La problématique de l’érosion de la pointe Langevin du secteur de Vauvert de Dolbeau-Mistassini est à l’origine de la baisse du rôle d’évaluation de certaines propriétés du secteur.

Pointe Langevin: cinq résidences perdent de la valeur

En plus de devoir vivre avec une problématique d’érosion, des résidants de la pointe Langevin du secteur Vauvert de Dolbeau-Mistassini se retrouvent face à un autre casse-tête. La valeur de certaines propriétés situées à l’extrémité de la pointe sera considérablement touchée dans le prochain rôle d’évaluation effectif à compter du 1er janvier 2019. Un facteur spécial de dépréciation est accolé à cinq propriétés.

À la demande de la Ville, le prochain rôle d’évaluation prend en compte la situation actuelle de ce secteur de Vauvert. Les évaluateurs ont ainsi pris connaissance du rapport de la firme WSP.

Un facteur spécial de dépréciation s’ajoute à l’ensemble de l’unité de voisinage qui comprend quinze résidences. Celles qui se retrouvent dans le périmètre de sécurité font face à une chute de leur valeur. Ainsi, la propriété maintenant située à l’extrémité de la pointe Langevin, la première ayant été acquise par Rio Tinto et par la suite détruite pour des études, a subi une dépréciation totale. Une valeur d’environ 1000$ lui a été attribuée. Toutefois, sa définition de résidence secondaire ne la rend pas admissible au programme d’aide financière du gouvernement.

Un facteur de dépréciation graduelle s’ajoutent aux quatre résidences suivantes. Les propriétaires de la deuxième résidence de la pointe se retrouvent avec une baisse de 30% alors que d’autres voisins font face à une baisse de 15%.

Enfin, l’équivalent d’un gel de l’évaluation s’applique à la dizaine de résidences qui composent le reste de l’unité de voisinage.

Rencontré sur place, un citoyen a fait part de son inquiétude quant à la possibilité de revente des maisons situées dans une portion moins risquée de la pointe.

Périmètre agrandi

Le décrochement de terrain survenu la dernière semaine se trouvait au cœur du périmètre de sécurité. En février prochain, celui-ci sera agrandi de 20 mètres. Les terrains des propriétés se retrouveront en partie ou complètement dans le nouveau périmètre.

La ville à l’écoute

Le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier, assure être en mode solution. « Nous avons posé des questions pour le rôle d’évaluation qui touche l’ensemble des citoyens de Dolbeau-Mistassini, dont ceux de la pointe Langevin. Les citoyens touchés peuvent contester leur rôle, il s’agit d’une procédure qui existe », explique-t-il.

Il témoigne avoir participé à de nombreuses rencontres notamment avec les citoyens de Vauvert, les responsables de Rio Tinto et avec le ministère de la Sécurité publique. « On recherche des solutions autant avec Rio Tinto qu’auprès du gouvernement », a affirmé celui qui est d’avis qu’il ne s’agit pas d’un dossier simple.

L’aide politique devra se faire attendre à la suite de la démission du député de Roberval, Philippe Couillard. De son côté, le député libéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, a répondu, en août dernier, que le dossier n’était pas de compétence fédérale.