Politique

Jagmeet Singh dit avoir parlé d’environnement avec François Legault

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, affirme avoir discuté d’environnement avec François Legault, mais il a évité de dire s’il pensait que le premier ministre du Québec devrait en faire une priorité comme son parti.

«Il a mentionné quelques éléments : l’électrification des transports, les transports en commun, mais on veut aller plus loin que ça, on veut vraiment transformer notre économie vers une économie verte, on veut investir dans les énergies renouvelables», a-t-il déclaré en point de presse à Montréal, après sa rencontre avec M. Legault lundi après-midi.

Politique

Le Canada accorde l'asile à une femme ayant aidé Snowden

TORONTO — Une femme ayant aidé l'Américain Edward Snowden lors de sa cavale à Hong Kong après ses révélations sur l'agence de surveillance américaine NSA est arrivée lundi avec sa fille au Canada, où elles ont obtenu l'asile.

Vanessa Rodel, âgée de 42 ans selon les médias, et sa fille Keana, âgée de 7 ans, sont arrivées lundi soir à l'aéroport Pearson de Toronto où elles se sont exprimées, tout sourire, devant les médias.

Politique

Mésentente remontant à 2017 entre Wilson-Raybould et Trudeau

OTTAWA — La Presse canadienne a appris que Jody Wilson-Raybould, alors ministre de la Justice, avait recommandé en 2017 à Justin Trudeau qu'il nomme un juge conservateur du Manitoba à la tête de la Cour suprême du Canada, même si ce juge n'y siégeait pas déjà et qu'il avait vivement critiqué l'«activisme» de ce tribunal en faveur des droits individuels.

Des sources indiquent que la recommandation de l'ancienne ministre de la Justice avait constitué un épisode de «désaccord important» avec le premier ministre, qui dépeint le Parti libéral comme «le parti de la Charte des droits». C'est d'ailleurs le père du premier ministre, Pierre Elliott Trudeau, qui avait insisté ardemment pour que l'on enchâsse la Charte canadienne des droits et libertés dans la Constitution qui était rapatriée de Londres au début des années 80.

Politique

Détenu en Chine, Michael Kovrig obtient une cinquième visite consulaire

OTTAWA — Des responsables consulaires canadiens en Chine ont rencontré lundi en détention l'ancien diplomate canadien Michael Kovrig, selon Affaires mondiales.

Il s'agit de la cinquième visite consulaire depuis son arrestation par les autorités chinoises au début de décembre, mais la première depuis que les médias officiels chinois l'ont accusé, comme son compatriote Michael Spavor, d'avoir volé des secrets d'État.

Santé

Ratios infirmière-patients: 200 M $ serviront entre autres à ça, dit McCann

MONTRÉAL — La ministre de la Santé, Danielle McCann, veut rassurer les infirmières: la somme de 200 millions $ prévue dans le dernier budget du Québec servira bel et bien, entre autres, à améliorer les ratios infirmière-patients.

Au lendemain de la présentation du premier budget Girard, la semaine dernière, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé, Nancy Bédard, s’était inquiétée de ne pas voir d’«engagement clair» et précis quant à ces ratios professionnelle en soins-patients.

Interrogée à ce sujet lundi à Montréal, alors qu’elle présentait le dénombrement des personnes itinérantes au Québec, la ministre McCann a indiqué que la somme de 200 millions $ pour l’exercice 2019-2020 - et une somme équivalente pour les exercices suivants - servira notamment à «améliorer les ratios» infirmière-patients. Mais c’est un fait que la somme inclut aussi d’autres titres d’emplois, comme les préposés aux bénéficiaires.

La FIQ demandait une enveloppe de 350 millions $ dédiée exclusivement à déployer ces ratios professionnelle en soin-patients.

Politique

Bernier reproche à Trudeau de continuer à parler du massacre en Nouvelle-Zélande

OTTAWA — Maxime Bernier accuse Justin Trudeau «d’exploiter honteusement» la tuerie du 15 mars dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande.

«Trudeau exploite honteusement depuis plus d’une semaine le massacre de NZ. Les médias trouvent ça normal. Entre-temps, il y a eu attentats ou complots terroristes en Italie, Pays-Bas, Somalie, Mali, Allemagne, etc., avec des dizaines de morts. Les médias restent silencieux», a lancé sur Twitter, dimanche, le chef du Parti populaire du Canada.

Il a repris son reproche au cours d’une conférence de presse convoquée lundi matin pour dire où en est son nouveau parti.

«Après une semaine, (M. Trudeau) en parle encore dans ses rassemblements pour faire des gains politiques», a-t-il dit en réponse à une question de journaliste.

Invité à expliquer pourquoi il a choisi, lui, de ne pas condamner publiquement la tuerie dans les mosquées de Christchurch, M. Bernier a préféré rappeler sa politique sur l’immigration.

Il est contre «l’immigration de masse», contre «les frontières ouvertes», mais pas contre toute immigration. Il veut diminuer le nombre d’immigrants accueillis annuellement au Canada à 250 000.

Déjà, le 16 mars, au lendemain du massacre dans les mosquées de Christchurch, il répondait à un internaute qui demandait sur Twitter pourquoi on ne parlait pas d’une attaque dans une église du Nigéria où 32 chrétiens auraient été assassinés.

«Parce que ça ne correspond pas au discours de la gauche multiculturaliste et ses supporters des médias. Ils ne peuvent pas utiliser pareille tragédie pour gagner des points politiques», avait-il lâché.

M. Bernier se targue de faire de la politique autrement, d’être «authentique». Il croit que cela lui attirera des votes en octobre prochain alors qu’il promet de présenter 338 candidats.

«Cinquante-deux pour cent de la population est prête à voter pour un nouveau parti à la prochaine élection. Donc, c’est très encourageant pour nous. Il s’agit d’être présent. Il s’agit de parler le plus possible de nos idées sur différentes plateformes et c’est ce qu’on fait», a-t-il dit.

Les éventuels candidats populaires devront se manifester d’ici le 23 avril. Les candidats approuvés par les instances du parti se soumettront à des assemblées d’investiture début mai. Le chef du Parti populaire veut des candidats qui partagent ses «valeurs».

Est-ce que ça annonce une vaste majorité d’hommes blancs cinquantenaires?

«Ça me surprendrait beaucoup», répond M. Bernier qui dit que ses associations de comtés rassemblent hommes et femmes, jeunes et vieux.

Mais pas question de faire un effort pour avoir une brochette de candidats reflétant la diversité du pays.

«Nous ne ferons rien de spécial pour attirer des gens d’origines diverses. Je pense que ces gens viennent déjà vers nous. (...) J’espère que nous aurons beaucoup de diversité (...) mais je n’imposerai rien», a-t-il dit, s’en remettant aux décisions des militants.

Politique

Taxis: une offre finale, des chauffeurs qui ne décolèrent pas [VIDÉO]

Le ministre des Transports François Bonnardel juge qu’il y a déjà assez d’argent sur la table pour éponger la perte de valeur des permis de taxi et avertit qu’il n’est pas prêt à aller plus loin. Une position qui a attisé la colère des chauffeurs de taxi, qui prévoient une autre journée de grève mardi à Québec.

Une rencontre aura lieu mardi à Montréal entre le ministre et des représentants de l’industrie du taxi pour discuter de la façon dont sera répartie le montant de 250 millions $ annoncé la semaine dernière. M. Bonnardel indique à l’avance qu’il s’agit d’un «montant final», fermant la porte à la négociation. 

Le ministre fait valoir que peu de pays dans le monde ont compensé les chauffeurs de taxi pour la perte de revenus causée par la concurrence de Uber ou d’autres joueurs qui font du transport de personnes. L’Australie l’a fait, le Québec aussi. L’ancien gouvernement libéral avait allongé 250 millions $, et la CAQ ajoute 250 millions $, pour un total de 500 millions $. 

Cette prise de position ferme a incité des chauffeurs de taxi de la grande région de Québec, déjà en grève lundi, à poursuivre cette grève pour une autre journée mardi. 

Croyant qu’il y a du bon dans le projet de loi 17 qui réforme l’industrie du transport de personnes, le ministre des Transports François Bonnardel n’a pas l’intention de reculer. 

Même s’il dit avoir de «l’empathie» pour les chauffeurs de taxi qui verront leur quotidien bouleversé, le ministre croit fermement que le projet de loi 17 leur permettra d’économiser de l’argent, en raison d’une bureaucratie moins lourde. 

M. Bonnardel a toutefois condamné les perturbations à la circulation causées par la grève des chauffeurs en matinée. 

Plus de détails à venir…

Politique

Rebuffade pour les jeunes péquistes en vue du congrès de l’automne

TROIS-RIVIÈRES — Les jeunes péquistes ont échoué dans leur tentative d’augmenter par quota leur représentation au congrès extraordinaire prévu l’automne prochain.

Au Conseil national qui se concluait dimanche à Trois-Rivières, les membres de l’aile jeunesse ont soumis des propositions pour qu’au moins deux délégués sur quatre par circonscription soient âgés de moins de 40 ans.

Ce vote avait en quelque sorte valeur de test au pour l’aile jeunesse, dont certains membres ont appuyé la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, qui a fait défection en soutenant notamment que le PQ était impossible à réformer. Le Comité national des jeunes a reconnu que ce ne serait pas une tâche facile.

Des militants plus âgés ont pris la parole au micro pour dénoncer ce qu’ils qualifiaient notamment d’âgisme.

«Autant euthanasier toutes les vieilles sacoches», a lancé à un moment un militant très connu, Marc Laviolette.

«Ce n’est pas ce qu’on fait, de l’âgisme», a argué la présidente de l’aile jeunesse, Frédérique Saint-Jean, en faisant valoir que «le profil des membres (du PQ) n’est pas représentatif de la population».

Les propositions ont été battues même si des modifications avaient été apportées. En mêlée de presse, Mme Saint-Jean a confié: «On aurait aimé que ça passe, c’est un vote qu’on a perdu, pas l’entièreté (des votes) de la fin de semaine.»

Le Comité national des jeunes a maintenant l’intention de contacter chacun des présidents des circonscriptions pour s’assurer qu’ils réservent plus de places aux jeunes dans les délégations à former pour le congrès.

Le député de Rimouski, Harold LeBel, conscient du fossé des générations qui se dessinait, a tenté de rallier les troupes.

«On va s’assurer que, dans différentes autres structures, vous soyez majoritaires à ce congrès, c’est de ça dont on a besoin ici.»

Statu quo en vigueur

Le statu quo restera donc en vigueur, c’est-à-dire qu’un délégué sur quatre devra être âgé de 30 ans et moins.

Le PQ est confronté depuis plusieurs années au défi de renouveler ses effectifs et les jeunes péquistes ont, à quelques reprises durant la fin de semaine, voulu prendre plus de place et faire virer le navire péquiste.

Ils ont notamment obtenu la tenue du congrès extraordinaire, ainsi que la possibilité d’y accueillir des observateurs de la société civile qui auront droit de parole, et l’acceptation de propositions émanant de consultations auprès de la population.

«Ce qu’ils ont réussi à faire, on n’a jamais vu ça dans le passé au Parti québécois, a souligné M. LeBel. C’est toute une avancée.»

Néanmoins, les jeunes péquistes admettent que la partie est loin d’être gagnée à ce congrès extraordinaire.

«C’est clair, ce ne sera pas facile, a admis Mme Saint-Jean. Moi, je ne suis pas découragée.»

Tout est censé être sur la table, sauf l’indépendance. Ainsi, le programme, les statuts et règlements pourront être complètement revus, même le nom du parti pourrait changer.

Ainsi, peut-être qu’à l’avenir il ne serait plus nécessaire de tenir de grands congrès, des participants pourront prendre part à des instances à distance et soumettre des idées, les modalités pour choisir le prochain chef pourraient changer, etc.

Un plan d’action a également été adopté samedi. Il propose de recentrer les efforts du parti sur l’indépendance et de définir le projet. Des chantiers seront mis sur pied dès avril, avec des facilitateurs de divers horizons, et la population sera invitée à participer.

Deux colloques sur l’indépendance auront lieu et la proposition principale, en vue du congrès de novembre, sera lancée en septembre.

Politique

Un chef du PQ aussi élu par des non-membres, propose Hivon

TROIS-RIVIÈRES — Le prochain chef du Parti québécois (PQ) devrait être élu non seulement par des membres du parti, mais aussi plus largement par des citoyens qui n’en sont pas membres.

C’est ce qu’a laissé entendre la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon, dimanche, au Conseil national du PQ à Trois-Rivières.

Mme Hivon figure parmi les éventuelles candidates pressenties à la direction du parti, mais elle a déjà fait savoir qu’elle n’était pas encore prête à prendre cette décision.

«Je sais que ça vous passionne, cette question, mais moi je pense que c’est précipité, c’est mettre la charrue devant les boeufs, a-t-elle répété dimanche en mêlée de presse. On veut parler du quoi et du comment avant de parler du qui.»

Mme Hivon a rappelé que les règles du parti permettent déjà d’élargir la base des électeurs pour choisir le chef.

«On va le décider en temps et lieu si on ouvre aux non-membres, a-t-elle déclaré. Personnellement, je trouve qu’on devrait.»

Pour sa part, le chef intérimaire, Pascal Bérubé, a affirmé dans un point de presse dimanche que cela pourrait être discuté au cours du congrès extraordinaire de l’automne prochain.

La course à la direction aura lieu en 2020, selon ce qui a été planifié samedi au Conseil national.

Outre Mme Hivon, un autre député, Sylvain Gaudreault, qui représente Jonquière, est pressenti également pour se lancer éventuellement dans la course.

M. Bérubé a dit qu’il n’a pas d’indication actuellement voulant que d’autres personnes hors de son groupe parlementaire désirent se lancer dans la course.

Toutefois, le plan de transformation entrepris par le PQ, qui culminera dans un congrès extraordinaire en novembre, pourrait inciter d’autres personnalités à plonger, a-t-il laissé entendre.

«Il y a peut-être des gens qui réfléchissent et qui n’en parlent pas. Quand l’exercice sera bien amorcé, des hommes et des femmes auront peut-être envie de porter ces idées et vont peut-être se manifester.»