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École primaire Hébert à Saint-Félicien.
École primaire Hébert à Saint-Félicien.

Plusieurs enseignants de la région en grève le 14 avril

Guillaume Pétrin
Guillaume Pétrin
Le Quotidien
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Les quelque 800 enseignants du Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets (CSSPB) tomberont en grève le 14 avril, entre 7h30 et 9h30, tout comme ceux du CSS De La Jonquière.

« Notre but est évidemment de faire avancer les négociations, car en ce moment, ça piétine à la table et ça fait plus d’un an que nos conventions sont venues à échéance », a mentionné la présidente du Syndicat de l’enseignement de Louis-Hémon (SELH), France Lapierre.

La présidente affirme avoir obtenu l’appui de 80 % de tous les membres du SELH, qui représente les enseignants de niveau primaire, secondaire et en formation professionnelle.

Même si cette grève durera à peine deux heures, elle espère que le message sera entendu. « On ne veut pas perturber les services aux élèves, mais on veut tout de même envoyer un message clair aux administrations concernées ainsi qu’au gouvernement. »

Par ailleurs, elle souligne que cet avis de grève est contesté par les autorités gouvernementales et que la cause se retrouve actuellement devant les tribunaux.

Revendications

Parmi les principales demandes faites au gouvernement, il y a celle concernant la rémunération du personnel enseignant. « Si on compare le salaire des enseignants québécois à celui du reste du Canada, on est les plus bas salariés. C’est aussi pour être attractif, car présentement, nous n’avons pas de relève et on se retrouve en pénurie d’enseignants. »

Le syndicat demande également un allègement de la tâche et des changements de ratio pour les classes qui ont des élèves avec des difficultés d’apprentissage.

Polyvalente des Quatre-Vents à Saint-Félicien.

« On demandait des baisses de ratio, mais on s’est heurté à une fermeture complète du gouvernement. On voulait que les classes avec des élèves en difficulté d’apprentissage ou aux prises avec des problèmes de comportement soient réduites en nombre. »

De meilleures conditions pour éviter la précarité d’emploi chez les enseignants font aussi partie des revendications.

Pour ce qui est du moral des troupes, elle explique que certains sont découragés par la présente situation.

« Je pense que les enseignants sont déçus de voir que le gouvernement ne répond pas à leurs demandes. On a beaucoup de départs à la retraite et il y en a même qui précipitent leur départ. »

Malgré tout, elle concède que les relations de travail avec le CSSPB sont bonnes, même si les négociations avec le gouvernement sont être au neutre.

De son côté, l’administration du CSS du Pays-Des-Bleuets n’a pas voulu commenter le dossier pour l’instant.