Politique

La cérémonie en hommage à Lise Payette est reportée en octobre

QUÉBEC — La politique aura marqué la destinée de Lise Payette jusqu'à la toute fin.

En raison de la campagne électorale, la cérémonie prévue en hommage à l'ex-ministre souverainiste a été reportée au mois d'octobre, à une date qui n'est pas encore déterminée, selon les informations obtenues par La Presse canadienne, jeudi.

La famille de Mme Payette, décédée le 6 septembre à l'âge de 87 ans, veut ainsi éviter de tenir cette cérémonie dans le contexte politique particulier associé à une campagne électorale.

Deux semaines après le décès de l'ex-ministre péquiste dans le gouvernement de René Lévesque, journaliste, animatrice et auteure de téléromans, à peu près tout reste encore à faire, a-t-on appris, avant de pouvoir préciser la date, le lieu et la teneur de «l'hommage national» que le Québec veut rendre à celle qui fut une des pionnières du féminisme québécois.

Les proches de Mme Payette et les personnes chargées du protocole au ministère des Relations internationales sont en discussion depuis deux semaines en vue de fixer les contours de la cérémonie, mais peu de décisions ont été prises jusqu'à maintenant.

Il faut dire que cette cérémonie, qui marquera un précédent, revêtira un caractère un peu particulier. Il faut en quelque sorte inventer une formule, Mme Payette ayant indiqué qu'elle ne voulait pas de cérémonie religieuse.

Au lieu des traditionnelles «funérailles nationales», très encadrées et célébrées dans une église, on devra donc préparer un «hommage national» laïc, à la hauteur de la contribution apportée par la disparue à la société québécoise.

À l'hôtel de ville?

Selon les informations obtenues, dans ses dernières volontés, Mme Payette n'a pas exprimé de demandes particulières liées au rite funéraire à privilégier dans son cas.

Dans tous les cas de figure, les décisions reviendront à la famille de la défunte. Le gouvernement propose des scénarios en fonction des désirs exprimés par la famille de la disparue, ses trois enfants et sa petite-fille. En bout de ligne, c'est la famille qui dispose.

Le lieu de rassemblement n'est pas encore choisi, mais la cérémonie devrait se tenir à Montréal. La famille a proposé l'hôtel de ville de Montréal, comme scénario possible, mais aucune décision n'est encore arrêtée.

Aucune date n'est encore envisagée. Un scénario possible: la cérémonie pourrait avoir lieu quelque part à la mi-octobre, soit plus d'un mois après le décès.

On chercherait ainsi à laisser passer la campagne électorale, le scrutin du 1er octobre et la période de transition qui suivra, incluant le Sommet de la Francophonie en Arménie et l'assermentation du futur gouvernement, attendue vers le 15 octobre.

Mais le scénario de la première semaine d'octobre n'a pas encore été écarté non plus.

Cérémonie ouverte au public

On sait par contre que l'urne contenant les restes de la défunte sera exposée lors de la cérémonie officielle avec les dignitaires, qui devrait durer environ une heure.

Elle sera suivie d'une autre cérémonie, sur les lieux mêmes, ouverte au grand public.

La liste des artistes présents et des personnes invitées à témoigner durant la cérémonie n'est pas encore dressée.

Un registre de condoléances sera également mis en ligne.

Politique

Conseil municipal de Toronto: la cour d’appel de l’Ontario donne raison à Doug Ford

TORONTO - Le plus haut tribunal ontarien a suspendu une décision qui avait bouleversé les plans du gouvernement provincial visant à réduire la taille du conseil de ville de Toronto en pleine élection municipale.

La victoire juridique du gouvernement progressiste-conservateur signifie que le personnel de la ville peut immédiatement se concentrer sur la planification d’une élection à 25 conseillers et abandonner le modèle à 47 conseillers que la décision du tribunal inférieur avait imposé.

Cela signifie également que le gouvernement n’aura pas à aller de l’avant avec une nouvelle loi sur la réduction de la taille du conseil municipal, qui invoquait une disposition constitutionnelle connue sous le nom de clause nonobstant pour passer outre la décision du tribunal inférieur.

La province avait soutenu que la suspension était nécessaire pour éliminer l’incertitude entourant le vote du 22 octobre et la Cour d’appel s’est montrée d’accord.

«Il n’est pas dans l’intérêt public de permettre que les élections imminentes se déroulent sur la base d’une décision douteuse qui invalide une législation dûment adoptée par la législature», a écrit le panel de trois juges.

La Cour d’appel a rejeté les arguments des opposants à la suspension selon lesquels la province était responsable du chaos entourant l’élection et ne devrait donc pas obtenir l’aide des tribunaux.

«Nous n’acceptons pas l’affirmation des intimés qui estiment que parce que l’Ontario a exercé son pouvoir législatif pour adopter le projet de loi 5, il n’a pas les ''mains propres'' et ne devrait pas avoir droit à l’aide de cette cour», a ajouté le panel.

Un juge ontarien a déterminé, la semaine dernière, que le projet de loi 5 de la province, qui fait passer le conseil municipal de Toronto de 47 à 25 sièges, viole le droit à la liberté d’expression des candidats et des électeurs.

Le premier ministre Doug Ford a contesté la décision et pris la décision sans précédent d’invoquer la disposition de dérogation en déposant son projet de loi, afin de faire adopter son plan.

Le nouveau projet de loi ne sera soumis à un vote final que jeudi, au plus tôt, et les avocats de la province ont déclaré que les élus ne procéderaient pas au vote si la suspension était accordée.

Rentrée parlementaire sous le signe de l’incertitude à Ottawa

OTTAWA — Les députés fédéraux sont de retour à Ottawa lundi pour la reprise des travaux parlementaires. Les libéraux de Justin Trudeau auront un an pour convaincre les électeurs de les réélire en octobre 2019. Parmi leurs priorités, deux projets de loi. L’un pour la mise en oeuvre la nouvelle mouture du Partenariat transpacifique, un accord de libre-échange conclut avec dix pays de la région du Pacifique, l’autre sur l’équité salariale. Mais des dossiers sur lesquels le gouvernement Trudeau a moins de contrôle risquent de l’accaparer. Les partis d’opposition auront aussi leurs propres chats à fouetter.

ALENA

La renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain n’est toujours pas terminée malgré la date butoir qui ne cesse d’être repoussée. La pression est forte pour qu’une entente soit conclue avant le 1er octobre. C’est le jour où elle doit être présentée au Congrès américain pour qu’elle soit en vigueur avant l’entrée en poste en décembre du nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador. Les États-Unis ont déjà signé un accord avec le Mexique auquel le Canada pourrait se joindre. Le président américain Donald Trump a déjà menacé d’exclure le Canada si les négociateurs canadiens et américains n’arrivent pas à s’entendre. Les Américains veulent des concessions sur la gestion de l’offre au grand dam des producteurs de lait.

Marijuana

La consommation de cannabis sera légale le 17 octobre, soit un mois jour pour jour après la reprise des travaux. Comment cela se passera-t-il ? Les provinces ont adopté des régimes différents pour encadrer la vente de cette drogue. Par exemple, le Québec a choisi d’interdire la culture à domicile, alors que la loi fédérale permet de faire pousser jusqu’à quatre plants. Déjà, on s’attend à des contestations judiciaires. Le cannabis sera vendu par l’entremise de la Société québécoise du cannabis, alors que l’Ontario a récemment choisi de s’en remettre au secteur privé.

Trans Mountain

Plusieurs questions demeurent en suspens depuis que la Cour d’appel fédérale a stoppé le projet d’expansion de l’oléoduc pour une durée indéterminée. Le gouvernement a acheté l’oléoduc déjà existant pour 4,5 milliards $ et s’est engagé à mener à terme le projet d’expansion qui triplerait sa capacité. Trois options s’offrent à lui: interjeter appel devant la Cour suprême, adopter une loi pour affirmer la compétence du gouvernement fédéral en la matière ou refaire ses devoirs comme le recommande la cour. L’augmentation de la circulation de pétroliers près de la côte ouest soulève la controverse en Colombie-Britannique tandis que l’Alberta tient mordicus à ce projet qui permettrait d’exporter davantage de pétrole des sables bitumineux vers l’Asie.

Changements climatiques

Le plan du gouvernement fédéral pour lutter contre les changements climatiques fait face à une vague d’opposition, alors qu’il doit entrer en vigueur dans moins de six mois. La province de l’Ontario s’est récemment retirée du marché du carbone et a joint la contestation judiciaire de la Saskatchewan. Puis, l’Alberta a annoncé qu’elle n’y participerait plus après le jugement de la Cour d’appel fédérale sur l’oléoduc Trans Mountain. Ottawa prévoit imposer dès janvier 2019 une taxe sur le carbone de 10 $ la tonne aux provinces qui refuseront de mettre un prix sur leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette taxe augmentera de 10 $ par année pour atteindre 50 $ la tonne en 2022.

Division chez les conservateurs?

Maxime Bernier arrivera-t-il à recruter suffisamment de membres avec son nouveau parti pour diviser les conservateurs ? Lorsqu’il avait claqué la porte du parti en août, ses anciens collègues l’avaient accusé de vouloir aider Justin Trudeau à obtenir un deuxième mandat. L’ex-premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney l’a également mis en garde contre une division du vote de la droite. Qu’à cela ne tienne, le député de Beauce veut rallier les gens qui en ont assez de la rectitude politique. Son objectif est de présenter 338 candidats du Parti populaire du Canada en 2019.

Les défis du NPD

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh pourra-t-il enfin siéger à la Chambre des communes ? Il se prépare déjà pour l’élection partielle dans Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique, dont la date est toujours inconnue. La fin des travaux parlementaires en juin avait été plutôt difficile pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) après le résultat peu satisfaisant de l’élection partielle dans Chicoutimi-Le Fjord. M. Singh avait alors promis de se retrousser les manches. Il a donc effectué une tournée estivale dans cinq régions du Québec pour mieux se faire connaître et apprendre à mieux connaître les Québécois. La grogne se fait également sentir en Saskatchewan où on lui reproche d’avoir exclu le député Erin Weir.

Retour au Bloc québécois?

L’automne sera-t-il ponctué par la réconciliation des cinq députés de Québec avec ceux du Bloc québécois ? C’est ce qu’espère le chef intérimaire bloquiste, Mario Beaulieu. Le parti a décidé de se lancer dans un projet de refondation dans l’espoir de ramener les cinq députés dans ses rangs. Il a également formé un exécutif composé de représentants des deux clans: ceux qui appuyaient le leadership de Martine Ouellet et ceux qui s’y opposaient. Les canaux de communication sont ouverts entre Québec debout et le Bloc québécois, mais les deux formations attendent le dénouement de l’élection au Québec avant de poser publiquement quelque geste que ce soit.

Politique

Maxime Bernier baptise sa formation Parti populaire du Canada

OTTAWA — Un parti de «populistes intelligents» qui n'a pas peur des «tabous» et rien à faire de la rectitude politique et du clientélisme : voilà le véhicule que souhaite être le Parti populaire du Canada (PPC) dont Maxime Bernier a annoncé la création, vendredi.

Le député indépendant a jeté les bases du parti dont il sera le chef en expliquant avoir arrêté son choix sur ce nom, car il est «temps de remettre le pouvoir entre les mains des gens» et libérer «les citoyens ordinaires» de l'emprise des groupes de pression, cartels et lobbies.

Il veut accueillir sous la tente du PPC une «coalition de gens qui sont désabusés des politiciens qui disent une chose un jour et le contraire le lendemain», des libéraux de l'ère Chrétien et Martin qui sont déçus des déficits et des «gens qui sont plutôt socialistes».

«Ce que je fais, je fais de la politique, peut-être, de populisme intelligent, basée sur des réformes sérieuses, des réformes nécessaires, des politiques publiques sérieuses et bien songées», a argué Maxime Bernier en conférence de presse à Ottawa.

«Donc je n'ai pas de problème à avoir l'étiquette de populiste intelligent», a tranché celui qui aime également celle de «Mad Max».

Parmi les réformes qu'il mettrait en oeuvre figure celle du système d'immigration. Sous un gouvernement Bernier, il y aurait davantage de nouveaux arrivants économiques et moins de réfugiés — et tous ces immigrants devraient «partager nos valeurs», a prévenu le politicien.

«Si un nouveau Canadien pense que les gais n'ont pas de droits au Canada, et qu'on devrait pendre les gais [...], je pense que cette diversité-là n'est pas voulue», a-t-il fait valoir, sans pour autant préciser comment le filtrage s'effectuerait.

À l'époque où il faisait campagne pour se faire élire à la tête du Parti conservateur du Canada (PCC), Maxime Bernier avait raillé la proposition de l'une de ses rivales à la chefferie, Kellie Leitch, d'imposer aux candidats à l'immigration un test des valeurs canadiennes.

Une sélection de valeurs à l'entrée est «une des solutions», a souligné vendredi l'élu de Beauce. «Je ne dis pas que ce serait la solution. Ayons ce débat, et plus tard, j'arriverai avec la solution que je préfère», a-t-il spécifié.

Accepterait-il, comme premier ministre, d'expulser des immigrants qui n'auraient pas appris le français après trois ans passés au Québec, comme le propose le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault?

Le député n'a pas voulu se mouiller. «On verra ça en temps et lieu. Si M. Legault est élu et si je suis premier ministre, on en discutera à ce moment-là», s'est-il contenté d'offrir sans se prononcer sur le principe.

Mais chose certaine, une discussion sur l'immigration est nécessaire, a insisté Maxime Bernier, citant un sondage réalisé en août dernier, lequel montrait que 49 % des Canadiens souhaitent que les cibles d'immigration fédérales soient revues à la baisse.

Et au PPC, le débat se fera, a-t-il tranché. Car le parti «fait de la politique différemment», «n'a pas peur de la mauvaise presse» et on ne craint pas non plus les «tabous», a dit celui qui sera son chef une fois que le conseil d'administration lui donnera son sceau d'approbation.

«Il n'y en a plus de tabous. On dit ce qu'on pense. C'est ce que les gens aiment», a-t-il lancé.

Pas de «vrai gagnant» de la droite

Le député Bernier a claqué avec fracas la porte du Parti conservateur le 23 août dernier. Dans les semaines ayant précédé cette défection, il avait posé des gestes et fait des déclarations publiques qui avaient provoqué l'ire de ses collègues, anciens comme nouveaux.

On lui a reproché d'avoir posé un geste qui pourrait diviser le vote à droite et mener à la réélection de libéraux en 2019. Le Beauceron n'est «pas d'accord» avec l'analyse et compte «prouver dans quelques mois que ce parti est l'alternative réelle» au gouvernement Trudeau.

Son ancien collègue de caucus Gérard Deltell considère pour sa part que la seule «alternative réaliste et sérieuse» est le Parti conservateur d'Andrew Scheer. C'est ce que prouve le fait que les gros canons du conservatisme au Canada se rangent derrière le Saskatchewanais, a-t-il suggéré.

«Quand on regarde la réalité des faits, tous les grands champions conservateurs, les vrais gens de droite, les vrais gagnants de la droite — les Jason Kenney, les Doug Ford, les Stephen Harper — sont toujours avec nous», a-t-il plaidé en entrevue à La Presse canadienne.

L'élu de Louis-Saint-Laurent y est ensuite allé d'une pique à l'endroit de son ancien camarade de banquette. «Il n'y a pas un député qui est parti, mais pas un, là! C'est bien beau vouloir être populaire, encore faut-il avoir du monde avec soi», a-t-il raillé.

Un candidat populaire bientôt

L'heure n'était pas au dévoilement d'appuis, vendredi, mais le porte-parole du député de Beauce, Martin Masse, a cependant assuré qu'un candidat se présenterait sous la bannière du PPC à la première occasion, soit lorsqu'une élection complémentaire sera déclenchée.

Le premier ministre devra déclencher des scrutins partiels prochainement afin de pourvoir des sièges vacants aux Communes. Il est tenu de le faire d'ici le 30 octobre dans la circonscription de Leeds-Grenville-Thousand Islands, en Ontario, à la suite du décès de Gord Brown.

Sur le plan du financement, les choses vont déjà assez rondement: Maxime Bernier s'est félicité vendredi d'avoir amassé une cagnotte de 140 000 $ depuis qu'il a rompu les rangs conservateurs, il y a de cela trois semaines.

Politique

«Parti populaire» pour Maxime Bernier? L'élu annonce bientôt le nom de son parti

OTTAWA — Un nouveau chapitre de l'histoire politique de Mad Max s'écrira vendredi. Trois semaines après avoir claqué la porte du Parti conservateur du Canada (PCC), le Beauceron sera à Ottawa pour dévoiler le nom et le logo de son nouveau parti.

L'équipe de Maxime Bernier a confirmé avoir enregistré le nom de domaine internet «Parti populaire du Canada» («The People's Party of Canada» en anglais), une information qui a initialement été rapportée par le Toronto Star.

Mais il pourrait s'agir d'un subterfuge, puisque d'autres ont aussi été enregistrés, a argué son porte-parole, Martin Masse. «On a fait ça pour brouiller les pistes», a-t-il mentionné en entrevue téléphonique.

Le terme «populaire» est tout de même à l'honneur dans l'offensive de recrutement lancée ces derniers jours via les comptes Twitter et Facebook de l'élu, qui siègera comme indépendant lorsque les travaux parlementaires reprendront, lundi prochain.

Chez Élections Canada, on n'avait reçu aucun document en vue de l'enregistrement du parti, jeudi après-midi. L'élu de Beauce compte mettre fin au suspense en conférence de presse vendredi matin, alors qu'il fera également le point sur ses efforts de financement.

Son porte-parole n'a pas voulu préciser quel était le montant de la cagnotte, se contentant de dire que le cap des 100 000 $ avait été franchi depuis que Maxime Bernier a quitté son parti, le 23 août dernier, l'accusant d'être «trop corrompu intellectuellement et moralement pour être réformé».

Appuis

À défaut d'avoir pu réformer lui-même le PCC, s'étant incliné in extremis devant son rival Andrew Scheer, en mai 2017, il prendra donc les rênes d'une nouvelle formation politique. Sa démarche a déjà piqué la curiosité de certaines personnes, dont celle de deux anciens députés conservateurs.

L'ex-député québécois Luc Harvey, qui a représenté la circonscription de Louis-Hébert de 2006 à 2008, a confié lundi au quotidien Le Devoir que ce serait «avec le plus grand plaisir» qu'il «porterai(t) la bannière de Maxime».

Un autre ancien élu du PCC, le Britanno-Colombien Gurmant Grewal, a déclaré à La Presse canadienne qu'il soutenait le projet, tout comme Marc Emery, militant pour la légalisation du cannabis, et Michael Wekerle, banquier et ex-vedette de l'émission «Dragon's Den».

Critiques

La défection de Maxime Bernier a toutefois été vertement critiquée par plusieurs de ses collègues, nouveaux et anciens. On lui a notamment reproché d'avoir posé un geste qui pourrait diviser le vote à droite et mener à la réélection des libéraux de Justin Trudeau en 2019.

On l'a aussi accusé d'avoir agi en mauvais perdant et d'avoir manqué de loyauté à l'endroit du chef, Andrew Scheer, lequel a coiffé le Beauceron au poteau après 13 tours de scrutin, il y a maintenant un peu plus d'un an.

Politique

Le ministre Dominic LeBlanc s'est trouvé en situation de conflit d'intérêts

OTTAWA — Le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique du Canada conclut que le ministre Dominic LeBlanc se trouvait en situation de conflit d'intérêts lorsqu'il a approuvé un permis de pêche à une entreprise qui employait un membre de sa famille.

Le gouvernement libéral a annulé le permis de pêche et relancé le processus d'octroi, sans en préciser le motif.

Un permis pour la pêche à la mactre de Stimpson avait été accordé à l'entreprise Five Nations Clam. M. LeBlanc était alors ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, jusqu'à un remaniement au cours de l'été; il est maintenant ministre des Affaires intergouvernementales et du Nord, et ministre du Commerce intérieur.

Or, Gilles Thériault, cousin germain de l'épouse de M. LeBlanc, «aurait pu profiter financièrement» de l'octroi du permis, conclut le commissaire à l'éthique, puisqu'il «aurait été le directeur général de l'entreprise si le processus d'octroi du permis s'était poursuivi».

«Agissant à titre de ministre, M. LeBlanc exerçait un pouvoir officiel lorsqu'il a pris la décision de passer aux étapes suivantes dans l'octroi du permis à la Five Nations Clam Company, précise Mario Dion. Cette décision lui fournissait la possibilité de favoriser l'intérêt personnel de M. Thériault.»

Selon la Loi sur les conflits d'intérêts, un titulaire de charge publique se trouve en situation de conflit d'intérêts «lorsqu'il exerce un pouvoir officiel ou une fonction officielle qui lui fournit la possibilité de favoriser son intérêt personnel ou celui d'un parent ou d'un ami ou de favoriser de façon irrégulière celui de toute autre personne».

Le commissaire a déterminé que M. LeBlanc avait contrevenu au paragraphe «qui interdit aux titulaires de charge publique de prendre une décision qui les placerait en situation de conflit d'intérêts», et à l'article «qui exige qu'ils se récusent concernant une discussion, une décision, un débat ou un vote à l'égard de toute question qui pourrait les placer en situation de conflit d'intérêts».

Politique

Brian Mulroney invite Maxime Bernier à réfléchir avant de diviser la droite

OTTAWA — La division du vote conservateur a donné 13 ans de pouvoir aux libéraux de Jean Chrétien et de Paul Martin après la formation du Parti réformiste de Preston Manning, a rappelé l'ex-premier ministre Brian Mulroney, mardi.

«Toute division à l'intérieur d'une formation politique est nuisible quant au résultat ultime et Maxime (Bernier) aura à réfléchir sur tout ça», a-t-il dit en marge d'une conférence sur sa carrière à Bibliothèque et archives Canada.

Lire aussi: Un dragon et un militant du cannabis parmi les appuis à Maxime Bernier

Maxime Bernier affirme avoir recueilli plus de 90 000 $ pour son nouveau parti

M. Mulroney, qui a siégé avec le père de Maxime Bernier, Gilles Bernier, pendant neuf ans, a souligné qu'il n'avait pas été consulté pour le projet de parti politique qu'entend fonder le député de Beauce.

Maxime Bernier a claqué la porte du Parti conservateur le mois dernier en affirmant que le parti était «trop corrompu intellectuellement et moralement pour être réformé». Il avait passé la plus grande partie de l'année dernière à confronter le chef conservateur Andrew Scheer sur sa politique en matière de gestion de l'offre.

Maxime Bernier siège désormais comme indépendant. Il a entamé des démarches auprès d'Élections Canada pour lancer sa nouvelle formation politique et compte en dévoiler le nom et le logo vendredi.

Ses appuis se précisent

Un dragon, un militant de la marijuana et un ancien député conservateur qui a soutenu la campagne à la direction du député franc-tireur Maxime Bernier apportent maintenant leur secours à la création de son parti.

Bien qu'il ait soutenu avoir plusieurs personnalités importantes derrière lui, personne ne s'est manifesté publiquement jusqu'à présent.

Michael Wekerle, banquier d'affaires et ex-vedette de l'émission «Dragon's Den», Marc Emery, militant pour la légalisation du cannabis — déjà mis à l'amende pour trafic —, et l'ancien député fédéral conservateur Gurmant Grewal, de la Colombie-Britannique, ont tous déclaré à La Presse canadienne qu'ils soutenaient le projet de parti de Maxime Bernier.

Aussi, Luc Harvey, député conservateur de la circonscription de Louis-Hébert au Québec de 2006 à 2008, a affirmé récemment au journal «Le Devoir» qu'il «porterait avec le plus grand plaisir la bannière de Maxime (Bernier)» si l'occasion se présentait.

M. Wekerle a dit être impressionné par Maxime Bernier parce qu'il est «très fidèle à sa parole».

«Ce qu'il dit, c'est ce qu'il fait, c'est ce qu'il croit. C'est un homme politique, mais il ne marche pas en dehors de ses principes fondamentaux et pour moi, j'ai trouvé cela très impressionnant», a affirmé M. Wekerle. Il a dit croire que Maxime Bernier a «les intérêts supérieurs canadiens à c¡ur» et l'a également qualifié de «très canadien».

Élections fédérales de 2019

Maxime Bernier dit qu'il a recueilli plus de 90 000 $ en moins de deux semaines pour soutenir son nouveau parti. Il espère avoir les signatures et autres documents requis pour inscrire le nouveau parti à Élections Canada plus tard cet automne, en vue de se préparer pour les élections fédérales de 2019.

M. Wekerle a réitéré que Maxime Bernier ne déroge pas de ses principes et a laissé entendre que cela était inhabituel en politique.

«Ses politiques ne changent pas. Il ne va pas avec le vent. Il dit ce qu'il ressent et je ne suis peut-être pas d'accord avec toutes ses politiques, mais au moins il a été cohérent», a-t-il ajouté.

Pour sa part, M. Grewal, député conservateur entre 1997 et 2006, a déclaré que le Parti conservateur fédéral avait «perdu le contact» avec les membres de la base et qu'il était dirigé par des «enfants inexpérimentés».

«Ils sont devenus arrogants, la direction est devenue arrogante», a-t-il soutenu.

Maxime Bernier, a affirmé M. Grewal, est un membre de la base avec de bonnes qualités de leadership et de vision.

Il a dit que si Maxime Bernier lui demande de se présenter comme candidat, il le fera.

«Ce sera une décision prise plus tard», a-t-il indiqué, ajoutant que pour le moment, son énergie est concentrée sur la mobilisation des membres pour soutenir Maxime Bernier.

Politique

Un dragon et un militant du cannabis parmi les appuis à Maxime Bernier

OTTAWA - Un dragon, un militant de la marijuana et un ancien député conservateur qui a soutenu la campagne à la direction du député franc-tireur Maxime Bernier apportent maintenant leur secours à la création de son nouveau parti politique.

Maxime Bernier, qui a passé la plus grande partie de l’année dernière à confronter le chef conservateur Andrew Scheer sur la politique du parti en matière de gestion de l’offre, a annoncé le mois dernier qu’il quittait les conservateurs pour créer son propre parti.

Bien qu’il ait soutenu avoir plusieurs personnalités importantes derrière lui, personne ne s’est manifesté publiquement jusqu’à présent.

Michael Wekerle, banquier d’affaires et ex-vedette de l’émission «Dragon’s Den», Marc Emery, militant pour la légalisation du cannabis - déjà mis à l’amende pour trafic -, et l’ancien député fédéral conservateur de la Colombie-Britannique, Gurmant Grewal, ont tous déclaré à La Presse canadienne qu’ils soutenaient le projet de parti de Maxime Bernier.

Aussi, Luc Harvey, député conservateur de la circonscription de Louis-Hébert au Québec de 2006 à 2008, a affirmé récemment au journal «Le Devoir» qu’il «porterait avec le plus grand plaisir la bannière de Maxime (Bernier)» si l’occasion se présentait.

M. Wekerle a dit être impressionné par Maxime Bernier parce qu’il est «très fidèle à sa parole».

«Ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait, c’est ce qu’il croit. C’est un homme politique, mais il ne marche pas en dehors de ses principes fondamentaux et pour moi, j’ai trouvé cela très impressionnant», a affirmé M. Wekerle. Il a dit croire que Maxime Bernier a «les intérêts supérieurs canadiens à coeur» et l’a également qualifié de «très Canadien».

Maxime Bernier dit qu’il a recueilli plus de 90 000 $ en moins de deux semaines pour soutenir son nouveau parti et a l’intention d’annoncer le nouveau nom et le nouveau logo plus tard cette semaine. Il espère avoir les signatures et autres documents requis pour inscrire le nouveau parti à Élections Canada plus tard cet automne, en vue de se préparer pour les élections fédérales de 2019.

M. Wekerle a réitéré que Maxime Bernier ne déroge pas de ses principes et a laissé entendre que cela était inhabituel en politique.

«Ses politiques ne changent pas. Il ne va pas avec le vent. Il dit ce qu’il ressent et je ne suis peut-être pas d’accord avec toutes ses politiques, mais au moins il a été cohérent», a-t-il ajouté.

Pour sa part, M. Grewal, député conservateur entre 1997 et 2006, a déclaré que le Parti conservateur fédéral avait «perdu le contact» avec les membres de la base et qu’il était dirigé par des «enfants inexpérimentés».

«Ils sont devenus arrogants, la direction est devenue arrogante», a-t-il soutenu.

Maxime Bernier, a affirmé M. Grewal, est un membre de la base avec de bonnes qualités de leadership et de vision.

Il a dit que si Maxime Bernier lui demande de se présenter comme candidat, il le fera.

«Ce sera une décision prise plus tard», a-t-il indiqué, ajoutant que pour le moment, son énergie est concentrée sur la mobilisation des membres pour soutenir Maxime Bernier.

Actualités

Richard Martel prend du gallon

Moins de quatre mois après avoir remporté la partielle dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel prend du gallon au sein du Parti conservateur du Canada (PCC). Le député vient d’être nommé ministre associé responsable de la Défense nationale au sein du cabinet fantôme.

Le chef Andrew Scheer a procédé à un remaniement de son cabinet fantôme, vendredi, et Richard Martel est l’un des gagnants de cette opération. Il partagera les tâches avec son collègue James Bezan, député au Manitoba qui occupait le poste seul avant la nomination de vendredi.

Actualités

Andrée Laforest: une école pour les entrepreneurs

La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Chicoutimi, Andrée Laforest, y va d’un premier engagement de campagne. Elle propose la création d’une école d’entrepreneuriat à Saguenay sur le modèle de celle créée en Beauce par Marc Dutil, si elle devient députée le 1er octobre prochain.

Lors d’un point de presse, Mme Laforest a déclaré que beaucoup de jeunes de 18 à 34 ans de la région sont attirés par l’idée de créer leur propre entreprise, mais qu’ils se butent souvent à toutes sortes de difficultés lorsqu’ils décident d’aller de l’avant. Selon elle, plusieurs jeunes entrepreneurs lâchent prise un an après la création de leur entreprise parce qu’ils ont des carences dans la gestion des ressources financières, des ressources humaines et autres.