Des bénévoles s’occupaient d’un chien, au passage du Quotidien. Il n’y en avait que deux disponibles à l’adoption, alors que le refuge accueille majoritairement des chats.

Pétition pour les animaux dans les logements: déjà 19 000 signatures

Une pétition circulant sur Internet demande un changement dans les baux résidentiels à l’approche du 1er juillet, soit le jour le plus important du côté des déménagements. Ils aimeraient voir mettre en place une loi empêchant l’interdiction d’avoir des animaux de compagnie dans un logement. Selon eux, cette mesure aiderait à réduire le nombre d’abandons d’animaux, qui augmente considérablement à ce temps-ci de l’année.

Au moment de la publication, la pétition adressée à la Régie du logement avait atteint 19 000 signatures, sur un objectif de 25 000. Les signataires soutiennent que la clause ne respecte pas présentement la Loi visant l’amélioration de la situation juridique des animaux, qui interdit l’abandon d’un animal.

Rencontré par Le Quotidien, Claudia Côté, directrice générale de la SPCA de Saguenay, est mitigée par rapport à cette idée. D’une part, elle est convaincue que cette nouvelle loi diminuerait le nombre d’abandons. « Ça faciliterait certainement notre travail », a-t-elle laissé tomber. Par contre, elle admet qu’il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte dans le dossier. Si ce règlement voyait le jour, elle aimerait d’abord qu’il soit très bien encadré.

Elle y voit du positif et du négatif. « On comprend que ce ne sont pas tous les propriétaires d’animaux qui sont responsables non plus. Ça peut devenir compliqué pour les propriétaires de logements, quand les gens ne s’occupent pas bien, du côté hygiène. Ça peut devenir dérangeant , a-t-elle admis. Ça pourrait aider les locataires avec des animaux qui doivent souvent débourser plus cher pour payer un logement avec le droit aux animaux. Ils n’ont pas tous les moyens de payer ça. »

Le temps le plus occupé de l’année est déjà commencé à la SPCA, à l’approche du 1er juillet.

La pétition s’intitule Un propriétaire ne peut pas interdire au locataire d’avoir un animal et se retrouve sur Change.org. Elle a été initiée par une Montréalaise, Aurélie Lopes.

Temps fort occupé pour la SPCA

La SPCA de Saguenay comptait, vendredi, 26 animaux, dont 21 chats, quatre chiens, un rat et un lapin. « Le temps des déménagements, c’est un moment particulièrement occupé, pour nous. Tout l’été, c’est notre grosse période. Ça commence avec le déménagement et ça continue jusqu’à l’automne. C’est là qu’on reçoit le plus d’animaux », a-t-elle commenté. Il est difficile de nommer un chiffre exact, mais la directrice avoue que parfois cinq animaux entrent dans l’organisme par jour, alors que d’autres, il n’y en a pas.

Les déménagements, les abandons, mais aussi les plus nombreuses activités extérieures font que plus d’animaux se sauvent et se retrouvent à la SPCA. Les chattes sont en chaleur et les mâles veulent sortir pour aller à leur recherche. Il y a donc plus de naissances.

Les solutions ? « On comprend que dans la vie, des fois, les circonstances changent. Ça arrive que l’on ne puisse plus garder ses animaux. Dans ce temps-là, on demande aux gens de venir les porter au refuge de leur secteur. Un abandon responsable, c’est de venir le porter au refuge, afin qu’il se trouve une famille », ajoute la directrice. Elle continue également de militer pour la stérilisation des animaux, qui diminueraient considérablement le nombre d’animaux dans les refuges.

Là pour conseiller

Si des gens pensent à l’adoption d’un animal, la directrice suggère de passer au refuge. « C’est vraiment dans notre travail de trouver l’animal qui va vraiment avec la famille. » Ils sont là pour conseiller tous les adoptants potentiels et pour les guider vers l’animal qui leur conviendra le mieux. Tous les employés connaissent tous les animaux du refuge par cœur, ce qui fait qu’ils sont les mieux placés pour aider les citoyens à trouver leur compagnon idéal.