Mercredi dernier, le journaliste Denis Villeneuve a été invité à conduire un poids lourd, sur le site du Festicam de Saint-Honoré, qui aura lieu du 14 au 16 septembre prochain.

Plus de 400 camions exposés à Saint-Honoré

Saint-Honoré deviendra la capitale provinciale du camion du 14 au 16 septembre prochain avec la tenue de la seconde édition du Festicam sur le nouveau site d’activités de 750 000 pieds carrés aménagé par la municipalité et l’organisation, tout près de l’aéroport local.

Steeve Côté, président du Festicam, rappelle que l’objectif du festival est de promouvoir l’industrie du camionnage et les gens qui y oeuvrent, un secteur d’activité primordial à toute économie d’un pays, puisque peu de biens de consommation ne sont pas transportés par ce moyen.

M. Côté ajoute que ce sont cinq concessionnaires saguenéens spécialisés dans la vente de camions qui ont uni leurs forces au plan financier pour aider à la mise en place de la seconde édition. « L’an dernier, lors de la première édition prévue pendant une seule journée, on a attiré 9000 personnes avec la présence de 260 camions », affirme M. Côté.

Le Festicam se veut une activité familiale où seront organisés des spectacles d’artistes reconnus comme Patrick Norman ou le groupe country de Laurence Doire, Smell The Rock et Kain. L’aménagement d’une zone familiale, l’exposition de camions et de voitures anciennes, une démonstration d’un ‘‘big foot’’, un concours de tirs de camions modifiés avec des moteurs de 1000 à 1200 hp figurent dans le programme d’activités du festival. Le dimanche après-midi, les 400 véhicules lourds effectueront une parade sur la rue principale à Saint-Honoré. Des propriétaires de camions provenant de Rouyn-Noranda, Baie-Comeau, Sept-Îles et Amqui seront de passage dans la région pour exposer leur mastodonte.

Le président de l’événement affirme que le monde du camionnage fait face lui aussi à des changements au niveau de la réglementation, avec la pénurie de main-d’oeuvre qui affecte aussi ce secteur.

Nouveau site
Chose certaine, les promoteurs ne devraient pas manquer d’espace, puisque le terrain situé derrière l’immeuble du Centre québécois de formation en aéronautique, propriété du ministère des Transports, a complètement été déboisé et décapé et recouvert de gravier, ce qui offre une aire de 750 000 pieds carrés de terrain plat. Selon le maire Bruno Tremblay, il y a longtemps que Saint-Honoré souhaite se donner un site pour la tenue d’événements d’importance et c’est maintenant chose faite. «Le terrain du MTQ est prêté à Saint-Honoré qui a assuré le déboisement, tandis que le festival a procédé à l’aménagement. Le site pourra être utilisé pour d’autres événements, dont le festival Saint-Honoré dans l’vent », a indiqué M. Tremblay.

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VIENS JOUER AU CAMION!

CHRONIQUE // À moins d’un changement de comportement majeur, les camions ont toujours exercé une fascination chez les petits garçons de notre ère moderne. C’était vrai du moins pendant mon enfance, alors que beaucoup d’entre nous rêvaient de recevoir à Noël un camion de pompier rouge avec une grande échelle en bois déployable ou encore une pelle mécanique Tonka en acier jaune. C’était un «kit» nécessaire pour jouer dans le sable avec les copains alors qu’à Jonquière la ville procédait à l’enterrement de la coulée Sainte-Marie qui s’étendait du boulevard du Centenaire, devenu le boulevard Harvey, jusqu’à la rue Sainte-Ursule. « Viens, aujourd’hui on va jouer au camion », proposait-on comme programme de la journée.

Ces jouets permettaient de socialiser et de rêver dans nos têtes d’enfants de devenir un jour un entrepreneur en construction capable de transporter des tonnes de matériaux nécessaires pour construire de grands barrages à la Baie-James ou des routes faisant le tour de la terre.

Un peu plus tard, la fascination pour les camions s’est poursuivie alors que mon père, originaire de Saint-Jean-Vianney, recevait certains samedis la visite de son ami, Philippe Dufour, également de Saint-Jean-Vianney, qui avait la bonne habitude de s’amener avec son camion dix roues qu’il stationnait devant la maison familiale. C’était l’occasion pour mon frère et moi de s’engouffrer dans le fameux camion et de s’asseoir sur les sièges afin de tenter de deviner à quoi pouvait bien servir tel ou tel bouton, de faire bouger le bâton de changement de vitesse entre les deux sièges, bref de se croire camionneurs le temps d’une bière partagée par les grands dans la maison.

Ces souvenirs sont remontés à la surface mercredi alors que pour la première fois en 57 ans, j’ai pu réellement conduire un mastodonte international flambant neuf 18 vitesses et doté d’un moteur 565 Cummins sur le site du Festicam. Accompagné de l’ex-conseiller municipal Marcel Jean, conseiller en vente chez un concessionnaire, j’ai pu effectuer trois tours en circuit fermé sur le terrain dénué de tout obstacle. J’ai pu embrayer jusqu’en 7e vitesse, un exploit de néo-conducteur qui m’a valu une note de 7 sur 10 par mon évaluateur.

En dépit de la puissance et des grandes dimensions du camion, la conduite n’a pas constitué le plus grand défi. La compréhension et la manipulation du système d’embrayage manuel avec ses 18 vitesses, ses demi-vitesses contrôlées par deux boutons disposés sur le bâton auraient nécessité plusieurs heures de pratique.

Sincèrement, j’étais content d’effectuer mon retour à Chicoutimi à bord de mon Honda Civic manuel cinq vitesses.