Alexandre Cloutier

Pilotage: «Ne pas de déshabiller Jacques pour habiller Pierre», dit Cloutier

Le critique péquiste en matière d’Éducation et d’enseignement supérieur souhaite que le gouvernement du Québec réponde à la demande du Cégep d’Abitibi-Témiscamingue en lui offrant un programme d’exclusivité autre que le pilotage d’aéronefs.

lexandre Cloutier dit comprendre que l’institution d’Abitibi cherche des moyens pour se développer, mais selon lui, la solution n’est pas de déshabiller Jacques pour habiller Pierre. Il demande donc à Québec de ne pas toucher au programme de pilotage d’aéronefs que développe le Centre québécois de formation aéronautique depuis 50 ans, et d’en chercher un autre qui permettrait au campus de Val-d’Or de se démarquer.


«Les écoles nationales (comme pilotage et ATM) permettent aux cégeps des régions de se distinguer et d’attirer de la clientèle de l’extérieur. Ça les aide à lutter contre les baisses de clientèle et permet l’occupation du territoire québécois. Un Montréalais n’ira pas étudier sciences humaines à Alma, mais viendra pour technique policière, analyse le député. C’est pourquoi il ne faut pas commencer à éparpiller ces écoles un peu partout sur le territoire. Chacune doit avoir sa propre spécialité.»
Le député d’Alma est convaincu que le CQFA du Cégep de Chicoutimi sera en mesure de trouver une solution pour répondre aux besoins exprimés par les compagnies aériennes d’Abitibi qui souhaitent obtenir une formation en pilotage pour les anglophones et les Autochtones.


Quant au collège d’Abitibi, il pourra trouver une niche ailleurs avec l’aide du gouvernement du Québec, estime le député.

Demande
Rappelons que les dirigeants du Cégep de Chicoutimi ont appris avec surprise, lundi, que leurs collègues d’Abitibi-Témiscamingue avaient logé une demande au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour donner une formation de pilote de ligne à l’aéroport de Val-d’Or, mettant en péril l’exclusivité du programme développé à l’aéroport de Saint-Honoré depuis 1968 sous l’impulsion du chanoine Jean-Paul Laliberté.