Le chef de la police de Saguenay, Denis Boucher.

Police de Saguenay : le chef Boucher sur la sellette

Le chef de la police de Saguenay, Denis Boucher, a été mis sur la sellette à la suite de révélations concernant la nomination de l'une de ses proches à un poste-cadre de l'état-major. Le maire Jean Tremblay demande à ce que toute la lumière soit faite et annonce qu'il sévira si la situation l'impose.
Les informations ont été dévoilées dans une lettre anonyme envoyée au Quotidien, vendredi matin.
L'auteur affirme que la conjointe actuelle du chef Boucher (depuis mars 2016) a été nommée à un poste de cadre responsable du service 911 en 2014 et qu'elle a reçu par le fait même un traitement salarial annuel avoisinant les six chiffres. On ajoute que le poste a été créé spécialement pour cette ancienne répartitrice du 911 sans l'autorisation de la Commission de la sécurité publique de Saguenay, de l'administration municipale ou du maire de Saguenay, Jean Tremblay.
Il est aussi écrit que la nomination partisane a contribué à la dégradation de l'atmosphère au sein du service de police et a alimenté la suspicion qui se maintient dans l'édifice de la rue Davis à Jonquière.
« Le poste de cadre responsable du 911 a été ouvert en novembre 2014. À notre connaissance, M. Boucher et la dame n'étaient pas ensemble à ce moment. Le poste a été créé à la suite d'une recommandation d'un consultant externe dans le cadre de la réorganisation du service policier », précise Jeannot Allard, du service des communications de Saguenay.
« Un comité de sélection a été mis en place pour la nomination de la personne qui pourrait occuper ce poste. M. Boucher en a fait partie, mais il n'était pas seul à décider de l'embauche. Ce sont les membres de l'exécutif qui ont confirmé l'embauche », d'ajouter M. Allard.