Personnes handicapées: une manif virtuelle pour obtenir des soins à domicile

La Presse canadienne
Profitant de la prise de conscience provoquée par le geste d’éclat de Jonathan Marchand, qui s’était placé dans une cage devant l’Assemblée nationale, des personnes handicapées ont tenu une « manifestation virtuelle », mercredi après-midi.

Une centaine de participants, dont des représentants de la COPHAN (Confédération des organismes de personnes handicapées) et du RAPLIQ (Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec), ont revendiqué « le droit de vivre chez soi » en obtenant des soins et services suffisants, ainsi que du personnel mieux rémunéré.

Linda Gauthier, porte-parole de la manifestation virtuelle, a souligné que les préposés aux soins à domicile qui s’occupent des personnes en situation de handicap à domicile ont tendance à partir pour des établissements publics où ils seront mieux payés.

Le RAPLIQ demande donc que ces préposés obtiennent un traitement apte à concurrencer celui des préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans les CHSLD.

Ces gens demandent aussi le droit de rester chez eux, et non dans un centre de soins de longue durée, et d’y obtenir assez de services et de soins.

En août, Jonathan Marchand avait provoqué une prise de conscience au sein de la population en se plaçant dans une cage, devant l’Assemblée nationale, revendiquant de pouvoir quitter l’établissement de soins de longue durée pour pouvoir vivre chez lui et y obtenir des soins adéquats à domicile.

En plus des nombreuses personnes qui ont pris la parole afin de revendiquer « le droit de vivre chez soi », d’autres ont profité de la manifestation virtuelle pour lancer un cri du cœur au gouvernement et à leurs élus respectifs.

Lisa D’Amico, l’une des participantes, a notamment mentionné qu’il ne suffit pas de recevoir un soutien à domicile, mais qu’il est aussi nécessaire d’obtenir un soutien social.

« Il faut sortir du principe de soutien à domicile, car on a besoin d’assistance à l’intérieur du domicile, mais également à l’extérieur, sans quoi notre maison ou notre appartement devient notre prison. Si on continue de dire soin à domicile, c’est comme si on nous condamnait au confinement éternel. Nous avons le droit d’agir comme des citoyens normaux et de bénéficier de la société », a-t-elle souligné. AVEC EVE-MARIE FORTIER