Personnalité du mois

Une pose pour le rose ne cesse de grandir

En mettant sur pied Une pose pour le rose, la photographe Marilyn Bouchard ne se doutait guère que trois ans plus tard, son initiative permettrait de remettre près d’un demi-million de dollars à la Société canadienne du cancer (SCC). L’objectif de 325 000 $ pour l’édition 2019 a été largement dépassé, pour atteindre 480 000 $. Les trois éditions de l’activité-bénéfice ont permis d’amasser plus de 800 000 $ afin de lutter contre le cancer du sein.

Le projet d’une personne est devenu, en l’espace de trois ans, celui de bien des gens. Cette année, pendant près de 10 jours, 270 photographes et des milliers de bénévoles ont immortalisé le portrait de 12 000 femmes. Celles-ci devaient remettre une somme de 20 $ en échange du cliché.

Personnalité du mois

50 ans et encore plein de projets pour les Pichous

La 50e édition du 15 km des Pichous aura été celle de presque tous les records, car seuls ceux de Phil Laheurte et d’Hélène Rochefort tiennent toujours. «Mais ce n’est que partie remise», lance avec conviction Mario Boily, qui nourrit de grandes ambitions pour l’événement qui a célébré un demi-siècle d’existence.

Président du comité organisateur du 50e, Mario Boily voit grand pour ce rendez-vous des amateurs de course. «Personne ne me croyait quand je disais qu’on pouvait attirer 2000 coureurs. Même mes collègues du comité organisateur étaient sceptiques. Mais moi, je travaillais pour ça et j’étais très confiant.»

Personnalité du mois

Les yeux et les oreilles de la prévention

Le Centre de prévention du suicide 02 compte sur une équipe de bénévoles qui lui permet de répondre aux appels de détresse 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Ses bénévoles, qui sont à la base même de la mise sur pied de l’organisme, contribuent à sauver des vies, mais ils font aussi la particularité du centre qui est l’un des seuls au Québec à compter sur eux pour mener à bien sa mission. Mélanie Lapierre, intervenante, représente l’équipe de bénévoles du centre qui reçoit le titre de personnalité du mois décerné par Le Progrès et Radio-Canada.

Ils sont jeunes ou plus âgés, retraités, travailleurs ou étudiants. Ce sont des gens de coeur, à l’écoute, qui entrent facilement en contact avec les autres et qui font preuve d’empathie, sans repartir à la maison avec les problèmes des autres sur leurs épaules.

Les bénévoles du Centre de prévention du suicide 02 (CPS02) se relaient afin d’assurer une écoute aux personnes du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Chibougamau-Chapais qui ont besoin de parler. Chaque année, 40 personnes de la région s’enlèvent la vie. Eux, ils tentent d’améliorer les statistiques.

La personnalité du mois

40 ans d’excellence musicale

L’Orchestre symphonique du Saguenay–Lac-Saint-Jean (OSSLSJ) a soufflé ses 40 bougies cette année. La formation, née du dévouement de musiciens passionnés, est maintenant reconnue pour sa musique de qualité, son offre diversifiée et son implication avec la population. Afin de célébrer son anniversaire important, la direction de l’institution a prévu une année chargée de souvenirs, d’hommages et de surprises. Christine Boily, qui détient le poste de directrice générale de l’OSSLSJ depuis huit ans, incarne le titre de personnalité du mois remis par Le Progrès et Radio-Canada.

Ayant étudié au Conservatoire de Chicoutimi, Christine Boily a toujours baigné dans l’univers de la musique classique. Cette native de la région, qui a elle-même joué dans l’orchestre, a toujours travaillé dans ce domaine. « Mon emploi touche mes deux passions, la musique et la gestion », a souligné la directrice, rencontrée à son bureau par Le Progrès.

Personnalité du mois

Les Saguenéens: un actif dans la communauté

Les Saguenéens ont accueilli le 4 000 000e spectateur de leur histoire, le dimanche 18 novembre, avant la rencontre face aux Wildcats de Moncton. Le partisan Serge Duchesne a même eu l’honneur de faire la mise en jeu protocolaire. Sur les 18 formations de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, les Saguenéens sont seulement les quatrièmes à franchir le cap des quatre millions de spectateurs. Depuis le début de sa 46e saison, l’équipe connaît également une hausse de 15 % de son achalandage au Centre Georges-Vézina. Le Progrès et Radio-Canada offrent donc à l’organisation la première étoile (le titre de personnalité) du mois de novembre.

«Autant pour la communauté d’avoir une équipe de cette envergure, c’est extraordinaire. Autant pour les Saguenéens d’avoir la communauté derrière eux, autant du Saguenay que du Lac-Saint-Jean, ça nous permet de nous dépasser tout le temps et d’être présents pour les gens.»

Personnalité du mois

Jean Delisle, le grand manitou du tennis

La passion de Jean Delisle pour le tennis l’a amené à organiser des tournois prestigieux dans la région depuis quatre décennies. Avec son équipe, il vient de clore la 13e édition du Challenger Banque Nationale de Saguenay qui attire l’élite du tennis féminin et ses étoiles montantes. Président du comité organisateur du Challenger, Jean Delisle est la personnalité du mois d’octobre Radio-Canada – Le Progrès.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean Delisle fait partie des grands manitous du tennis depuis les années 70. « C’est ma folie. Il faut bien que je l’admette, convient-il en riant. Ça fait 40 ans que j’organise des tournois ! »

Président du comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Saguenay, Jean Delisle vient de clore une 13e édition de ce tournoi qui attire l’élite internationale et les étoiles montantes du tennis féminin. À 77 ans, il fait partie des organisateurs chevronnés de tournois de tennis d’envergure régionale, provinciale, nationale et internationale tenus dans la région.

Personnalité du mois

Sébastien Pilote sur une lancée

PERSONNALITÉ DU MOIS / Le cinéaste de Saguenay, Sébastien Pilote, joue maintenant dans la cour des grands. Son tout récent long métrage, La disparition des lucioles, qui met en vedette Karelle Tremblay et Pierre-Luc Brillant, est sur toutes les lèvres des cinéphiles. Il raconte l’histoire d’une jeune fille qui finit son secondaire. Elle vit des relations tumultueuses avec son père, son beau-père et un nouvel ami plus âgé qui lui donne des leçons de guitare. On la suit dans son quotidien où elle cherche de l’espoir et le sens de la vie, ce qui n’est jamais facile pour elle. C’est le troisième long métrage du cinéaste.

Le réalisateur s’est toujours intéressé au cinéma. Au cégep, il avait choisi un cours complémentaire dans ce domaine, ce qui lui avait donné la piqûre. Il a ensuite continué ses études en arts avec une concentration en cinéma. Il a maintenant à son actif quatre films, qui ont été présentés dans les plus grands festivals de cinéma du monde, tels que Sundance, Cannes et Barcelone.

Actualités

«L’ACFAS de tout le monde»

Dans les petits pots les meilleurs onguents. L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) n’a pas fait mentir l’adage, au début du mois de mai, alors que membres de la direction, professeurs, chercheurs et étudiants ont mis leurs efforts en commun pour accueillir le 86e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS). Un petit campus, certes, mais une énergie débordante et une communauté tissée serrée qui a su relever le défi titanesque de recevoir 3200 congressistes pendant une semaine. Ceux-ci pouvaient participer à 116 colloques et assister à 1800 présentations orales et par affiches. Trois semaines après le départ de tout ce beau monde, «ça sent et ça goûte encore l’ACFAS à l’UQAC», confie la rectrice, Nicole Bouchard.

Le congrès annuel de l’ACFAS est une machine colossale et on ne s’improvise tout simplement pas hôte de l’événement réunissant des porte-étendards de la communauté scientifique francophone de partout dans le monde.

Personnalité du mois

Donner son 110%... dans son milieu

Pour ceux qui gravitent autour des Saguenéens de Chicoutimi de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le sourire de l’attaquant Vincent Tremblay-Lapalme fait partie de leur quotidien.

« Je suis un gars tout le temps heureux », mentionne le sympathique vétéran de 18 ans et plus récent récipiendaire du trophée humanitaire lors du gala des Rondelles d’or, le mois dernier. 

« J’arrive le matin à l’aréna en étant heureux, ce qui a un effet d’entraînement. Quand les gars embarquent sur la patinoire, tout le monde est content. Ça fait partie du rôle de leader dans le vestiaire », fait valoir Vincent Lapalme, dont la personnalité et le charisme passent rarement inaperçus. En troisième secondaire, il avait été nommé personnalité de l’année au Collège Letendre de Laval. Deux ans plus tard, alors qu’il évoluait dans le midget AAA, avec le Rousseau-Royal de Laval–Montréal, il avait également organisé une journée complète pour des jeunes vivant avec un handicap, afin de leur faire vivre le quotidien d’un joueur de hockey. 

« C’est une récompense que je n’attendais pas et je ne l’ai pas fait pour ça non plus. Une récompense, c’est toujours agréable à recevoir, et je suis content de pouvoir faire du bien autour de moi, même sans les prix », de laisser tomber Vincent Lapalme sur sa distinction. Il a devancé au scrutin Thomas Grégoire, du Phoenix de Sherbrooke, et Charle-Édouard D’Astous, de l’Océanic de Rimouski. 

Actualités

Toujours se réinventer

La 22e édition de REGARD qui vient de prendre fin a dépassé toutes les attentes avec une augmentation de 18% de son achalandage et la présentation de 32 de ses 77 activités à guichets fermés. Dans les coulisses, Marie Elaine Riou, directrice générale, était tout sourire, elle qui savourait le résultat de mois de travail. Elle compte bien continuer de célébrer le court métrage longtemps, mais elle caresse aussi d’autres projets pour la région qui l’a accueillie il y a maintenant six ans. Sa mission: faire rayonner le cinéma. Voici le portrait de Marie Elaine Riou, Personnalité du mois Le Progrès/ICI Radio-Canada.

Lorsqu’elle est arrivée à la tête de REGARD après le départ de Ian Gailer en 2015, Marie Elaine Riou était bien consciente qu’elle avait de grands souliers à chausser. Trois ans plus tard, elle a prouvé qu’elle pouvait relever le défi haut la main. Les salles sont remplies, REGARD figure sur la liste des principaux festivals de films courts en Amérique du Nord, et la compétition est même devenue une porte d’entrée pour les Oscars. 

Marie Elaine Riou n’avait jamais mis les pieds à Saguenay avant de se joindre à l’équipe de REGARD en 2012. Elle venait de terminer des études en Stratégies de production culturelle et médiatique à l’Université du Québec à Montréal et avait des études en production cinématographique réalisées à Barcelone en poche. 

La Rimouskoise d’origine s’était installée à Montréal pour être près du milieu du cinéma où elle s’imaginait travailler en production. Elle a envoyé des C.V. un peu partout, puis REGARD s’est manifesté. 

« J’aime faire de nouvelles choses. J’avais le goût de découvrir quelque chose. Je suis arrivée à Saguenay pour mon premier jour à REGARD », raconte celle qui affirme que la région a été très accueillante.

Marie Elaine Riou a été embauchée à titre d’adjointe à la programmation et de responsable du marché du court. Elle avait un contrat de six mois. Six ans plus tard, elle est toujours là. 

Elle a agi à titre d’adjointe pendant trois ans. Puis, Ian Gailer a annoncé son départ. La direction générale par intérim lui a été confiée. 

« Juste avant que la période d’appel de candidatures se termine, j’ai décidé de postuler. Ce n’est pas mon genre de ne pas essayer des choses. »

Elle a pris la tête de REGARD en 2015. « Ça s’imposait dans l’esprit de continuité que ce soit quelqu’un de l’équipe qui prenne le relais. Ça allait bien. Il fallait continuer dans la même voie. »

Depuis, elle se fait un devoir de poursuivre la mission du festival tout en le réinventant année après année. 

Plusieurs réalisations font sa fierté, notamment la création de deux postes à temps plein supplémentaires. « On est maintenant trois à l’année, et ça ne s’arrêtera pas là. Ça prendrait une équipe de cinq personnes. »

La directrice générale est aussi fière de positionner REGARD dans le circuit des festivals importants. « Chaque fois que des gens appellent pour me dire qu’ils achètent des billets d’avion pour venir au festival, ça me rend fière. La reconnaissance du festival me rend fière. »

La réponse du public fait aussi grand plaisir à Marie Elaine Riou. « Les salles comme on voit à REGARD, il y en a très peu le reste de l’année. Je suis très heureuse des salles qu’on offre aux réalisateurs. »

La directrice générale est tout de même loin d’avoir l’intention de s’asseoir sur ses lauriers. 

« Le défi est d’aller dans la continuité et de toujours se réinventer. Il faut faire en sorte que les gens se sentent proches du festival, continuer de maintenir leur intérêt. Il faut absolument rester accessible. »

Son équipe et elle envisagent ajouter des places en salles et de réaménager la grille horaire pour que l’offre réponde à la demande. 

Elle se voit à REGARD encore longtemps, entourée de son équipe en pleine croissance. 

« Je travaille sur les trois prochaines éditions. J’ai encore des choses à amener, encore des défis à relever. Je suis bien entourée. Ça rend mon travail plus agréable et facile. »