L'église Saint-Jean-Eudes a été construite en 1953. La rencontre de lundi avait été annoncée bien en évidence.

Personne pour le comité pour assurer l'avenir de l'église Saint-Jean-Eudes

Le Comité d'étude du patrimoine immobilier d'Arvida (CEPIA) tenait lundi soir une rencontre sur l'avenir de l'église Saint-Jean-Eudes dans le but notamment de créer une équipe de recherche de projets pour assurer l'avenir de cet édifice. Les paroissiens présents n'ont pas répondu à l'appel alors que personne ne s'est manifesté pour faire partie de ce comité.
La rencontre s'est déroulée directement dans l'église de la rue Bonneau et a attiré environ 75 personnes. Tout au long de la rencontre, plusieurs ont semblé contester les idées et constats avancés par le représentant au sein du CPIA pour Saint-Jean-Eudes, Réal Truchon, ainsi que la présidente du conseil de la fabrique, Lucie Royer. 
Ces derniers ont débuté la rencontre en présentant des états financiers spécifiques à l'église Saint-Jean-Eudes, même si concrètement la paroisse comprend aussi Sainte-Thérèse, Saint-Mathias et Saint-Jacques (église fermée). Les revenus en 2016 se sont établis à 33 620$, tandis que les dépenses ont atteint 48 277$, le tout pour un déficit estimé de 14 657$. Ce déficit est assez semblable à ceux connus au fil des cinq dernières années qui ont contribué à créer une dette de plus de 100 000$. La paroisse a tenté de revoir à la baisse certains frais payés à l'Évêché de Chicoutimi, mais en vain.
Par la suite, une étude réalisée par la Société Germain Laberge architecte a été présentée sur les travaux à faire pour mettre aux normes l'église construite en 1953. À court terme, des travaux urgents de l'ordre d'environ 65 000$ devraient être faits. Dans un horizon d'un à quatre ans, le montant oscillerait autour de 217 000$. Au total, ce sont plus de 400 000$ qui seraient nécessaires. «Le toit est fini», a reconnu devant l'assemblée Mme Royer. Elle a enchaîné en révélant que des travaux de réparation avaient été faits à même des fonds pigés à même une collecte destinée à la construction d'un nouveau toit. Un citoyen s'est alors objecté, prétextant que les travaux d'entretien auraient dû être payés à même les fonds courants.
Par la suite, plusieurs idées ont été lancées par les citoyens présents, allant de la location de salle, en passant même par l'organisation de tirages moitié-moitié ou encore la transformation en salle communautaire. Toutefois, quand est venu le temps de faire partie du comité sur l'étude de solutions, personne n'a osé se proposer. Ce comité aurait dû opérer en mode accéléré et remettre ses conclusions au CEPIA à la mi-août, car ce dernier doit faire connaître ses recommandations en novembre. Ce délai a été jugé beaucoup trop court par les paroissiens présents.