Les médecins ont débloqué deux artères à Pierre Legendre qui se remet de ses émotions.

Pierre Legendre prend du mieux

Pierre Legendre, l’homme qui s’est effondré au Palais de justice de Chicoutimi mardi, se remet de ses émotions. Il récupère à l’hôpital de Chicoutimi après que les médecins lui aient débloqué deux artères quelques heures après les événements.

« Je n’ai pas vu la lumière au bout du tunnel comme cela arrive à d’autres. Mais bien honnêtement, je me souviens d’être tombé et je me suis ensuite réveillé dans l’ambulance », a lancé Pierre Legendre, lors d’un entretien de son lit d’hôpital.

L’homme de 62 ans de Chicoutimi s’est écroulé vers 12 h 30 dans la salle d’audience 2,10 du Palais de justice de Chicoutimi. Il devait plaider coupable à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies.

Lorsque Pierre Legendre est entré au tribunal, il s’est senti mal, est tombé à genou et s’est cogné la tête sur le plancher.

Immédiatement, la constable spéciale Amélie Tremblay, qui avait la garde de la salle 2,10, s’est approchée et a tenté de s’informer de ce qui se passait.

Elle a rapidement remarqué que l’homme ne respirait plus et qu’il n’avait plus de pouls. Amélie Tremblay, qui est en place que depuis quatre mois, a demandé l’aide de ses collègues, le défibrillateur et l’ambulance.

La jeune femme et ses collègues Jean-Philippe Duguay, Vincent Dufour et Marie-Pierre Racine ont effectué les manoeuvres de réanimation et sont parvenus à ramener l’homme à la vie.

« Je peux te dire que je n’ai pas eu le temps d’avoir peur. On m’a dit que les constables avaient travaillé fort pour me venir en aide et qu’ils ont utilisé le défibrillateur. »

« J’ai été opéré mardi et on m’a débloqué deux artères. Là, tout va bien. Je me remets. Je suis encore à l’hôpital possiblement jusqu’à jeudi », d’ajouter Pierre Legendre, qui pouvait compter sur la présence de son cousin Martin Fortin.

Pendant ce temps, plusieurs personnes s’informaient de l’état de l’homme et n’hésitaient pas à féliciter les constables spéciaux pour leur rapidité à intervenir.

Les constables spéciaux Marie-Pierre Racine, Vincent Dufour, Jean-Philippe Duguay et Amélie Tremblay étaient bien heureux d’avoir contribué à sauver la vie d’un homme.