Richard Hébert

Pointe Langevin: Hébert refuse de s’immiscer

Le député fédéral de Lac-Saint-Jean et ancien maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, refuse de s’immiscer dans le dossier de la pointe Langevin, dans le secteur Vauvert, car il estime qu’il ne s’agit pas d’une compétence fédérale.

C’est ce qu’a confirmé son attaché politique, Gabriel Cyr, joint par téléphone mercredi. « Le gouvernement fédéral n’avait pas la compétence légale pour intervenir dans ce dossier complexe. Ainsi, l’aménagement des berges relève décidément des municipalités et, par extension, des gouvernements provinciaux », a-t-il indiqué.

Richard Hébert n’a pu être joint directement, puisque ce dernier se trouvait sur un bateau de la Côte-Nord, sans aucun accès au réseau.

Toujours selon Gabriel Cyr, le député se dit toutefois ouvert à l’idée de rencontrer les citoyens pour les guider vers la bonne marche à suivre.

Plus tôt en journée, la Ligue des propriétaires de Vauvert avait réclamé l’intervention du gouvernement fédéral afin de trouver une solution au problème d’érosion de la pointe Langevin. Ils avaient logé la même demande le 1er août auprès de Philippe Couillard. Les propriétaires estiment que Rio Tinto est responsable de l’érosion, en tant que gestionnaire du lac Saint-Jean. L’entreprise rétorque que c’est plutôt la Petite rivière Péribonka, un cours d’eau qu’elle ne gère pas, qui est la source du problème.

Quant au premier ministre Couillard, la réponse a été plus positive. « Je comprends les inquiétudes des citoyens puisque l’érosion semble s’accélérer. Je leur ai assuré que nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour trouver la meilleure solution à moyen terme, en collaboration avec la municipalité de Dolbeau-Mistassini, et que nous réunirons toutes les parties prenantes autour d’une table de discussion. Nos équipes sont présentement en action ; des rencontres de travail ont d’ailleurs déjà eu lieu », a-t-il indiqué au Quotidien par courriel mercredi.

Mardi après-midi, un comité d’urgence formé des représentants de Dolbeau-Mistassini, du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, de Rio Tinto ainsi que de l’attaché politique de M. Couillard a d’ailleurs eu lieu, sans que ces derniers soient en mesure d’emmener une solution viable. Seuls les riverains auraient proposé une méthode alternative, mais l’intervention en question nécessitait l’expertise d’ingénieurs, ce qui la rend impossible avant un minimum d’un an.

« Personne n’a de solution, mais personne ne veut prendre la responsabilité du problème », déplore le président de la ligue, Daniel Murray.

L’état de la pointe Langevin demeure stable pour le moment, mais il leur importe d’agir avant la venue de novembre de peur de créer davantage de dommages.

Rappelons que Murray reproche à Rio Tinto de répéter à qui veut l’entendre que la compagnie souhaite collaborer avec les riverains, sans proposer aucune solution. Avec Anne-Marie Gravel et Pascal Girard