Alma est intervenue pour des plants de berce du Caucase qui se retrouvaient à proximité du terrain de tennis Bellevue, dans le secteur Isle-Maligne.

Plante envahissante: la berce du Caucase de retour à Alma

La berce du Caucase, une plante envahissante, est, une fois de plus, observable à Alma. Une intervention a été faite par l’équipe municipale, au cours des derniers jours, sur des plants situés à proximité du terrain de tennis Bellevue, dans le secteur d’Isle-Maligne.

Lors que la plante, qui peut atteindre cinq mètres de hauteur, est exposée à la lumière, la sève cause des « lésions apparentées à des brûlures, douloureuses et parfois graves », et ce, jusqu’à 48 heures après l’exposition. « On a embauché un expert qui a fait les vérifications. On a coupé la tête et appliqué un produit afin de tuer les graines, a confirmé, au Progrès, la conseillère en communication à la Ville d’Alma, Claudia Madore.

La plante envahissante, qui a été répertoriée pour la première fois au Québec en 1990, pourrait bien être de retour l’été prochain. Ainsi, un protocole a été mis en place afin d’assurer une vérification du secteur concerné en juin 2020.

Les personnes qui découvrent des plantes ressemblantes à la berce du Caucase sont invitées à communiquer avec le ministère de l’Environnement ou avec la municipalité.

Claudia Madore affirme que la Ville a fait le nécessaire. Elle invite les citoyens qui remarquent une plante s’apparentant à la berce du Caucase à communiquer, dans un premier temps, avec le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec. Un formulaire de signalement de la plante indésirable est disponible sur le site Internet du ministère. Les informations relatives à l’identification de la plante et à son retrait y figurent également. Les citoyens peuvent aussi communiquer avec la Ville.

La berce du Caucase n’est pas inconnue au territoire almatois, alors que des cas ont été répertoriés par le passé. Des citoyens ont notamment signalé la présence de la plante à proximité de l’avenue Hamilton. « Il y a environ deux ans, il y a eu une demande d’identification. C’était une berce laineuse, qui, elle, n’est pas dangereuse », précise Mme Madore.

Prudence à l’arrachage

Le ministère de l’Environnement rappelle l’importance de ne pas être exposé à la plante et de freiner sa dispersion. Ainsi, l’arrachage doit être fait en prenant certaines précautions. Les personnes doivent couvrir toutes les parties de leur corps avec des habits non absorbants et retirer la plante en la retournant. Elles doivent également se protéger le visage et les yeux. Les outils utilisés pour retirer les plants doivent ensuite être lavés.

Les plants coupés dont la racine survit pourront produire de nouvelles tiges au cours de la même année. Pour éviter cela, les racines doivent être sectionnées à une profondeur d’au moins 20 centimètres.

Ils doivent être placés dans des sacs en plastique hermétiques pour être ensuite exposés au soleil pendant plus de sept jours.