Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

Plus de signalements retenus en 2020-2021 à la DPJ

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Sur les quelque 5500 signalements reçus en 2020-2021, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a retenu plus de 1841 dossiers. Ce qui représente 148 enfants de plus que l’année précédente.

Plusieurs facteurs expliquent ce taux de rétention qui a fait un bond de 5%. Mais la fermeture des écoles pendant 7 semaines dans la région, au début de la pandémie, a joué un rôle dans la détérioration de certains cas. Le nombre de signalements pendant cette période a chuté de moitié, pour malheureusement ressurgir quelques semaines plus tard.

Caroline Gaudreault, directrice de la DPJ Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Sur 7 semaines, on est passé de 978 à 546 signalements. C’est marquant comme écart. Mais à la réouverture des classes, le nombre de signalements a été exponentiel », précise la directrice de la protection de la jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Caroline Gaudreault.

En retardant certains signalements, les problématiques se sont accentuées. C’est pour cette raison que le service a retenu plus de dossiers que l’année précédente. «Notre taux de rétention, il est passé de 29% à 34%. Étant donné que ç’a été signalé plus tard, que ça soit en raison de la fermeture de l’école ou une autre raison, les problématiques se sont accentuées. Il y a aussi eu moins de services en amont, avec la fermeture de certains services au début de la pandémie », donne en exemple Mme Gaudreault.

Pour ce qui est des enfants en « suivi courant », ce nombre a aussi augmenté. Plus de 1500 jeunes de la région sont maintenant suivis de façon continue.

Cas urgents répondus

Malgré une hausse soudaine de signalements, tous les cas urgents ont été répondus, assure la directrice régionale de la DPJ. Le manque de personnel a cependant ralenti certaines activités du service dont la mission est de protéger les enfants du Québec.

Caroline Gaudreault, directrice régionale de la protection de la jeunesse.

« Il n’y a pas de retard dans nos suivis courants. Par contre, on a des listes d’attente. C’est dû au nombre de signalements qu’on reçoit. Mais c’est aussi en raison du manque de main-d’oeuvre. Surtout dans le Haut-du-Lac. On a beaucoup de gens qui veulent travailler à Saguenay, mais c’est plus difficile de recruter au Lac-Saint-Jean », constate Mme Gaudreault. « Il est cependant important de préciser que les urgences sont répondues. Il y a des gens de garde en tout temps. »

Le recrutement est l’un des principaux défis du service qui doit composer avec une image parfois « négative » du travail d’intervenant.


« Notre travail, c’est de sauver des vies. Nos gens ont à coeur les jeunes, c’est une vocation. Mais c’est un milieu qui est difficile. Et l’actualité ne nous aide pas. Lorsqu’il y a une tragédie, la DPJ est souvent pointée du doigt. »
Caroline Gaudreault, directrice régionale DPJ

Caroline Gaudreault tient d’ailleurs à souligner le travail de son personnel qui a doublé d’efforts pour faire face à cette année parsemée de défis. Il y a quelques jours, d’ailleurs, Québec a annoncé qu’elle envisageait de donner des primes aux intervenants de la DPJ, pour éviter l’exode du personnel.

En plus des employés, la DPJ doit aussi recruter davantage de familles d’accueil.

« Plus on en a, mieux c’est. Ça donne du choix et ainsi ça évite de briser des fratries ou d’éloigner l’enfant de ses parents. Si on en avait une vingtaine de plus, on pourrait respirer un peu mieux», admet la directrice de la protection de la jeunesse.