Le conseiller municipal Kevin Armstrong est le président de la commission de la Sécurité publique de Saguenay.

Plusieurs services municipaux touchés par le G7

(Mélyssa Gagnon) – L’impact du sommet du G7 sur les finances de la capitale régionale ne se fera pas uniquement sentir à la Sécurité publique de Saguenay (SPS). Plusieurs services de la Ville subiront des répercussions budgétaires en lien avec la tenue de l’événement, lequel aura lieu en juin dans Charlevoix.

C’est du moins ce qu’a précisé le conseiller municipal Kevin Armstrong, qui porte aussi le chapeau de président de la commission de la Sécurité publique. En entrevue téléphonique, il a rappelé que le passage des dignitaires à Bagotville, alors qu’ils transiteront vers La Malbaie, influera sur les travaux publics et le service des communications, entre autres.

« On a demandé à tous nos services de faire l’évaluation des coûts directs et indirects. Si on pense aux travaux publics, par exemple, le fait qu’il y aura des dignitaires en convoi aura un impact sur la planification des travaux routiers. Pour le service des communications, il faudra prévoir la transmission d’informations aux citoyens pour les tenir informés. Même la collecte des déchets pourrait être touchée », a illustré Kevin Armstrong, qui parle de mesures de sécurité importantes.

Des frais afférents comme ceux liés aux assurances, notamment, devront être pris en compte, ce qui rend présentement difficile la tâche de statuer sur un chiffre précis en ce qui a trait aux coûts réels. Si le chiffre de 2 millions $ a été avancé, Kevin Armstrong rappelle que le montant final pourrait s’avérer bien différent.

Une chose est sûre, les citoyens de Saguenay ne paieront pas la note. Kevin Armstrong signale que des échanges ont eu lieu avec le ministre de la Sécurité publique du Québec et des fonctionnaires du Ministère pour obtenir leur entière collaboration. Le président de la commission affirme qu’il a reçu l’assurance que le MSPQ agira comme courroie de transmission, du palier municipal jusqu’au fédéral. Au final, c’est Ottawa qui remboursera les coûts encourus à Saguenay, tout comme ceux qui découleront des opérations particulières déployées par la Sûreté du Québec en marge du sommet. La députée de Jonquière aux Communes, Karine Trudel, joue aussi le rôle de chien de garde dans ce dossier, a fait valoir Kevin Armstrong.

Hausse de taxes

Le conseiller municipal assure qu’il n’est pas question que Saguenay hausse le taux de taxes foncières pour payer une partie de la facture du G7, comme l’a avancé son collègue président du comité des finances, Michel Potvin, mardi.

« Ce n’est pas à notre population de payer pour des questions de sécurité nationale », a-t-il tranché. 

Kevin Armstrong précise du même souffle que les policiers de la SPS sont heureux d’être mis à profit pour assurer la sécurité des dignitaires qui prendront part au sommet regroupant les leaders des puissances mondiales. Il ajoute que le fait que la Ville ait reçu les confirmations sur le tard a forcé les parties impliquées à enclencher la deuxième vitesse pour le déploiement du plan d’action saguenéen, une opération toujours en cours et nécessitant un haut degré de planification. 


« Ce n’est pas à notre population de payer pour des questions de sécurité nationale. »
Michel Potvin

604,5 M$ pour l’année

(Jonathan Hudon) – Le Bureau de gestion des sommets, d’Affaires mondiales Canada, tient à apporter certaines rectifications en matière du budget lié à l’organisation du Sommet du G7 prévu dans Charlevoix les 8 et 9 juin prochains.

Le directeur adjoint des relations médias, Jean-Sébastien Roy, a précisé que les montants de la présidence 2018, présentés dans le budget fédéral le 27 février dernier, s’élevaient à 604,5 M$. Il s’agirait donc d’une somme moins importante que le milliard annoncé. M. Roy a également fait savoir que les 604,5 M$ s’échelonnaient durant toute l’année, et non sur l’unique durée du G7.

« Ce montant reflète les dépenses prévues pour tous les ministères fédéraux, y compris la sécurité, a souligné M. Roy. Le montant ne sert pas uniquement à financer le sommet du G7. Plusieurs rencontres internationales de haut niveau ont lieu, que ce soit les rencontres ministérielles, les rencontres de directeurs politiques qui ont lieu un peu partout au pays, etc. »

Appelé à confirmer si 75 pour cent du budget prévu pour le G7 était consacré à la sécurité, Jean-Sébastien Roy ne pouvait confirmer l’information puisqu’il n’avait pas les chiffres exacts en sa possession.