Marc Pettersen dénonce l’ingérence des hauts fonctionnaires dans les affaires politiques.
Marc Pettersen dénonce l’ingérence des hauts fonctionnaires dans les affaires politiques.

Pettersen dénonce «l'ingérence» des hauts fonctionnaires

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Les circonstances entourant la nomination du président d’arrondissement de Chicoutimi en 2017, Michel Tremblay, suscitent une nouvelle grogne.

Ce dernier a confirmé sur les ondes de CKAJ 92,5, vendredi dernier, que ce sont des fonctionnaires qui ont fait « pression » pour qu’il se présente à la tête de Chicoutimi. Une pression, semble-t-il, pour éviter que le conseiller Marc Pettersen obtienne la présidence. Ce dernier, rappelons-le, dénonce depuis quelques années la mainmise de la haute fonction publique sur la ville. 

« C’est une aberration », a dénoncé Marc Pettersen, en pleine séance du conseil de lundi, promettant que cette histoire ne s’arrêtera pas là. « À Jonquière et à la Baie, ce sont les citoyens qui ont donné le pouvoir à leurs conseillers de nommer un président d’arrondissement, mais à Chicoutimi, ce sont des non-élus. Ça vient prouver ce que je dis depuis longtemps, ce sont les hauts fonctionnaires qui ont pris le contrôle de la ville. »


« Ça vient prouver ce que je dis depuis longtemps, ce sont les hauts fonctionnaires qui ont pris le contrôle de la ville. »
Marc Pettersen

Enquête de la Commission municipale

En 2017, ce sont les élus de Chicoutimi qui ont voté pour Michel Tremblay, le candidat préféré des membres de l’ERD, dont les seuls trois conseillers élus se trouvent dans cet arrondissement. Déjà à cette époque, cette nomination avait causé des vagues. Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, la Commission municipale a enquêté sur le processus menant à cette nomination. Des élus, dont la mairesse, ont été interrogés par les procureurs au cours de l’année 2019. « Il a été démontré que tout a été fait dans les règles de l’art. Il n’y a pas eu de reproche sur cette nomination », a répondu Stéphane Bégin, du cabinet de la mairesse. 

D’autres intervenants rencontrés par la commission municipale n’ont toutefois pas eu la confirmation que l’enquête est bel et bien terminée, comme le laisse entendre le porte-parole de Josée Néon. 

La commission tentait de savoir si un élu, dont un membre de l’ERD ou la mairesse, aurait convaincu Michel Tremblay de quitter son parti politique en échange de la présidence de l’arrondissement de Chicoutimi. Ce poste ajoute près de 16 000 $ au salaire annuel de conseiller. Des rumeurs qui, après avoir fait l’objet de discussions à CKAJ 92,5, ont été rapidement démenties par le principal intéressé, Michel Tremblay. 

Ce dernier, précisons-le, a quitté le Parti des citoyens deux jours après les élections municipales 2017. Une dizaine de jours plus tard, il a été nommé par ses pairs à la présidence de Chicoutimi.