Le directeur des opérations des Saguenéens, Serge Proulx, est impressionné par l’appui de la population régionale envers son équipe junior majeur qui dure depuis près de 46 ans.

Les Saguenéens: un actif dans la communauté

Les Saguenéens ont accueilli le 4 000 000e spectateur de leur histoire, le dimanche 18 novembre, avant la rencontre face aux Wildcats de Moncton. Le partisan Serge Duchesne a même eu l’honneur de faire la mise en jeu protocolaire. Sur les 18 formations de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, les Saguenéens sont seulement les quatrièmes à franchir le cap des quatre millions de spectateurs. Depuis le début de sa 46e saison, l’équipe connaît également une hausse de 15 % de son achalandage au Centre Georges-Vézina. Le Progrès et Radio-Canada offrent donc à l’organisation la première étoile (le titre de personnalité) du mois de novembre.

«Autant pour la communauté d’avoir une équipe de cette envergure, c’est extraordinaire. Autant pour les Saguenéens d’avoir la communauté derrière eux, autant du Saguenay que du Lac-Saint-Jean, ça nous permet de nous dépasser tout le temps et d’être présents pour les gens.»

Ayant vu le jour en 1973, les Saguenéens sont maintenant très bien établis au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, mais aussi dans la population régionale. «Les Saguenéens au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est viral, lance sans détour le directeur des opérations de l’équipe, Serge Proulx. Avoir quatre millions de spectateurs, il faut le faire.»

Les Saguenéens ont accueilli le 4 000 000e spectateur de leur histoire le 18 novembre.

Arrivé dans les bureaux du Centre Georges-Vézina en 2016, il a eu l’occasion de prendre conscience de l’importance de l’organisation dans la dynamique régionale. «C’est enraciné, c’est profond, ça fait partie des moeurs. Même si des gens aiment moins le sport ou le hockey, tout le monde connaît les Saguenéens de Chicoutimi et connaît de près ou de loin des gens impliqués ou passionnés. Le club amène le sentiment d’appartenance régional. Depuis que je suis arrivé ici, ça m’impressionne et je me sens privilégié de vivre dans cette communauté. Tu en vois toute la force et l’ampleur», fait-il valoir, axant sur les nombreuses implications de l’organisation pour différentes causes.

Par exemple, mercredi dernier, quelques joueurs participaient à une activité avec le Club des petits déjeuners. Les Sags ont ensuite annoncé le retrait du chandail de Patrice Tremblay, qui aura lieu le 29 décembre. En début d’après-midi, des joueurs et des entraîneurs ont participé à une compétition amicale de tir de CF-18 pour amasser des fonds pour Centraide. «Dans la même journée, ce sont trois événements d’envergure complètement différente. Ça illustre bien c’est quoi les Saguenéens de Chicoutimi. On est impliqués et ce n’est pas seulement du hockey», annonce Serge Proulx.

«Le mot-clé, c’est fierté, reprend le directeur des opérations. Tous ceux qui ont été propriétaires ou à la gestion du club ont fait leur possible dans un très très haut pourcentage pour s’assurer que l’équipe soit représentative et compétitive afin que les gens en soient fiers. Oui, sur une histoire de 46 ans, il y a des hauts et des bas, c’est sûr, mais c’est clair que la fierté a toujours été à l’avant-plan pour que les gens se retroussent les manches.»

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EXCELLER UN JOUR À LA FOIS

Il n’y a pas seulement dans le vestiaire que les efforts sont mis pour la réussite des Saguenéens, mais également dans les bureaux administratifs... une journée à la fois.

«On est tous compétitifs, tous les gens de l’organisation. Ça part de là. Tous les employés aiment exceller et avoir du succès. Ça transpire du haut, des gestionnaires, et tout le monde porte ces valeurs et veut arriver à ce que l’équipe se démarque année après année, en respectant les cycles, on en est bien conscients», confie Serge Proulx. 

«C’est d’exceller tous les jours. Quand on fait les bonnes choses, normalement, il arrive de bons résultats, laisse tomber le directeur des opérations, reprenant les paroles de l’entraîneur-chef Yanick Jean en insistant sur le processus global et l’objectif à atteindre tant sur la glace qu’à l’administration. 

«On ne peut pas arriver à côté de ça. C’est sûr qu’on s’en va vers ça. On y croit tellement», d’exprimer Serge Proulx.

Les efforts commencent à porter leurs fruits aux guichets alors qu’après le premier tiers de la saison, les Saguenéens affichent une hausse appréciable au niveau des assistances avec une moyenne de 2500 spectateurs par match, soit une augmentation de plus de 12%. «Je pense que les gens sont rendus à comprendre ce qu’on est en train de faire. On essaie de servir toutes les clientèles», rappelle Serge Proulx, mettant en avant-plan les promotions pour les gens d’affaires, les détenteurs d’abonnements ou encore les jeunes partisans. 

«Le monde attire le monde et les gens se disent qu’il est en train de se passer de quoi avec les Sags. Ils veulent faire partie de ça et s’intégrer à ce mouvement de masse. Une fois que c’est parti, ça fait boule de neige et ça peut nous mener à des sommets extraordinaires et on le sent», raconte Serge Proulx qui espère revivre avant longtemps l’euphorie des séries éliminatoires de 2017, notamment le match numéro 6 de la demi-finale face aux Sea Dogs de Saint-Jean dans un amphithéâtre bondé. 

«Quand on menait 3-2 et 5-3, j’en parle et j’en ai encore des frissons. C’est ce qu’on veut redonner aux gens. C’est tellement extraordinaire. C’est la paie du coeur pour les membres de l’organisation de voir les gens triper et savourer la victoire», de mettre en valeur Serge Proulx.