Linsey Larouche du Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est, Manon Girard d’Accès conditions vie Lac-Saint-Jean-Est, Mylène Girard du Carrefour jeunesse-emploi Lac-Saint-Jean Est et Éric Audet de Tandem Lac-Saint-Jean-Est entourent une jeune qui utilise un BÉCIKvert. (Absente sur la photo, Karen Cayouette de la CLÉ, centre de lecture et d’écriture).

Place au BÉCIKvert à Alma

La collaboration de cinq organismes de la MRC Lac-Saint-Jean-Est est à l’origine d’un nouveau service de prêt de vélos. Les BÉCIKvert sont maintenant accessibles, aux quelques points de services situés à Alma, et ce, tout à fait gratuitement. Le projet-pilote, lancé au cours des derniers jours, est en fonction jusqu’à la fin du mois de septembre.

L’initiative portée par Accès conditions vie Lac-Saint-Jean-Est, le Carrefour jeunesse-emploi Lac-Saint-Jean Est, Tandem Lac-Saint-Jean-Est, le Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est et La CLÉ, centre de lecture et d’écriture, a obtenu un financement de 4560$ provenant du nouvel appel de projets citoyens en développement durable de la Ville d’Alma lancé en mai dernier.

Le principe est bien simple. En présentant une pièce d’identité à l’un des points de service, les citoyens ont accès à l’un des cinq vélos et même à un casque. Le vélo est prêté pour une durée maximale de 24 heures et peut être remis dans n’importe quel point de service, soit au Carrefour jeunesse-emploi (CJE) Lac-Saint-Jean Est, chez Vélo-Jeunesse ou à la Friperie du Groupe Coderr. Les jeunes de moins de 18 ans doivent être accompagnés d’un adulte pour obtenir un vélo.

Le BÉCIKvert est prêté aux citoyens pour une durée maximale de 24 heures.

Le projet-pilote a été élaboré au fil des quelques rencontres entre les divers partenaires. Manon Girard mijotait l’idée depuis trois ans. « Au début, nous le faisions sans savoir que nous allions obtenir du financement. On avait tenté un projet similaire, il y a quelques années. Cela avait duré un été. Ça n’avait pas fonctionné, faute de financement. Manon avait la même idée de son côté, alors on a relancé l’idée », explique Éric Audet de Tandem Lac-Saint-Jean.

L’implication de plusieurs représentants d’organismes jeannois a facilité la mise sur pied du projet présent dans d’autres villes québécoises. « C’est un appui. On ne peut pas porter seul ce type de projet. C’est lourd. En plus, nous avons déjà nos activités dans nos organismes. Plus il y a d’organismes impliqués, plus de gens s’approprient les vélos », ajoute-t-il.

Par ailleurs, le regroupement de cinq organismes permet de rejoindre une plus grande part de la population. « Cela répond aux besoins de plusieurs de nos usagers. Au premier emploi d’été, ils n’ont pas de permis de conduire et n’ont pas accès à un véhicule. Cela facilite leur intégration au marché du travail », souligne la directrice générale du CJE Lac-Saint-Jean Est, Mylène Girard.

Les bienfaits du projet en essai pour les mois à venir sont multiples. « Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement dans la santé des gens. Ça permet de briser l’isolement en plus de donner un accès aux services à des personnes en situation de pauvreté », ajoute Manon Girard. Celle-ci espère que le vélo se greffera aux habitudes de vie des citoyens.

Vélos récupérés

Les vélos utilisés pour la réalisation du projet en sont à leur deuxième vie. Ils ont été remis en ordre par les jeunes de l’entreprise d’économie sociale qu’est Vélo-Jeunesse. L’organisme dédié à la récupération de vélo utilise, en moyenne, 80% de pièces réutilisées. Les vélos ont tous été peints et identifiés aux couleurs de BÉCIKvert.