Valérie Pageau, conseillère pédagogique aux services éducatifs jeune, et Johanne Allard, directrice générale par intérim de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, travaillent pour que les écoles répondent aux besoins de tous les élèves.

Plus de temps pour les élèves doués

La priorité de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) dans les prochaines années sera d’adapter ses services aux besoins de tous les élèves, tant les surdoués que les élèves avec des problématiques particulières.

La CSRS s’est livrée à un examen de ses pratiques le printemps dernier, dans le cadre de son Plan d’engagement vers la réussite (PEVR). Ce plan, un document qui nomme les 14 défis que la CSRS devra relever, permet de définir les orientations de la commission scolaire pour les cinq prochaines années.

Certains constats se dégagent parmi les résultats de la consultation du PEVR. On note, de prime abord, le besoin d’adapter l’éducation aux besoins de tous les élèves, tant ceux en difficulté que les surdoués. « Beaucoup de temps est accordé aux élèves en difficulté, mais très peu aux élèves qui apprennent vite », résume l’un des répondants. « Le cheminement avant d’avoir un diagnostic et des mesures pour soutenir l’élève est très long », ajoute un autre.

« Les élèves qui ont un problème identifié, les parents sont satisfaits. On leur donne des services, ils se sentent écoutés. Les autres, les élèves doués, les élèves à risques, ceux qui parlent un peu moins, il faut être capable, en tant qu’école, de répondre à ces besoins-là aussi et d’ajuster notre enseignement et nos pratiques », fait valoir Valérie Pageau, conseillère pédagogique aux services éducatifs jeune, qui pilote le projet devant favoriser la réussite et le développement du potentiel de tous les élèves.

États des écoles
Le taux de satisfaction quant à la qualité des bâtiments à aussi surpris la direction de la CSRS, et a démontré la distance entre les normes du gouvernement et les attentes du public. « Au Saguenay, selon les normes du ministère, nos bâtiments sont en très, très bon état », indique Johanne Allard, la nouvelle directrice générale par intérim de la CSRS. Ces normes évaluent, entre autres, la sécurité, l’hygiène, l’état des toitures et des fenêtres des écoles.

« Pour ces critères, on est vraiment parmi les meilleurs au Québec. Ce qu’on a compris, c’est que les répondants veulent un milieu de vie accueillant, calmant... » La population est de plus en plus au courant de ce qui se passe sur la planète et est devenue plus exigeante envers les établissements scolaires pour que les enfants aient la meilleure éducation possible.

Impliquer les écoles
Le portrait de la CSRS a été remis aux écoles pour qu’elles se l’approprient et tentent de définir les priorités de la CSRS dans les prochaines années. Avec ces 14 défis en mains, la CSRS établira ses priorités, qui se retrouveront dans la version finale du Plan d’engagement vers la réussite. Ce plan sera adopté en décembre.

« Il y a une belle transparence dans le processus. L’objectif de ça, c’est que les gens se sentent concernés », explique Johanne Allard. Elle entend faire le suivi avec les différents intervenants qui ont répondu au questionnaire pour qu’ils n’aient pas l’impression d’avoir donné de leur temps en vain. « Notre objectif final, c’est la réussite de l’élève, c’est de rassembler notre monde », ajoute Valérie Pageau.

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UNE MÉDIATISATION QUI A DÉRANGÉ LE PERSONNEL

Les problèmes de gouvernance de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, qui défraient la manchette depuis plusieurs mois, ont affecté le moral du personnel et celui des parents d’élèves. 

Le congédiement de Chantale Cyr et les procédures judiciaires qui ont lieu présentement ont créé une image négative de la CSRS dans l’œil du public. Plusieurs commentaires du personnel et des parents ont été formulés à ce sujet dans la consultation tenue le printemps dernier par la CSRS, qui espère tourner la page.

« Tout ce qui s’est passé dans les deux dernières années a été plus difficile. La couverture médiatique ne nous a pas aidés. Les parents ont été affectés de ça. Ils sont généralement très contents des services qu’ils reçoivent dans les écoles. Ils étaient déçus de voir la médiatisation de ça. Dans les écoles, on ne sentait pas que les services n’étaient pas adéquats », raconte la nouvelle DG par intérim de la CSRS, Johanne Allard.

« On a besoin d’acolytes, présentement. On a besoin de la population. Ayez confiance en nous. On est conscient des défis et on est là pour la réussite des élèves », ajoute Valérie Pageau, conseillère pédagogique aux services éducatifs jeune.

La CSRS espère pouvoir mettre davantage de l’avant ses différents projets éducatifs dans les prochains mois.