Peter MacLeod, toujours aussi mordant

Après quatre soirées de musique, Peter MacLeod a cassé la routine, hier soir, à Festirame. Plus de 7300 personnes se sont déplacées à Place Festivalma, ce qui en fait la soirée la plus populaire depuis le début du festival.
Et pour cet intermède humoristique, Festirame a choisi un pilier de la scène québécoise. Peter MacLeod a offert son 4e One man show, Sagesse reportée.
Et comme tout bon humoriste, le gars de la Beauce a d'entrée de jeu séduit le public en parlant de son attachement pour la région.
«Michel Barette m'appelle son petit frère. Et Mario Jean, un Bleuet, c'est mon coanimateur à la radio et il m'appelle aussi son frère. Je suis à veille de croire que j'ai de la parenté ici», a lancé l'humoriste.
Le style MacLeod, parfois cru, souvent baveux, a visiblement plu à la foule. Les rires se sont succédé au même rythme que les mots d'église prononcés par l'humoriste. Les blagues de bas de ceinture ont également fonctionné. La soirée n'était vraisemblablement pas pour les oreilles chastes.
Passé 40 ans
Et malgré son récent passage à la quarantaine, MacLeod ne s'est pas assagi. Cette transition a eu des impacts sur sa vie et l'humoriste a voulu prévenir les trentenaires de ce choc, comme les rendez-vous chez le médecin, les maux de dos et le soudain besoin de lunettes.
Il s'est également payé la tête des personnes âgées. Mais en humour, tout passe... enfin presque. Même les enfants y ont goûté. Enfin, ceux de son couple d'amis qui, par désespoir, a confié ses enfants à l'humoriste le temps d'une semaine. Une aventure qui ne lui a pas enlevé le goût d'avoir des enfants un jour. Le temps semble toutefois presser pour cet humoriste qui frôle les 45 ans. «Je n'ai pas le goût d'avoir l'air de Claude Dubois. Je ne veux pas être en couche en même temps que mes enfants.»
Après quelques années à présenter ce spectacle, l'humoriste est sans surprise à l'aise. Il ne se gêne pas pour improviser et, surtout, ajouter des références régionales à ces textes. Un spectateur a également goûté à la médecine de l'humoriste. À deux reprises, MacLeod lui a demandé de lâcher son cellulaire. Une demande enrobée, évidemment, d'humour.
«Ç'a 50 ans et ça texte», a soupiré l'humoriste en pointant le spectateur distrait par son téléphone.
La musique est de retour à Festirame ce soir avec la Coco Fiesta. Kain et Marie-Mai fermeront quant à eux les deux dernières journées du festival almatois.
Pour ceux qui ont manqué le spectacle de Peter Macleod, hier soir, il n'est pas trop tard. L'humoriste, qui était à guichets fermés l'an dernier à Saguenay, amorce ce soir trois jours de supplémentaires au Théâtre Palace Arvida. Il sera sur scène ce soir, vendredi et samedi.