La tordeuse des bourgeons de l’épinette gagne du terrain d’année en année.

Plus de pulvérisations contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette

Le programme de pulvérisation aérienne pour limiter les impacts de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) sera plus important qu’en 2018. Sur une période de quatre à six semaines entre la fin mai et le début du mois de juin, environ 456 000 hectares de forêt seront traités dans les régions du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, comparativement à 337 150 hectares l’an dernier.

Les arrosages aériens représentent un investissement de 33 M$ de la part du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). Les pulvérisations se déroulent en trois programmes, soit la protection des peuplements vulnérables en forêt publique, la protection des investissements sylvicoles en forêt publique et la protection de la petite forêt privée.

Un insecticide biologique, le Bacillus thuringiensis var. kurstaki, jugé sans risque pour la santé humaine, la faune et la flore, sera utilisé lors des opérations de pulvérisation. Elles seront effectuées par la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM).

«Ces programmes de lutte font partie d’un plan d’action global qui a pour but de réduire la vulnérabilité des forêts et de minimiser les conséquences économiques négatives du passage d’une épidémie de la TBE, a expliqué le MFFP dans un communiqué. Outre les arrosages, le ministère a aussi mis en place des mesures comme la récolte préventive des peuplements vulnérables, l’utilisation de traitements sylvicoles adaptés et la récupération de peuplements avec une proportion variable d’arbres morts.»

La tordeuse des bourgeons de l’épinette gagne du terrain d’année en année, pour atteindre un niveau épidémique une fois aux 30 ans. En 2018, 8,2 millions d’hectares ont été touchés par l’insecte au Québec.