Pierre Lavoie

Pierre Lavoie dépose deux mémoires

Pierre Lavoie a profité de la consultation publique sur la sécurité routière pour déposer deux mémoires liés à la sécurité des cyclistes et coureurs. Il souhaite l'installation de bandes rugueuses sur la très grande majorité des routes où la configuration de celles-ci peut le permettre, en plus de l'ajout d'un dispositif sonore sur les véhicules moins bruyants.
Le porte-parole de la consultation sur la sécurité routière, Alain Gelly, et le secrétaire, François Rémillard, à l'emploi de la SAAQ, ont écouté les mémoires présentés pendant la journée de consultation qui avait lieu à Chicoutimi, lundi.
Ces deux mémoires ont été présentés devant Alain Gelly et François Rémillard, respectivement porte-parole et secrétaire de la consultation publique de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). Au cours d'une allocution d'environ 10 minutes, Pierre Lavoie a exposé ses arguments basés sur ses expériences personnelles, autant en tant qu'usager de la route qu'en tant que cycliste et coureur. Il a également déjà été moniteur de conduite pendant 10 ans. Il mijotait l'idée de suggérer l'installation de bandes rugueuses depuis un certain temps. Dans l'exercice de ses fonctions, Pierre Lavoie parcourt 100 000 kilomètres en auto par année, roule 8000 km à vélo et court régulièrement en bordure de route.
« Lorsque ces bandes ont été installées sur la route 175 dans la Réserve faunique des Laurentides, je me suis dit : "enfin, elles vont nous protéger". Je savais que ça allait améliorer le bilan routier de façon exponentielle, surtout avec l'arrivée des messages texte et autres distractions au volant. Quand il n'y a pas de bande rugueuse, les automobilistes débordent sur l'accotement et lorsqu'ils débordent, ils risquent de frapper un cycliste. »
Pierre Lavoie propose d'adapter la taille de la bande rugueuse en fonction de la limite de vitesse. En ce sens, une bande dans une zone de 90 km/h sera plus accentuée que celle dans une zone de 50 km/h. Selon M. Lavoie, ces bandes ont un effet de cloisonnement pour les usagers, ce qui les force inévitablement à ralentir.
« C'est une façon de faire qui fonctionne un peu partout dans le monde, a ajouté le fondateur du Grand défi. Ça fait en sorte que ça vient sécuriser les cyclistes et tous les usagers de la route. Ça fait toute une différence. Non seulement ça avertit l'automobiliste, mais ça avertit aussi le cycliste parce que lorsqu'une voiture roule sur une bande rugueuse, ça fait du bruit et ça le prévient. »
Le grand manitou des saines habitudes de vie a noté que ce mode de fonctionnement a fait ses preuves dans certaines villes des États-Unis. Il a aussi fait état de l'asphaltage des bordures de routes, ce qui n'était pas dans un passé pas si lointain.
Dispositifs sonores
Pour ce qui est de l'ajout de dispositifs sonores sur les véhicules plus silencieux, par exemple les voitures électriques ou encore les autobus de ville pour lesquels le moteur est situé à l'arrière de l'habitacle, Pierre Lavoie a expliqué que de telles façons de faire sont effectives en Europe.
« Le ministère des Transports a toujours été soucieux de la sécurité routière, et la preuve, c'est qu'il a créé une consultation publique, a souligné Pierre Lavoie. Le bilan s'est amélioré dans les dernières années, et il peut encore être plus positif par l'implantation de petites choses. Nos routes sont de plus en plus sécuritaires, il faut maintenant protéger tous les usagers. »
Un niveau de participation apprécié
Une dizaine de citoyens se sont présentés à la consultation publique sur la sécurité routière, lundi, afin de partager leurs suggestions, propositions et observations à propos du réseau routier québécois.
Menée par la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ), en collaboration avec le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports, la consultation visitait une septième ville, sur un total de 11, depuis le début de la tournée provinciale, qui a débuté le 3 février à Chibougamau. Lundi, les enjeux sur le partage de la route avec les cyclistes, la question de l'alcool au volant et le non-respect des feux rouges ont rempli une grande partie des discussions.
« Des gens très intéressants à entendre, qui sont préparés, qui savent de quoi ils parlent et vous êtes en mesure de constater qu'il y a une grande préoccupation, a observé Alain Gelly, un ancien policier du Service de police de la ville de Lévis, aujourd'hui enseignant en techniques policières au Campus Notre-Dame-de-Foy et porte-parole de la consultation. Si tout le monde se passe le mot, on va avoir des pistes de solution pour améliorer le bilan en sécurité routière. »
Si la situation des véhicules lourds et la cohabitation entre les véhicules et les tracteurs agricoles sont propres à notre région, Alain Gelly n'a pas ciblé de sujets de discussion qui ont particulièrement distingué Saguenay des autres villes visitées jusqu'à maintenant. Il a expliqué que tous les sujets forment un tout et qu'au final, ils sont pratiquement tous abordés à un moment ou un autre.
Très actifs en prenant beaucoup de notes pendant les représentations, Alain Gelly et François Rémillard, secrétaire de la consultation, vont formuler une synthèse des 11 consultations publiques, avant de remettre des recommandations au ministre des Transports Laurent Lessard.
« On va lui rapporter fidèlement ce que les gens nous auront dit, a promis M. Gelly. Maintenant, quelles seront les orientations et les décisions qui seront prises ? La réponse appartient au ministre. » Jonathan Hudon