Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

Pétition de 110 000 signatures: une autre réplique se trame dans le camp de GNL Sag-Lac

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
La grogne est palpable dans le camp du Mouvement citoyen GNL Sag-Lac, après la remise d’une pétition jugée non représentative de 110 000 signataires s’opposant au projet, mardi, à l’Assemblée nationale. Des internautes tentent de démarrer une pétition pour exiger la démission de Sylvain Gaudreault, député de Jonquière.

Nombreux sont ceux qui ont répondu à l’invitation d’un membre du groupe Facebook GNL Sag-Lac pour appuyer cette initiative. La publication comptait plus de 800 commentaires, jeudi matin, dont « vivement l’adresse de la pétition SVP » et « Il était grand temps, out ».

Le porte-parole Yvon Laprise n’endosse pas cette action et assure qu’il n’en sera pas l’organisateur. Mais il remarque que l’idée fait son chemin dans ses rangs, lui qui reçoit plusieurs messages à ce sujet depuis deux jours sur sa page Facebook.

« Ce n’est pas coulé dans le béton, mais c’est dans la bétonnière », affirme-t-il.

Yvon Laprise préfère de son côté concentrer ses énergies sur la pétition en faveur des trois grands projets que sont Ariane Phosphate, Métaux BlackRock et Énergie Saguenay. Bien qu’en ligne depuis un certain moment déjà, celle-ci connaîtrait une hausse de popularité depuis mardi. Elle vient d’ailleurs de franchir le cap des 9000 signatures.


« Moi je pense que Sylvain Gaudreault a droit à son opinion, nuance le porte-parole. Où je ne suis pas d’accord, où le bât blesse, c’est qu’il n’avait pas d’affaire à aller là, mardi à Québec. Je respecte sa position, mais d’aller là, connaissant l’opinion de ses citoyens… »
Yvon Laprise

La pétition de 110 000 signataires présentée mardi à l’Assemblée nationale n’était qu’un feu d’artifice, aux yeux d’Yvon Laprise, qui soutient que ce résultat a été atteint après « des années de campagne de publicité à grand budget sur Internet » et avec des gens de Montréal.

« Donnez-moi le même budget qu’ils avaient au cours de ces années-là, et je vais en amener pas mal plus que 110 000 des signataires. Et les signataires, d’où viennent-ils ? On voulait avoir le ratio de la région et on n’a jamais été capables de l’avoir. On sait très bien que ça vient de Montréal. […] Les gens de région, on est tannés que ce soit Montréal qui prenne nos décisions », déclare-t-il.