Marie-Annick Fortin, Mireille Jean, Sylvain Gaudreault, William Fradette et Thomas Gaudreault ont présenté la première partie de la plateforme électorale du Parti québécois dans la région.

Place importante à l’immigration

Les cinq candidats du Parti québécois au Saguenay-Lac-Saint-Jean s’engagent à mettre en place des mesures immédiates pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre tout en développant une stratégie à long terme pour attirer les immigrants.

Ils ont présenté mercredi la plate-forme régionale pour les enjeux de développement économique, de démographie, d’agriculture et d’occupation du territoire. Ils ont saisi l’occasion pour critiquer sévèrement le Parti libéral qui tente de séduire la région avec la décentralisation des fonctionnaires après « avoir centralisé à outrance » tout le secteur de la santé (CIUSSS) et celui des affaires municipales.

« Nous ne sommes pas contre le fait de regarder les conventions des fonctionnaires. Mais le véritable en jeu est d’avoir le pouvoir décisionnel en région », a martelé le député sortant de Jonquière, Sylvain Gaudreault. Le Parti québécois propose de son côté une nouvelle structure de concertation régionale en plus de créer un poste de sous-ministre régional rattaché au ministère du Conseil exécutif qui relève directement du premier ministre.

Le Parti québécois fait de la régionalisation de l’immigration l’une de ses priorités. Pour le candidat dans Lac-Saint-Jean, William Fradette, il est nécessaire de modifier le pointage accordé aux immigrants lorsque ces derniers remplissent une demande officielle. Le PQ fera passer de huit à 16 les points attribués pour ceux et celles qui font le choix de vivre en région. Il s’agit d’un changement majeur puisque le pointage global est de 96.

William Fradette ajoute qu’à court terme, il est nécessaire d’accorder un traitement prioritaire aux immigrants qui sont en mesure d’occuper un emploi. À ces mesures temporaires, le Parti québécois soutiendra les organismes régionaux, dont le milieu communautaire, qui sont en mesure d’encadrer les immigrants afin de soutenir leur intégration et surtout leur volonté de demeurer dans la région.

Les péquistes rejettent la politique de la Coalition avenir Québec qui fera en sorte que des travailleurs immigrants devront vivre une période d’incertitude de trois ans avant de savoir ce qu’il adviendra de leur statut à long terme.

L’autre mesure proposée par l’équipe péquiste passe par l’éducation. Le candidat dans Roberval, Thomas Gaudreault, voit dans la clientèle étudiante internationale un moyen d’attirer dans la région des immigrants qui pourraient décider de vivre ici à la fin de leur formation académique. « Le Cégep de Saint-Félicien compte une clientèle internationale de 25 %. C’est beaucoup », insiste celui qui affronte Philippe Couillard.

À long terme, le PQ vise à ce que les régions reçoivent 25 % des immigrants. La région compte pour 3,7 % de la population totale du Québec et ne reçoit que 0,27 % de l’immigration. Elle se retrouve avec un bilan migratoire négatif.

L’autre mesure incitative pour améliorer le bilan démographique est un système de garderie avec des prix abordables à 8 $ pour le premier enfant, 4 $ pour le second et la gratuité pour les autres.

La candidate Mireille Jean, dans Chicoutimi, a quant à elle identifié la diversification économique comme base de développement tout en misant sur les forces traditionnelles que sont la forêt et l’aluminium. Elle identifie les pôles de l’économie numérique, de l’économie sociale et les nouvelles technologies.

Sa collègue Marie-Annick Fortin, dans Dubuc, a présenté les engagements pour l’agriculture. Le PQ identifie deux volets spécifiques pour soutenir le troisième secteur économique le plus important de la région avec des activités de l’ordre de 270 M$. Le PQ soutiendra le support aux produits régionaux et entend implanter une politique qui permettra de mieux appuyer les projets de relève agricole.