Le maire d'Alma, Marc Asselin, tient ici le cadre contenant les médailles d'or, d'argent et de bronze qui a été remis par SPORTSQUÉBEC à la municipalité et ses partenaires en guise de remerciement pour l'organisation de la 52e finale des Jeux du Québec à Alma, du 24 février au 4 mars.

Jeux du Québec à Alma: une partie parfaite

Lorsque le rideau est tombé sur la 52e finale des Jeux du Québec à Alma, SPORTSQUÉBEC a accordé une médaille d'or au comité organisateur (COFJQA). Parmi les éléments qui ont contribué au succès, le maire d'Alma, Marc Asselin, cible, entre autres, l'importante implication du milieu tant en matière de bénévolat que d'appuis financiers, la présence de piliers fiables à des postes clés et des installations de premier plan pour la tenue des compétitions.
«Je reçois cette reconnaissance (personnalité du mois de février) avec humilité parce que c'est une affaire d'équipe», a indiqué le maire de la ''Ville de l'hospitalité''. En entrevue, le maire Asselin a rappelé que l'aventure des Jeux du Québec à Alma a germé en 2009 lorsqu'il a été élu la première fois. «Nous n'aurions jamais été capables de tenir les Jeux du Québec sans rénover le centre Mario-Tremblay (CMT) qui était usé à la corde. Ç'a été un de mes thèmes de la campagne de 2009, mais ça me prenait l'appui du conseil qui me l'a donné assez rapidement et de façon unanime», dit-il en rappelant que mener à bien le projet de réfection du CMT n'avait pas été facile «parce que les programmes gouvernementaux n'étaient pas toujours disponibles». Grâce aux appuis du ministre Yves Bolduc et du député Alexandre Cloutier, Alma a pu procéder à la réfection du CMT et envisager de présenter sa candidature pour accueillir les Jeux.
Le projet a été abordé en séance du conseil municipal en février 2014 et une première approche a été effectuée auprès de Jean-Denis Toupin, de Proco Métal, pour assurer la présidence du comité organisateur. «M. Toupin était un choix naturel pour moi», assure celui qui a oeuvré comme bénévole pendant 25 ans, dont plusieurs années à la barre de Festirame. «La famille Toupin, avec Proco Métal, a toujours été impliquée dans le sport, que ce soit pour le cyclisme, la chaloupe à rames, la course à pied, etc. C'était le candidat idéal, mais il était très occupé parce qu'il prenait la relève de l'entreprise.» Cette première étape franchie, l'organisation a bâti une équipe de personnalités bien connues, impliquées dans le milieu et fiables pour mener à bien les tâches confiées. «Je me suis entouré de personnes que je connaissais déjà et que je savais qu'elles feraient la job», relate le maire.
Préparer une relève
Ces habitués des organisations ont permis d'établir des bases solides, mais aussi d'attirer une relève. «On se connaît tous ici. Nous sommes un milieu tricoté serré. On a repêché des vétérans, mais on a vu arriver une nouvelle génération (de bénévoles). C'était l'un des objectifs avec la tenue de ces Jeux parce qu'effectivement, c'est de plus en plus difficile pour les aînés de tenir la cadence, convient M. Asselin. En ce qui concerne les 3100 bénévoles, je n'avais pas trop de craintes parce qu'à l'époque où j'étais à Festirame, lorsqu'on lançait un appel, il en arrivait 400 d'un coup sec. Ici, nous avons une culture du bénévolat, ce qui aide, comparé à d'autres régions plus grandes et plus impersonnelles.»
Le maire d'Alma souligne aussi la collaboration importante de la MRC Lac-Saint-Jean, avec entre autres les municipalités de Saint-Bruno, Hébertville et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix qui ont accueilli des compétitions. «Et il ne faut pas oublier non plus les partenaires financiers qui nous ont permis de ramasser des fonds privés d'une façon assez exceptionnelle, souligne le maire Asselin. Ç'a aussi impressionné SPORTSQUÉBEC de voir que le milieu et les environs se sont beaucoup impliqués, et ce, malgré le fait qu'on les sollicite aussi pour les fêtes du 150e. Mais on dirait que quand il y a une morosité dans l'économie, il y a une solidarité plus forte qui se crée.»
Une fois les Jeux finis, SPORTSQUÉBEC a déclaré au Comité organisateur qu'il avait fait une partie parfaite. «On était arrivés un peu sûrs de nous devant eux quand on a fait le ''pitch'' pour notre candidature, mais on a livré la marchandise. Comme on dit, les bottines ont suivi les babines», a conclu le maire avec satisfaction.
Nouvelles alliances pour des projets
La réfection du centre Mario-Tremblay et la construction d'un centre multisport font partie des retombées positives des Jeux du Québec pour la population almatoise et les environs.
«La population va pouvoir se servir de ces installations pour les 30-40 prochaines années. C'est un héritage, souligne le maire d'Alma, Marc Asselin. On a monté quelque peu la dette, mais le service de la dette n'a même pas été hypothéqué et il a même baissé.»
En plus de constituer un legs important pour la pratique sportive jeannoise, le maire Asselin y voit aussi de nouvelles opportunités pour tenir de nouveaux événements d'envergure qui ne pouvaient être présentés auparavant faute d'espaces disponibles. 
La position géographique d'Alma entre le Saguenay et le Lac-Saint-Jean laisse entrevoir de nouvelles alliances. «On a bien vu qu'on avait des plateaux qui peuvent servir à d'autres événements d'envergure. On est de plus en plus régionaliste. Avec les années, Saguenay va certainement s'ouvrir un peu plus vis-à-vis la région et on pourrait se mettre ensemble, avance-t-il en entrevue. Pour faire quelque chose qui dépasse nos frontières, il faut qu'on soit capable de se parler, d'être d'accord et de se faire confiance. (...) C'est à force de se parler qu'on s'apprécie, qu'on se respecte et qu'on fait confiance.»