«On est à un tournant historique pour les municipalités», a déclaré la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, en entrevue éditoriale àLa Voix de l'Est.

Plus de responsabilités issues de Québec

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération des municipalités du Québec (FQM) soutiennent que la hausse des dépenses des municipalités est liée à un accroissement des objectifs imposés par le gouvernement.
La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, indique par voie de communiqué ne pas être surprise par les résultats de la troisième étude du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal.
L'organisation attribue une partie de l'augmentation des dépenses aux hausses importantes liées à la gestion des matières résiduelles et à la rémunération des employés.
La FQM pointe quant à elle les nouvelles normes et exigences imposées par Québec dans divers secteurs pour expliquer la hausse des dépenses : eau potable, traitement des eaux usées, matières organiques, protection des cours d'eau, schémas de couverture de risques et nouvelles redditions de comptes.
« [...] le gouvernement doit avouer que cette hausse est liée principalement à l'impact cumulé des décisions gouvernementales, et non pas à la mauvaise gestion des élus », soutient le président de la FQM, Richard Leroux.
Suzanne Roy rappelle que son organisation avait proposé au gouvernement du Québec plusieurs mesures pour assurer un meilleur contrôle des dépenses. Ces mesures sont contenues dans un livre blanc publié en novembre 2012 intitulé L'avenir a un lieu.
La FQM souhaite pour sa part qu'une nouvelle gouvernance de proximité soit instaurée entre les municipalités et le gouvernement. Richard Leroux espère que le gouvernement profitera de la négociation du prochain pacte fiscal pour mettre en place une « réelle relation de partenariat ».