Contenu commandité
Pleins feux sur le recyclage
Actualités
Pleins feux sur le recyclage
La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean valorise 82 % des 12 000 tonnes de matières résiduelles produites dans les 36 municipalités au Lac-Saint-Jean et à Mashteuiatsh. Le Quotidien vous propose une incursion dans leurs installations pour mieux comprendre où vont la grande partie de vos déchets recyclables.
Partager
Pleins feux sur le recyclage

Actualités

Pleins feux sur le recyclage

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean valorise 82 % des 12 000 tonnes de matières résiduelles produites dans les 36 municipalités au Lac-Saint-Jean et à Mashteuiatsh. Son modèle communautaire et local lui permet notamment d’offrir un service intégré et efficace, tout en étant plus flexible.

Plus de 12 000 tonnes de matières résiduelles sont traitées chaque année au Centre de tri de la RMR à Roberval, qui affiche un taux de valorisation de 82 %. « Ce qu’on jette à la fin, c’est vraiment des déchets qui n’auraient pas dû se retrouver dans le bac de recyclage », souligne Jean-Sébastien Nadeau, le directeur du Centre de tri de Roberval et de la mise en marché.

Une pelle fait le premier tri après la réception des matières.

Il y a quelques années, le centre a même affiché un taux de valorisation de plus 90 %, mais la demande pour la qualité accrue a fait baisser ce pourcentage. « Par le passé, les recycleurs acceptaient plus le papier souillé, alors qu’on doit maintenant fournir une meilleure qualité », ajoute ce dernier.

Étant donné que les déchets des citoyens deviennent des ressources pour les autres, la RMR souhaite maximiser la récupération de matériel, notamment pour en tirer le maximum de profit, car l’organisation revend les matériaux à différentes entreprises, explique son directeur général adjoint, Mathieu Rouleau.

Le papier blanc vaut beaucoup plus cher que le papier mélangé, car il n’a pas besoin d’être déesencré.

Cette année, la RMR estime réaliser 800 000 $ de ventes de matériaux, mais ce montant a grimpé à près de 1,6 million de dollars en 2017, lorsque le prix des matières était beaucoup plus élevé. Depuis que le marché chinois a fermé ses portes à l’importation de plusieurs matières recyclées, le prix a chuté drastiquement partout sur la planète.

Malgré la fermeture de ce marché, la RMR a su tirer son épingle du jeu, car elle vend plus de 90 % de ses matières recyclables en Amérique du Nord, principalement au Québec. « On est un petit fournisseur plus flexible et qui est en mesure de s’adapter aux demandes des clients, dont plusieurs entreprises locales », remarque Jean-Sébastien Nadeau.

La Quotidien récupéré

La balance est vendue à des courtiers qui l’exportent sur les marchés internationaux.

« Nous avons subi les impacts indirects seulement avec la baisse des prix des matériaux », remarque Mathieu Rouleau.

Aujourd’hui, la RMR comble près de 50 % des frais du centre de tri avec la vente des matériaux. « Un régime de compensation québécois, qui tient compte de nos dépenses et de nos revenus, couvre 93 % des coûts restants », dit-il, avant d’ajouter que le centre de tri a presque fait ses frais en 2017, l’année où les prix ont atteint un sommet. Ce faisant, le coût de la récupération coûte à peine 5 $ par maison par année.

Pour les entreprises, le coût du recyclage est nul, mais il en coûte 135 $ la tonne pour l’enfouissement, ce qui les incite à recycler davantage, soutient Mathieu Rouleau.

Deux lignes permettent de trier les matières résiduelles et d’enlever les matières indésirables.

La RMR Lac-Saint-Jean est la seule organisation au Québec à regrouper les activités de trois MRC. En étant propriétaire et opératrice, la RMR contrôle ainsi les intrants et les opérations.

La RMR compte investir dans un important projet de modernisation en 2020 pour améliorer la qualité de plusieurs de ces produits, dont le verre.

+

LE RECYCLAGE À LA RMR EN CHIFFRES

• 12 000 tonnes de matières diverses traitées par an

• 55 000 portes et 110 000 personnes touchées

• 36 municipalités et Mashteuiatsh couvertes

• 400 semi-remorques de matières recyclées expédiées chaque année

Est-ce que ça va dans le bac bleu?

Pour aider les gens à savoir où doivent aller les matières résiduelles, Recyc-Québec a lancé l’application « Ça va où? », laquelle recense plus de 1000 items de consommation. Ainsi, les jouets, les morceaux de bois, les bonbonnes de propane, les vêtements, les boyaux d’arrosage, les fils métalliques et les batteries pourront se rendre directement à l’écocentre au lieu d’embourber le centre de tri.

Combien valent vos déchets?

Actualités

Combien valent vos déchets?

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Voici la moyenne des prix des matières recyclables dans les 25 centres de tri au Québec. Certaines précisions sont ajoutées pour mieux refléter la réalité du Centre de tri de Roberval.
  • Papier mélangé

4 $/tonne

Avec la fermeture du marché chinois, c’est ce produit qui a été frappé le plus durement. Alors que les prix dépassaient 150 $/tonnes en 2017, les centres de tri doivent éponger désormais des pertes pour livrer le produit aux clients, qui sont plus loin qu’avant, car plusieurs entreprises de désencrage ont fermé leurs portes au Québec, au cours des dernières années. Ce produit représente environ 28 % des matières récupérées, en forte baisse chaque année. 

  • Papier blanc

135 $/tonne

Produit très prisé, parce que facilement recyclable, le papier blanc valait jusqu’à 250 $ la tonne jusqu’à tout récemment. 

  • Carton

60 $/tonne

Représente près de 30 % du volume des matières récupérées. Valait 125 $ la tonne jusqu’à récemment. 

  • Plastiques

entre 300 et 1800 $/tonne

Chaque type de plastique a son prix et ses clients. Tous les plastiques sont recyclés à Roberval, sauf les plastiques de type 3 et 6,

que l’on retrouve, entre autres, sur les verres de café à emporter. 

Note : le PVC et la styromousse doivent être envoyés à l’écocentre.

  • Canettes d’aluminium

805 $/tonne

Quatre millions de canettes d’aluminium consignées sont récupérées chaque année au centre de tri, ce qui permet de payer cinq salaires.

  • Aluminium

100 $/tonne

  • Métaux ferreux

1500 $/tonne

  • Verre 

0 $ (utilisé par la RMR)

Alors qu’il en coûte 17 $/tonne en moyenne pour valoriser le verre au Québec, le verre est plutôt rentable à Roberval, car la RMR le valorise pour remplacer le sable, en le concassant finement, pour recouvrir son site d’enfouissement à Hébertville. L’achat et le transport de sable seraient plus coûteux.

Compostage à venir à l’automne 2020

Actualités

Compostage à venir à l’automne 2020

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
À compter de l’automne 2020, plus de 50 000 bacs bruns seront distribués à toutes les résidences au Lac-Saint-Jean, ce qui permettra de valoriser 37 % des déchets qui prennent le chemin de l’enfouissement en ce moment.

Alors que la quantité de déchets atteint plus de 700 kg en moyenne par résidant au Québec, cette moyenne est de 465 kg au Lac-Saint-Jean, une des meilleures performances de la province. Avec le compostage, la Régie des matières résiduelles (RMR) souhaite abaisser ce nombre de 100 kg/habitant.

Chaque maison recevra aussi un bac de cuisine pour récupérer les matières putrescibles. Un guide d’utilisation et plusieurs petits trucs seront donnés aux citoyens. Par exemple, l’utilisation de papier journal au fond du bac permet d’éponger les restants liquides.

Alors que les coûts pour le compostage avoisinent les 70 à 80 $ par porte dans d’autres régions du Québec, la RMR pourra offrir un bien meilleur tarif, qui sera diffusé au cours des prochains mois, grâce aux synergies réalisées sur les sites de traitement. 

Les 14 000 tonnes de matières compostées feront entre 5 000 et 7 000 tonnes de compost, lequel sera redistribué aux citoyens via les écocentres. L’excédent sera utilisé par les villes ou sur les terres agricoles.

À compter de 2020, toutes les municipalités devront valoriser les matières putrescibles, car le gouvernement du Québec a voté une loi en ce sens.

Journée portes ouvertes à guichets fermés

Actualités

Journée portes ouvertes à guichets fermés

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Pour la première fois, le Centre de tri de Roberval a ouvert ses portes à la population, samedi, pour mieux faire comprendre ses opérations aux citoyens, dans le cadre d’une journée portes ouvertes. L’intérêt est si grand que les 130 visites disponibles ont rapidement trouvé preneurs.

« On veut faire connaître aux citoyens le travail réalisé au centre de tri », soutient Jean-Sébastien Nadeau, directeur.

Cette idée d’ouvrir les portes au grand public a été lancée l’an dernier par Recyc-Québec afin de démystifier le recyclage, car une étude comportementale réalisée par l’organisme avait révélé qu’un tiers des Québécois démontrent un certain scepticisme à l’égard des bienfaits du recyclage.

Les ballots de papier sont prêts à être expédiés.

« Nous avons beaucoup parlé de recyclage, dans la dernière année, et les nouvelles restrictions qui ont été imposées au Québec et dans le reste du monde ont alarmé la population, remarque Sonia Gagné, présidente-directrice générale de Recyc-Québec. Les citoyens sont de plus en plus préoccupés par ce qui se passe avec leur bac de récupération une fois que celui-ci quitte le domicile. »

Samedi, 12 des 25 centres de tri du Québec ont ouvert leurs portes à la population. À Roberval, les 25 employés du centre de tri ont accueilli 130 personnes, entre 9 h et 16 h.

Devant l’engouement des citoyens, la Régie de matière résiduelle (RMR) du Lac-Saint-Jean compte bien répéter l’expérience dans le futur, a mentionné Mathieu Rouleau, directeur général adjoint de la RMR.

Les visiteurs pouvaient ainsi voir comment les tas de déchets provenant des bacs bleus sont triés pour être revalorisés par différents clients. Le centre profitait aussi de l’occasion pour expliquer aux citoyens ce qui est accepté ou non dans le bac de recyclage.

300 PERSONNES CHEZ RSI

(Annie-Claude Brisson) – Plus connue en dehors de la région et de la province, l’entreprise RSI Environnement, qui est spécialisée en traitement des sols contaminés et en gestion environnementale, a ouvert ses portes au public, samedi. 

L’ambiance était à la fois festive et familiale sur le site de l’entreprise située sur la rue des Mélèzes, à Saint-Ambroise. Visite de l’usine, explication des procédés et activités pour les plus jeunes meublaient cette journée, qui a attiré plus de 300 personnes. 

« C’est très important, après plus de 25 ans d’existence, de montrer à la population tout ce que l’entreprise peut apporter de positif concernant l’environnement », a mentionné le président-directeur général de RSI Environnement, Jean-François Landry. Malgré une certaine difficulté à percer le marché québécois, le PDG est optimiste quant au vent de changement qui se dessine. 

« On est très peu connus dans la province de Québec ; on est surtout connus en dehors. Par contre, je peux vous dire que les gens nous apprécient de plus en plus et ils sont beaucoup plus préoccupés par l’environnement qu’il y a une dizaine d’années. On apporte une solution définitive et permanente », a précisé l’ingénieur de formation.