Un homme de 38 ans d’Alma a tenté de se rendre à Montréal en grimpant clandestinement sur une remorque. Après avoir été avisé des dangers par le conducteur, il a tenté de poursuivre son chemin dans la Réserve faunique des Laurentides.

Plus de 100 km accroché à une remorque

Un homme d’Alma a tenté une traversée bien particulière de la Réserve faunique des Laurentides, mercredi matin. L’individu de 38 ans, qui espérait se rendre à Montréal, a grimpé clandestinement sur la remorque d’un poids lourd, à Saint-Bruno au Lac-Saint-Jean. Celui qui a parcouru plus d’une centaine de kilomètres dans cette position est passible d’amendes reliées au Code de la sécurité routière.

L’intervention d’un citoyen, du camionneur et des secours, près du kilomètre 172 dans la Réserve faunique des Laurentides, aura permis d’éviter que cet événement rocambolesque ne tourne au drame.

La journée avait pourtant commencé normalement pour le conducteur du camion, Dave Tremblay. L’employé d’une compagnie de transport spécialisé d’Alma devait se rendre à Montréal. « Vers 6 h 30, j’ai fait le plein de mon camion au Centre du camion à Saint-Bruno. J’ai remarqué quelqu’un qui se promenait dans le stationnement. Je ne m’y suis pas trop attardé », a-t-il expliqué, quelques heures après l’événement.

C’est à cet instant que l’individu aurait grimpé sur la remorque. Un espace de moins d’un mètre lui permettait de s’asseoir à l’arrière de deux conteneurs.

Le camionneur a amorcé son trajet, quelques minutes plus tard, en direction de la métropole en passant par Saguenay.

Un homme de 38 ans d’Alma a tenté de se rendre à Montréal en grimpant clandestinement sur une remorque. Après avoir été avisé des dangers par le conducteur, il a tenté de poursuivre son chemin dans la Réserve faunique des Laurentides.

« Je dépasse la jonction du Petit parc et un véhicule Mazda gris me klaxonne. Je croyais qu’il signalait sa présence en raison de la tempête. Environ 10 kilomètres plus loin, l’automobiliste allume les clignotants d’urgence et il me fait signe d’arrêter. Il se met en travers de mon chemin », explique-t-il. L’homme avise Dave Tremblay qu’une personne est assise sur la remorque de son camion. Celui-ci se rend à l’arrière du poids lourd et constate la présence de l’individu, qui semble frigorifié.

Le passager clandestin aurait confié avoir choisi cette option puisque ses tentatives d’auto-stop n’ont pas fonctionné. L’homme qui affirmait devoir absolument se rendre à Montréal a poursuivi sa route en marchant. Le camionneur a tenté de le protéger en le suivant à basse vitesse, avant qu’il ne soit embarqué par un couple.

Dave Tremblay ose à peine imaginer les conséquences qui auraient pu se produire. Il remercie le conducteur du véhicule Mazda gris qui a permis d’éviter un tel drame. Devant le côté invraisemblable de cette histoire, il retient une seule chose. 

« Les gens prennent des photos sans faire leur devoir de citoyen. J’ai vu tellement de photos sur les réseaux sociaux alors qu’une seule personne m’a arrêté. Avertissez les camionneurs de ce qui se passe. Appelez notre employeur, le numéro est sur les portes. On aime mieux rire de la situation que d’aider », explique celui qui ne s’attendait jamais à être impliqué dans une telle affaire.

La Sûreté du Québec (SQ) confirme avoir reçu plusieurs signalements à ce sujet, dont le premier à Saint-Bruno et plusieurs sur l’autoroute. Un policier de la SQ a été en mesure d’intercepter le camionneur du semi-remorque et le couple d’automobilistes qui a embarqué le passager clandestin. Selon le témoin, le policier se serait dirigé à l’Étape en compagnie de l’homme de 38 ans.

Celui qui a été pris en charge par le service ambulancier est en bonne santé. Il s’en tire avec une légère hypothermie. Selon la SQ, le trentenaire est passible d’amendes reliées au Code de la sécurité routière. L’infraction de « car surfing » pourrait lui coûter plus de 1000 $. La Sûreté du Québec n’a pas voulu s’avancer quant à la possibilité de déposer des accusations criminelles.

Selon un témoin, l’homme qui réside à Alma s’exprimait difficilement en français. Toutefois, il n’a pas été possible de confirmer son origine.