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Mélanie Biedron, la coordinatrice à l’administration du CAALSJ, souligne que les opérations étaient efficaces pour recevoir la population de manière sécuritaire et rapide.
Mélanie Biedron, la coordinatrice à l’administration du CAALSJ, souligne que les opérations étaient efficaces pour recevoir la population de manière sécuritaire et rapide.

Plus de 320 doses pour les autochtones en milieu urbain

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
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Plus de 320 autochtones vivant en milieu urbain ont reçu une première dose du vaccin contre la COVID-19, lundi, grâce à une initiative pilotée par les Centres d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean et du Saguenay.

Dans le nouveau local du Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean (CAALSJ) à Roberval, une quinzaine de personnes sont assises sur des chaises distancées d’au moins deux mètres dans l’attente de leur vaccin.

Alain Grenier, un ilnu natif de Mashteuiatsh qui habite Saint-Félicien, est du nombre. « C’était important pour moi de venir me faire vacciner, parce que je suis le proche aidant de ma mère », dit-il, ajoutant avoir reçu son vaccin près de cinq minutes après être arrivé.

Plus de 320 vaccins ont été données la population autochtone en mileu urbain de la région, lundi.

À Roberval seulement, plus de 210 doses de vaccins étaient prévues pour la population autochtone et leur famille, explique Mélanie Biedron, la coordinatrice à l’administration du CAALSJ. « On compte environ 10 doses par fiole, mais il arrive qu’on puisse en faire un peu plus et on pense pouvoir vacciner sept personnes de plus que prévu », dit-elle, soulignant que les opérations étaient efficaces pour recevoir la population de manière sécuritaire et rapide.

À Alma, une quarantaine d’autochtones en milieu urbain ont été vaccinées et près de 70 autres à Saguenay, grâce à une initiative du Centre d’amitié autochtone du Saguenay.

L’idée d’offrir des séances de vaccination pour les autochtones vivant en milieu urbain a pris forme dès le mois de décembre, lorsque des éclosions ont surgi à Obejiwan, explique Mélanie Boivin, la directrice générale du CAALSJ. « On voulait diminuer le risque pour la population en milieu urbain en utilisant les vaccins résiduels d’Obejiwan, mais on s’est fait dire que ça ne fonctionnait pas comme ça », dit-elle.

Alain Grenier, un innu natif de Mashteuiatsh résidant à Saint-Félicien, a profité de l’initiative du Centre d’amitié autochtone pour se faire vacciner.
La demande dépassait l’offre, lundi à Roberval, alors que plus de 210 personnes ont été vaccinées.

Cette dernière a alors entamé des démarches avec le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, car il était préférable d’assurer une sécurisation culturelle pour maximiser l’adhésion des Premières nations. Le CIUSSS a collaboré pour permettre de faire une première journée de vaccination.

« C’est un très bon départ avec plus de 200 autochtones vaccinés, mais on en compte 975 juste à Roberval », remarque Mélanie Boivin, qui souhaite offrir d’autres plages horaires du genre pour réduire le risque. En fait, la demande était bien plus grande que le nombre de vaccins disponibles, ajoute-t-elle.

Partout au pays, les autochtones ont été mis en priorité pour recevoir des doses de vaccins, d’une part parce que la majorité des communautés sont isolées, loin des hôpitaux, et d’autre part parce qu’il existe des prédispositions à des complications de la COVID-19 dans les populations autochtones. Les problèmes de diabète et d’hypertension sont notamment huit fois plus élevés chez les autochtones.

Mélanie Boivin, la directrice générale du Cantre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean s’est fait vacciner, lundi.

La vaccination va bon train à Mashteuiatsh également où 1145 personnes ont été vaccinées, soit la totalité des doses reçues jusqu’à maintenant. Ce nombre représente une forte proportion de la population adulte de la communauté qui compte environ 2000 résidants au total.