politique

La promesse sur la fin des stages non rémunérés repoussée à 2019

OTTAWA - Les libéraux de Justin Trudeau ne respecteront pas leur promesse de mettre fin aux stages non rémunérés avant l’année prochaine - près de quatre ans après que l’enjeu ait été mis une première fois à l’ordre du jour du gouvernement fédéral.

Dans le budget 2017, les libéraux promettaient d’éliminer les stages non rémunérés dans les environnements de travail à réglementation fédérale, avec la seule exception pour les placements d’étudiants dans le cadre d’un programme scolaire.

Les stagiaires seraient traités comme les employés réguliers, avec les mêmes heures de travail et les mêmes règles de santé et sécurité.

Les responsables affirment désormais qu’il faudra attendre à l’automne 2019 - coïncidant avec les prochaines élections fédérales - lorsqu’Ottawa dévoilera la dernière série de réglementations et le moment de l’entrée en vigueur des nouvelles règles.

Le Cabinet aura le dernier mot sur le moment de la mise en vigueur des nouvelles règles.

Le président du Congrès du travail du Canada, Hassan Yussuff, s’est demandé pourquoi les libéraux n’ont pas encore mis en place les réglementations sur les stages non rémunérés, disant qu’ils avaient pourtant «agi immédiatement après leur élection sur cet enjeu».

Depuis leur élection, les libéraux ont fait valoir des dépenses visant à créer plus d’emplois pour les jeunes - notamment la multiplication par deux du financement pour le programme d’emplois d’été, et de l’argent dans des stages et des mentorats -, espérant respecter les promesses de campagne leur ayant valu le soutien de bon nombre de jeunes électeurs.

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière d’emploi, Niki Ashton, a accusé les libéraux de ne pas joindre les actes à la parole sur un enjeu crucial pour les jeunes Canadiens.

«Il n’y a pas d’excuse pour ne pas avoir fait ce changement plus tôt», a-t-elle soutenu.

Politique

Le gouvernement Ford établit la feuille de route pour ses promesses électorales

TORONTO - Le nouveau gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford a promis jeudi d’apporter des changements radicaux pour rétablir la confiance de la population ontarienne dans ses institutions.

Le discours du Trône, lu jeudi après-midi à l’Assemblée législative par la lieutenante-gouverneure, Elizabeth Dowdeswell, établit la feuille de route pour le mandat de ce nouveau gouvernement progressiste-conservateur, qui a obtenu une confortable majorité aux élections générales du 7 juin. On promet notamment des baisses d’impôts, un financement à long terme des soins de santé et un grand ménage dans les finances publiques.

Le texte n’annonce pas de nouvelles promesses, mais souligne les engagements clés de M. Ford, notamment de vérifier «ligne par ligne» les comptes du gouvernement et de retirer l’Ontario du système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement promet aussi de lutter contre ce qu’il appelle les taxes «opprimantes», y compris l’imposition par Ottawa d’une formule de tarification du carbone.

Le gouvernement Ford a également précisé son plan visant à étendre la vente de bière et de vin aux dépanneurs, aux épiceries et aux magasins à grande surface, et à abolir les restrictions imposées aux policiers.

Le gouvernement soutient que les Ontariens lui ont confié «un mandat clair» pour réaliser sa vision, à un «tournant crucial» pour la province. «Des défis grandissants se pointent chez nous et à l’étranger, lit-on dans le discours du Trône. Sans intervention, ces défis risquent de menacer les emplois et de compromettre les services à la population. Nous ne pouvons nous permettre de temporiser ou de retarder la prise d’action. Pour relever ces défis, nous devons rejeter le statu quo et les compromis dépassés, et accueillir le changement à bras ouverts.»

Le gouvernement insiste sur la nécessité d’une collaboration - avec les autres ordres de gouvernement, les parents et les enseignants, les forces de l’ordre - afin de rétablir la confiance dans les institutions publiques. «En cette époque de turbulences et de changements à l’échelle mondiale, le maintien et le renforcement des liens entre la population et ses représentants publics doivent toujours rester au premier rang de nos préoccupations», indique le gouvernement Ford.

Le gouvernement progressiste-conservateur s’engage également à prendre diverses mesures pour diminuer les impôts des parents, des petites entreprises et des travailleurs à faible revenu, et réduire les factures d’électricité des ménages. Les conservateurs de Doug Ford promettent aussi d’assurer un financement stable pour les soins de santé, y compris un investissement de 3,8 milliards $ en santé mentale, en lutte contre la toxicomanie et en logement supervisé.

La grève à l’Université York

Dans son discours du Trône, le gouvernement Ford ne fait par ailleurs aucune allusion à un problème que les conservateurs voulaient régler en priorité lors d’une inhabituelle session d’été de l’Assemblée législative: mettre fin à la grève à l’Université York, déclenchée le 5 mars.

Dans un communiqué soulignant ses priorités, M. Ford précise toutefois, jeudi, que son gouvernement se mettra au travail rapidement afin que «les gens puissent rapidement constater que le gouvernement apporte des changements réels et leur accorde le respect qu’ils méritent».

«Nous mettons fin à l’impasse de la grève à l’Université York, afin que les étudiants puissent retourner dans les salles de classe. Nous éliminons la taxe sur le carbone du programme de plafonnement et d’échange. Et nous éliminons plusieurs projets d’énergie renouvelable inutiles afin de réduire votre facture d’électricité», écrit-il aux Ontariens.

M. Ford, qui a commencé à procéder à des changements avant même d’être officiellement assermenté comme premier ministre, a tenu deux autres de ses promesses électorales mercredi.

Son gouvernement a d’abord annoncé qu’il révoquait immédiatement la réforme du programme d’éducation sexuelle proposée par les libéraux, et qu’il revenait à la version précédente, mise en place il y a 20 ans. Les fonctionnaires ont indiqué qu’ils consulteraient les parents avant de mettre à jour ce programme.

Le premier ministre a aussi annoncé mercredi le départ immédiat du grand patron d’Hydro One et des membres du conseil d’administration de la société d’État. M. Ford soutient que ces mesures feront baisser les tarifs d’électricité, mais pressés de questions par les journalistes, il a eu du mal à expliquer comment.

Les conservateurs ont également pris plusieurs autres mesures depuis leur victoire il y a cinq semaines, y compris la révocation d’un certain nombre de lois adoptées par le gouvernement précédent - notamment les règles entourant le vapotage et la revente de billets d’événements sportifs et culturels.

La décision de se retirer du «marché du carbone» a également mis fin à un certain nombre d’initiatives financées par les recettes du programme, notamment des remises pour des rénovations écoresponsables et un fonds de 100 millions $ pour la remise à neuf d’écoles. Le nouveau gouvernement a également gelé l’embauche dans la fonction publique et ordonné aux ministères de réduire toutes leurs dépenses discrétionnaires; il a par ailleurs ordonné un réexamen de la rémunération des cadres et des gestionnaires de la fonction publique.

Le gouvernement conservateur a déjà annoncé que les quelques journées de travaux parlementaires prévues cet été serviront à gérer trois dossiers prioritaires: la sortie de la «bourse du carbone», la fin de la grève à l’Université York, et l’annulation d’un projet d’éoliennes dans l’est de la province. Le leader des conservateurs à Queen’s Park, Todd Smith, a expliqué que le gouvernement souhaitait agir rapidement, et que ces dossiers ne pouvaient attendre une convocation de l’Assemblée législative à l’automne.

Politique

Ottawa veut récupérer ses 546 millions $ pour la légalisation du cannabis

OTTAWA - Le gouvernement fédéral veut récupérer les 546 millions $ qu’il prévoit dépenser au cours des cinq prochaines années pour la légalisation de la marijuana.

Santé Canada a lancé jeudi une consultation de 30 jours pour déterminer la meilleure façon de recouvrer cette somme.

L’imposition de frais aux producteurs de cannabis pour l’octroi de permis d’exploitation, d’importation ou d’exportation et pour les vérifications de sécurité est envisagée.

Ces frais pourraient varier en fonction de la taille de l’entreprise. Le ministère suggère, par exemple, de facturer 3277 $ aux grandes entreprises pour une demande de permis d’exploitation et 1638 $ pour les petits cultivateurs.

Les intéressés ont jusqu’au 13 août pour participer à la consultation en ligne ou par écrit.

La marijuana sera légale au Canada à compter du 17 octobre prochain. Le gouvernement prévoit que les campagnes de prévention et toute autre activité liée à la mise en oeuvre de son cadre réglementaire coûteront plus de 100 millions $ annuellement au cours des prochaines années.

Politique

OTAN: Trudeau réaffirme son engagement à hausser les dépenses militaires

BRUXELLES — Donald Trump s’est vanté, jeudi, d’avoir convaincu ses partenaires de l’OTAN de respecter l’objectif de dépenses militaires de 2 % du PIB, mais Justin Trudeau a précisé que le Canada avait simplement rappelé l’engagement connu de son gouvernement d’accroître les dépenses militaires canadiennes de 70 % au cours des 10 prochaines années.

Lors d’un point de presse tenu à l’issue du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) à Bruxelles, jeudi, le premier ministre canadien a été interrogé sur les déclarations du président américain, qui laissaient croire que les Alliés avaient consenti à hausser encore davantage leurs dépenses militaires — et de le faire à un rythme accéléré.

M. Trudeau a répété que le Canada, dont le plan d’augmentation des dépenses militaires vise une cible de 1,4 % du produit intérieur brut (PIB), a promis de renverser le déclin de ses dépenses militaires et de «tendre vers» l’objectif de 2 % du PIB, convenu il y a quatre ans par les partenaires de l’OTAN. Mais il n’a pas fixé d’échéancier pour l’atteinte de cet objectif.

Le premier ministre avait déjà renouvelé son engagement envers l’Alliance atlantique en annonçant, plus tôt cette semaine, la participation du Canada dans une nouvelle mission de formation militaire en Irak, tout en maintenant la présence militaire canadienne en Lettonie. Il a rappelé jeudi l’engagement pris en juin par son gouvernement, dans la nouvelle Politique de défense du Canada, «d’investir 70 % de plus sur les 10 prochaines années».

«Dans [la déclaration commune des pays de l’OTAN, mercredi], on s’est engagés à remplir nos responsabilités par rapport à l’accord du pays de Galles signé en 2014, a expliqué le premier ministre. Nous nous réengageons envers les engagements qu’on a fait de travailler vers 2 % .

«C’est important parce qu’on était dans un contexte, en 2014, où les pays de l’OTAN avaient réduit leurs dépenses en matière de défense — y compris le Canada, qui avait coupé dans ses dépenses en défense sous l’ancien gouvernement conservateur.»

Plutôt 1,4 %

Si l’on tient compte de cet engagement d’investir 70 % de plus sur 10 ans, les prévisions de dépenses en matière de défense au Canada ne devraient toutefois représenter que 1,4 % du PIB, ce qui est loin de l’objectif du pays de Galles.

Personne ne s’attendait à ce que le Canada accepte l’échéancier fortement suggéré par M. Trump pour atteindre la cible de 2 %. Avant même le sommet, M. Trudeau, qui était déjà au courant de la nouvelle mission de formation en Irak et du prolongement jusqu’en 2023 de la participation du Canada en Lettonie, visait essentiellement à démontrer la contribution canadienne au-delà des simples dollars.

En visitant mardi les troupes canadiennes à la base militaire d’Adazi, près de Riga, la capitale de la Lettonie, M. Trudeau a réitéré la rhétorique d’Ottawa: il est toujours possible de mettre plus d’argent dans la défense, mais il faut aussi tenir compte des gestes concrets posés par les différents partenaires de l’OTAN.

«En fin de compte, les paramètres les plus importants sont toujours les suivants: est-ce que les pays renforcent les capacités dont l’OTAN a besoin? Sommes-nous en mesure de fournir différentes ressources et de démontrer le type d’engagement envers l’Alliance qui doit toujours être là?» Or, à ce niveau, «le Canada peut être extrêmement fier», avait estimé M. Trudeau.

Après la session d’urgence de jeudi des membres de l’OTAN, M. Trump a déclaré que l’alliance militaire était «très unifiée, très forte, pas de problème». Le président américain soutient qu’il a réussi à faire en sorte que les membres de l’OTAN consacrent une plus grande partie de leur budget à la défense, et à un rythme plus rapide que prévu.

Il a soutenu que l’Alliance atlantique était «plus coordonnée» et qu’il y avait un «meilleur état d’esprit au sein de l’OTAN». Des commentaires surprenants de la part de M. Trump, qui a longtemps laissé paraître son mépris pour cette alliance militaire créée en 1949, au début de la guerre froide — il avait même menacé de retirer les États-Unis de l’OTAN, à cause de son financement asymétrique.

Politique

Enfants handicapés: le gouvernement Couillard a peu à offrir pour combler l’écart

MONTRÉAL - Le premier ministre Philippe Couillard avait peu à offrir au-delà de son empathie aux familles qui s’occupent elles-mêmes d’un enfant handicapé.

De passage à Montréal, mercredi, M. Couillard a été appelé à réagir à l’analyse économique de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, qui fait état d’un écart moyen de plus de 70 pour cent entre le soutien financier dont bénéficient les familles d’accueil et celui offert aux familles naturelles.

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Les parents d’enfants handicapés crient à l’injustice

L’étude, réalisée pour le compte de deux organismes de soutien aux familles qui s’occupent de leur propre enfant handicapé, démontre en effet que les familles naturelles reçoivent en moyenne 25 632 $ par année pour s’occuper d’un enfant handicapé, comparativement à une moyenne de 44 254 $ pour une famille d’accueil.

Le premier ministre a cependant cherché à défendre son gouvernement, faisant valoir que le programme de Supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels (SEHNSE), mis sur pied en 2016, était unique en son genre au Canada et que l’on cherchait à en élargir les critères d’accessibilité.

Cependant, ce programme n’est accessible qu’aux familles dont l’enfant est lourdement handicapé et, sur les quelque 36 000 enfants handicapés recensés au Québec, à peine un peu plus de 2000 demandes ont été jugées admissibles jusqu’ici.

Philippe Couillard a reconnu qu’il pourrait y avoir de l’amélioration, mais «à la hauteur des moyens» disponibles.

Le premier ministre a par ailleurs tenté de contester les conclusions de l’analyse, affirmant que la comparaison entre les sommes versées aux familles d’accueil et aux familles naturelles était trompeuse puisque les familles d’accueil hébergent souvent plus d’un enfant handicapé.

Toutefois, vérification faite auprès de Raymond Chabot Grant Thornton, les auteurs de l’étude affirment que la comparaison des compensations financières gouvernementales qu’ils ont faite est bel et bien basée sur le montant par enfant, et ce, sur la base des données du ministère de la Santé et des Services sociaux lui-même.

Promesses de l’opposition

Le dévoilement de l’étude a évidemment fait réagir les partis d’opposition.

Le porte-parole péquiste en matière de services sociaux, Dave Turcotte, a qualifié la situation de «désolante».

Sa formation se dit prête à aider davantage les parents qui gardent un enfant handicapé, notamment en élargissant les critères du SEHNSE et en réduisant les délais d’attente, qui sont présentement d’un an environ selon lui.

Le Parti québécois promet également de bonifier le chèque emploi-service et de normaliser les montants qui diffèrent de façon aléatoire d’une région à l’autre. Ce chèque remis aux parents permet de payer une aide à domicile, qu’il s’agisse de préposés aux bénéficiaires ou d’infirmières selon les besoins.

Le PQ promet enfin d’investir dans les haltes-garderies pour enfants handicapés afin d’offrir un répit aux parents et d’instaurer un versement pour un répit hebdomadaire de huit heures qui s’adresse à tous les proches aidants, dont les parents d’enfants handicapés.

À la Coalition avenir Québec (CAQ), le porte-parole en matière de Santé, François Paradis, affirme également que ces parents méritent un meilleur sort.

La CAQ a réclamé à maintes reprises une bonification de l’aide financière pour les parents d’enfants handicapés mineurs, mais aussi que cette aide s’étende au-delà de la majorité, alors que plusieurs programmes de soutien prennent fin lorsque l’enfant atteint la majorité.

La CAQ a déjà fait valoir que cette situation n’a guère de sens puisque nombre de ces jeunes handicapés demeurent sous la garde parentale, n’étant aucunement autonomes.

Le député de Lévis se dit également en faveur d’une plus grande équité pour les familles naturelles par rapport aux familles d’accueil.

Monde

Premier face-à-face Trudeau-Trump depuis le G7

Le premier ministre Justin Trudeau a eu un entretien informel, mercredi, avec le président des États-Unis, Donald Trump - leur premier face-à-face depuis l’explosif sommet du G7 le mois dernier au Québec.

Une porte-parole du premier ministre a déclaré que lors de cet entretien, en marge du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à Bruxelles, les deux hommes avaient discuté de commerce, y compris de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Les deux leaders ont également abordé les implications de l’élection d’un nouveau président au Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, pour les négociations de l’ALENA.

Lire aussi: Le Canada n'augmentera pas son budget de défense, signale Trudeau

Le mois dernier, à l’issue du sommet du G7 dans Charlevoix, Donald Trump avait accusé sur Twitter Justin Trudeau d’être «très malhonnête et faible».

L’entretien à Bruxelles n’était pas une rencontre bilatérale officielle, ce qui est assez commun lors de sommets réunissant des dirigeants mondiaux comme celui de l’OTAN. Aucune réunion avec M. Trump n’était d’ailleurs prévue à l’agenda officiel de M. Trudeau lors de ce sommet de deux jours.

Avant de s’envoler vers la Belgique, mardi, Donald Trump avait publié une série de micromessages dans lesquels il fustigeait l’Union européenne et ses autres alliés qui n’ont pas respecté leurs engagements en matière de financement de l’organisation. Lors du sommet de 2014, au pays de Galles, les membres de l’OTAN s’étaient entendus pour consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut (PIB) aux dépenses militaires - une cible que peu d’entre eux ont finalement atteinte.

Le communiqué final du sommet a été publié par les pays membres de l’OTAN la veille de la clôture, jeudi. Signé par les 29 dirigeants des pays membres, il réaffirme l’engagement inébranlable de l’alliance militaire à voir les États consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses militaires d’ici 2024.

Les prévisions de dépenses du gouvernement Trudeau indiquent toutefois que le budget de la défense n’atteindra que 1,4 % du PIB d’ici 2024 au Canada.