La députée libérale de Saint-Henri-Sainte-Anne, Dominique Anglade, ratisse le Québec pendant l’été afin d’entendre ce que les militants libéraux ont à dire et à proposer en vue de présenter une plate-forme représentative pendant la campagne à la direction du parti.

PLQ: Anglade a l’appui de Dubuc et Jonquière

Première candidate annoncée dans la course à la chefferie du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade rêve de proposer aux Québécois un véritable projet de société. Elle souhaite que la parti reprenne son rôle historique au coeur des grandes transformations qui ont fait du Québec un état moderne.

La députée de Saint-Henri-Sainte-Anne est toutefois consciente de l’ampleur de la tâche et a donc cru nécessaire de partir en tournée des régions du Québec avant même le début officiel de la course à la succession de Philippe Couillard. De passage à Chicoutimi, elle a déjà été en mesure de s’assurer l’appui des circonscriptions de Dubuc et Jonquière.

«Je constate que les gens ne me connaissent pas tant que ça. Oui j’ai été ministre, mais je suis aussi une mère de trois jeunes enfants et j’ai une formation d’ingénieure», débute celle qui a pendant un certain temps flirté avec la Coalition avenir Québec avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas le goût de faire de la politique sur le «coin d’une table».

«Ce n’est pas dans mes valeurs de me lancer dans un projet de maternelle 4 ans qui à l’arrivée va coûter sept fois plus cher que prévu», soutient la députée. 

«Ce n’est pas la bonne façon de faire des politiques publiques. Je crois qu’il faut que ça soit basé sur la science et les choses bien faites», ajoute la candidate à la direction avant d’ajouter que tout le dossier de l’immigration que la CAQ a également décidé «sur le bout de la table» illustre assez bien ce qu’elle refuse de faire.

Dominique Anglade admet que tout n’a pas été parfait sous l’ancien gouvernement et qu’elle ne peut refaire le passé. Elle s’engage à travailler avec les Québécois pour construire le Québec avec audace comme le Parti libéral du Québec l’a fait au cours de ses 150 ans d’histoire. 

Tout le dossier de l’immigration constitue pour elle un enjeu de taille qu’il faut non pas uniquement réussir pour pallier la pénurie de main-d’oeuvre, mais aussi pour revitaliser les régions du Québec qui comptent plusieurs municipalités qui pourraient s’éteindre à petit feu si un virage majeur n’est pas pris.

Dans le cadre de la présente tournée, Dominique Anglade est à l’écoute de ce que les militants libéraux ont à dire. Pour elle, il n’est pas question de seulement écouter. Elle s’engager à retenir les idées et les mettre de l’avant pour construire une plate-forme politique dans laquelle les Québécois vont se reconnaître.

Dominique Anglade retient la leçon du dernier scrutin général. Elle affirme être préoccupée par la nécessité de bien entendre ce que les gens ont à dire pour être en mesure d’intégrer les idées intéressantes. «On s’entend pour dire que lors du dernier scrutin, nous n’avons pas choisi un grand projet pour le Québec», reprend Dominique Anglade qui a critiqué sévèrement le premier ministre François Legault sur les choix politiques de la CAQ.

Le dernier scrutin a aussi été un message clair à l’endroit du gouvernement sortant alors qu’un seul député libéral a été élu à l’est de Trois-Rivières. La candidate à la chefferie entend proposer un recentrage de la formation politique qui passe par l’adoption d’une attitude plus nationaliste sans pour autant franchir la ligne dangereuse de la politique identitaire. Un parti qui se compare à l’époque du second gouvernement Bourassa qui comptait dans ses rangs une aile nationaliste qui apportait un certain équilibre et répondait à une frange de la population québécoise.

Cette nouvelle mouture reposerait sur la place de la langue et la culture française.

Avec Serge Simard

Lors de son passage au Quotidien, Dominique Angade était accompagnée de l’ex-député de Dubuc Serge Simard. Ce dernier apporte un support inconditionnel à son ex-collègue de l’Assemblée nationale.

«Dominique est une jeune femme qui a une bonne expérience en économie. Elle a ce qu’il faut pour diriger le Parti libéral du Québec et faire le travail de premier ministre.»