Marc Pettersen.

Pettersen s’oppose au pont de Tadoussac

Le conseiller municipal de Saguenay Marc Pettersen a vu les cheveux lui dresser sur la tête, jeudi, en apprenant qu’une société chinoise s’intéressait à la construction d’un futur pont sur le Saguenay entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, ainsi que d’un nouveau chemin de fer entre Dolbeau et Baie-Comeau.

En entrevue, le conseiller dénonce la volonté de la Côte-Nord de promouvoir un tel projet, qu’il qualifie de « pharaonique », en laissant croire qu’il ne s’agirait que d’un projet d’investissement de 300 M $.

Faisant référence à des études sérieuses commandées par le gouvernement du Parti québécois à la fin des années 90, M. Pettersen affirme que les coûts estimés atteignaient alors près de 1,5 G $. « Les promoteurs actuels font miroiter à la population que ça coûterait en dollars d’aujourd’hui entre 300 et 350 millions de dollars alors que partout sur la planète, les coûts vont toujours en augmentant et pas en diminuant. Sans se tromper, le pont sur le fjord du Saguenay, avec tous les défis techniques, coûterait au moins le tiers de ce que le pont Champlain a coûté à Montréal », affirme-t-il.

En ce qui a trait au projet de nouvelle ligne ferroviaire entre Dolbeau et Baie-Comeau, M. Pettersen prétend que le gouvernement Legault s’apprête à accorder une subvention de 8,5 M $ pour une étude pour un lien ferroviaire de 1,5 G $, afin de permettre au blé de l’Ouest de transiter par train jusqu’à Baie-Comeau, plutôt que par voie maritime. « Je m’inscris en faux contre ce projet qui est destiné seulement à la multinationale Cargill. »

Selon lui, les députés fédéraux de Chicoutimi aux Communes dans les années 80, Marcel Dionne et André Harvey, affirmaient que le port de Grande-Anse était accessible par les lignes de chemin de fer existantes. Cela s’avérerait être beaucoup moins cher puisqu’il faudrait seulement rénover le chemin de fer existant et ajouter un nouveau tronçon de moins de 60 kilomètres en Haute-Mauricie.

Le projet est également dénoncé par l’ex-député libéral Serge Simard, qui estime qu’un tel projet de chemin de fer équivaut à contourner le Saguenay–Lac-Saint-Jean, donc au détriment des installations portuaires de Grande-Anse.