Comme tous les amateurs de boxe, Stéphane Ouellet s'intéresse beaucoup au combat de samedi. Il ne sait pas encore s'il aura l'occasion de le suivre petit écran, mais il ne cache pas avoir hâte de connaître le résultat.

Plus gros qu'un Ouellet-Hilton

Sans crainte de se tromper, il est permis d'avancer que le combat de samedi entre Jean Pascal et Lucian Bute suscite un intérêt que le Québec n'a pas connu pour un duel entre deux de ses pugilistes depuis la trilogie Stéphane Ouellet/Davey Hilton. L'ancien boxeur de Jonquière estime que l'événement qui sera présenté dans deux jours est encore plus gros que les combats qu'il a disputés en 1998, 1999 et 2000.
«Le combat de samedi a des répercussions plus grandes que mes trois combats contre Hilton, avance Stéphane Ouellet. Le réseau HBO est là-dedans, on parle d'une bourse de 3 millions $ pour chaque boxeur. Dans notre cas, l'intérêt se résumait au Québec. Peut-être un peu au Canada. Nous n'étions pas rendus au même point. Dans le cas de Bute et Pascal, on parle d'un combat de niveau mondial.»
Comme tous les amateurs de boxe, Stéphane Ouellet s'intéresse beaucoup au combat de samedi. Il ne sait pas encore s'il aura l'occasion de le suivre petit écran, mais il ne cache pas avoir hâte de connaître le résultat.
Une prédiction? L'ancien pugiliste de Jonquière évite de s'avancer jusque là. Il croit tout simplement que le boxeur qui sera dans le meilleur jour quittera le ring en vainqueur.
«C'est un combat qui m'intéresse beaucoup, assure Stéphane Ouellet. Je suis beaucoup plus intéressé par le résultat que par tout ce qui l'entoure.
«Ce sont deux bons boxeurs, deux bons athlètes. Ils ont un talent hors du commun. J'ai l'impression que le boxeur qui se sentira le mieux samedi soir sera le gagnant. Ils ont vraiment tous les deux des atouts et il est difficile de prédire le gagnant. Les deux boxeurs se ressemblent un peu. Ils possèdent tous les deux une très bonne technique. Ils ne sont pas considérés comme des cogneurs, mais plutôt comme des techniciens avec une bonne force de frappe et un bon menton. Nous aurons droit à une belle confrontation.»
S'il ne peut prédire le gagnant, Stéphane Ouellet sait ce que Jean Pascal et Lucian Bute vivent à l'approche du combat. Il a lui aussi connu les conférences de presse, les entraînements publics, les émissions de télévision, les déclarations controversées et les prédictions qui entourent les grands combats
«La préparation n'est pas différente, avance Stéphane Ouellet. Ça demeure un défi sportif. Il est évident que plus tu avances dans la boxe et plus tu attires l'attention. Quand tu vis de gros événements comme ça, c'est comme un point tournant. Tu sens que c'est exceptionnel, que tu vis quelque chose de spécial. C'est «tripant» et tu es fier d'y participer. Dans notre cas, on le vivait à 100 pour cent. Je sens que c'est un peu la même chose pour eux. Il n'y a jamais eu de combat de cette ampleur et les gars sont en train de le vivre au maximum.
«Ce n'est pas évident de faire abstraction de tout ce qui entoure un gros combat. Chaque boxeur est différent. On entend tellement de choses autour d'un gros combat. Pour un gars comme Jean Pascal, qui a une confiance inébranlable, tout ce qui autour ne dérange pas. Pour moi, c'était plus difficile. Le boxeur doit arriver à placer une barrière. Les entraîneurs le savent et ils placent le boxeur dans les meilleures conditions possible. Il y a tellement de facteurs autour d'un gros combat que le travail des entraîneurs est probablement un peu plus important.»
Quel souvenir conserve-t-il de ses trois combats contre Hilton?
«Le dernier (sa seule victoire) reste un très beau souvenir, répond Stéphane Ouellet. Il efface tout le reste».