Le plafond suspendu et des éléments d'isolation sont tombés au sol, lors d'une soirée du Réseau FADOQ à laquelle participaient 120 personnes.

Plafond effondré: une enquête ouverte par Saguenay

Une enquête a été ouverte par Saguenay afin de connaître la cause de l’effondrement d’une partie du plafond suspendu de la salle de réception située au deuxième étage du pavillon Saint-Laurent, à Jonquière, samedi soir, où se trouvaient quelque 120 personnes à l’occasion d’une soirée des Fêtes de la FADOQ.

La division gestion et analyse de risque de la Sécurité incendie de Saguenay est en charge de l’enquête sur l’incident qui aurait pu avoir de graves conséquences. Seulement deux personnes ont été prises en charge par les ambulanciers, l’une pour une ecchymose au genou, tandis qu’une autre souffrait de haute pression, a rapporté le conseiller municipal du secteur, Michel Thiffault, qui s’est rendu sur place samedi soir.

Les enquêteurs tenteront de comprendre la cause de l’effondrement survenu dans le bâtiment neuf, qui a été livré cet automne. L’entreprise Construction Gauthier a assuré la construction du pavillon, un projet de 2,5 M$. Il n’a pas été possible dimanche en journée de parler à un représentant de l’entreprise, dont le siège social est situé à Chicoutimi.

Le pavillon Saint-Laurent est situé dans le parc du même nom, sur la rue Saint-Dominique. Les infrastructures récréatives du parc ont été complètement réaménagées cet été au coût de 1,6 M$.

Personne n'a été blessé dans l'incident.

La structure inspectée

En parallèle de l’enquête ouverte par la Sécurité incendie, un ingénieur en structure a été mandaté dimanche pour procéder à l’inspection du bâtiment. L’ingénieur a remis son rapport en après-midi, a fait savoir la Ville de Saguenay, par voie de communiqué.

Il a évalué que l’accès au rez-de-chaussée était sécuritaire. Le Service incendie a ensuite autorisé la reprise, lundi matin, des activités du CPE La Souris verte, une garderie d’une vingtaine de places qui occupe le rez-de-chaussée. L’accès au pavillon avait été interdit, samedi, après les événements.

Pompiers, policiers et ambulanciers sont rapidement intervenus sur les lieux après l’incident, samedi soir, afin de sécuriser le bâtiment et de prendre en charge les personnes qui se trouvaient à l’extérieur, ayant dû évacuer sans avoir pris le temps de prendre leur manteau pour la plupart.

Le conseiller municipal du secteur, Michel Thiffault, a souligné que l’événement aurait pu avoir de graves conséquences.

Tombé sur la piste de danse

Le plafond suspendu de la salle de réception du pavillon Saint-Laurent, à Jonquière, s’est effondré au-dessus de la piste de danse où plusieurs des personnes présentes s’apprêtaient à poursuivre leur soirée.

Une partie du plafond s’est effondré vers 20h30, pendant que quelque 120 personnes de la FADOQ Saint-Laurent terminaient leur repas. L’organisme est l’un des locataires du pavillon. Les convives s’apprêtaient alors à passer à la piste de danse, à l’endroit même où le plafond a cédé. 

«Quelqu’un a vu que le plafond commençait à descendre tranquillement, a raconté au Quotidien un participant de la soirée, qui préférait garder l’anonymat. Tout le monde s’est tassé, et où ç’a tombé, il n’y avait plus personne. S’il y avait déjà eu des gens en train de danser, on ne se serait peut-être pas rendu compte que le plafond descendait.»

Les débris, soit des tuiles du plafond suspendu, des conduits de l’entretoit et des matériaux d’isolation se sont retrouvés devant la porte d’une salle adjacente, où se trouvait une dame qui n’avait pas eu le temps d’évacuer. «On s’est mis à quatre ou cinq gars et on a tassé les débris pour qu’elle puisse sortir.»

Les membres de la FADOQ ont rapidement évacué les lieux, sans prendre leurs effets personnels ou leur manteau. «Ça s’est bien passé, il n’y a pas eu de panique», a ajouté le témoin, en précisant que les personnes présentes avaient néanmoins été ébranlées par les événements.

Sans manteau, plusieurs se sont réfugiées dans leur automobile pour se réchauffer en attendant, pour certains, de pouvoir récupérer leurs effets personnels plus tard, que les pompiers et policiers ont sorti peu à peu de la salle.

«Si c’était arrivé une dizaine de minutes après, il y aurait pu y avoir beaucoup plus de blessés, peut-être des blessés graves», s’est également inquiété le conseiller municipal du secteur, Michel Thiffault, rencontré par Le Quotidien, dimanche, au parc Saint-Laurent. Il s’est rendu sur les lieux dès qu’il a entendu parler de l’incident samedi soir. «On m’a dit que les gens avaient ensuite été ramenés à la maison par autobus», a-t-il ajouté.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, s’est pour sa part rendu sur les lieux dimanche en avant-midi, lorsqu’il a été informé des événements. Des personnes présentes la veille récupéraient alors leurs effets personnels avec l’assistance des pompiers de Saguenay.

Lors d’un entretien téléphonique, il s’est dit «inquiet et sous le choc» et souhaite qu’une enquête permette rapidement de comprendre les causes de l’effondrement dans le bâtiment qui n’avait pas encore été officiellement inauguré.