Sylvain Gaudreault endosse les demandes des représentants de groupes de personnes handicapées qui réclament une augmentation du budget du transport adapté. Il est accompagné de Martine Lafont, utilisatrice, Francine Gagnon, du regroupement des personnes handicapées du Saguenay, Manon Blackburn, de l'Association régionale de loisirs pour personnes handicapées, et Annie Labonté, mère d'un jeune garçon qui utilise le service. Andréanne Villeneuve représentait la députée Mireille Jean.

Plus de budget demandé pour le transport adapté

Les regroupements de personnes handicapées de Saguenay réclament du ministre des Finances le maintien des budgets pour le financement du transport adapté sur le territoire de la Société de transport du Saguenay (STS). La demande de service augmente tout comme le nombre de personnes qui ont aujourd'hui besoin de ce service spécialisé.
À l'aube de la présentation du budget par le ministre des Finances, Carlos Leitao, les représentants des organismes, accompagnés du député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, et des représentants de la députée de Chicoutimi Mireille Jean, ont tenu un point de presse devant une centaine de bénéficiaires du service. L'objectif était d'alerter l'opinion publique sur le risque d'une réduction de service à Saguenay au cours des prochaines années.
Les chiffres présentés par Manon Blackburn, directrice générale de l'Association régionale des loisirs pour personnes handicapées, illustrent assez bien la situation dans laquelle se trouve la STS qui administre le transport adapté sur son territoire.
En 2013, 1625 personnes inscrites au service ont eu droit à 168 102 transports à partir de leur résidence pour se rendre dans des activités de loisir, recevoir des soins, dans un centre d'étude ou au travail. Cette année, le nombre de déplacements s'est chiffré à 200 127 alors que les personnes inscrites sont passées à 2585. L'augmentation du nombre de personnes sur les listes du transport adapté est une conséquence du vieillissement de la population.
Le député de Jonquière a indiqué que le budget additionnel nécessaire pour maintenir le niveau de service actuel est de l'ordre de 300 000 $. Le budget global de la STS est en ce moment de 22,8 M $. La corporation municipale accorde 2,7 M $ pour le transport adapté sur le territoire. Manon Blackburn a comparé les ressources allouées par la Société de transport de Sherbrooke. Les montants sont plus élevés alors que le territoire est beaucoup plus petit en superficie. On parle dans ce cas du simple au triple pour les deux territoires.
«Quand il est question de transport adapté, nous n'avons pas à poser de question sur les raisons pour lesquelles les gens ont besoin de ce service. Il n'y a pas de jugement à porter même si certains peuvent questionner le fait que l'on offre un service pour avoir accès à des activités des loisirs. Les gens ont besoin de ce service. Nous devons leur accorder des services adéquats. C'est une question de dignité pour ces personnes qui veulent conserver leur autonomie», insiste le député de Jonquière.
Martine Lafont, une utilisatrice du service, a livré un témoignage pour démontrer l'importance de ce service. Elle a été en mesure de conserver son emploi pendant au moins trois ans de plus parce que le service de transport adapté lui offrait des déplacements soir et matin. Elle a donc conservé son autonomie tout en gagnant sa vie.
Elle admet qu'il est possible de faire des ajustements au transport en commun régulier, mais que cette formule a des limites. Plusieurs personnes ont des handicaps qui les obligent à utiliser des fauteuils roulants ou autres équipements qui ne conviennent pas dans les autobus réguliers.
Annie Labonté est quant à elle mère d'un garçon de 15 ans. Dans son cas, le transport adapté permet à son fils de se déplacer pendant la fin de semaine pour participer à des activités où il rencontre des amis. C'est en même temps un moment de répit pour les parents.