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Toujours se réinventer

La 22e édition de REGARD qui vient de prendre fin a dépassé toutes les attentes avec une augmentation de 18% de son achalandage et la présentation de 32 de ses 77 activités à guichets fermés. Dans les coulisses, Marie Elaine Riou, directrice générale, était tout sourire, elle qui savourait le résultat de mois de travail. Elle compte bien continuer de célébrer le court métrage longtemps, mais elle caresse aussi d’autres projets pour la région qui l’a accueillie il y a maintenant six ans. Sa mission: faire rayonner le cinéma. Voici le portrait de Marie Elaine Riou, Personnalité du mois Le Progrès/ICI Radio-Canada.

Lorsqu’elle est arrivée à la tête de REGARD après le départ de Ian Gailer en 2015, Marie Elaine Riou était bien consciente qu’elle avait de grands souliers à chausser. Trois ans plus tard, elle a prouvé qu’elle pouvait relever le défi haut la main. Les salles sont remplies, REGARD figure sur la liste des principaux festivals de films courts en Amérique du Nord, et la compétition est même devenue une porte d’entrée pour les Oscars. 

Marie Elaine Riou n’avait jamais mis les pieds à Saguenay avant de se joindre à l’équipe de REGARD en 2012. Elle venait de terminer des études en Stratégies de production culturelle et médiatique à l’Université du Québec à Montréal et avait des études en production cinématographique réalisées à Barcelone en poche. 

La Rimouskoise d’origine s’était installée à Montréal pour être près du milieu du cinéma où elle s’imaginait travailler en production. Elle a envoyé des C.V. un peu partout, puis REGARD s’est manifesté. 

« J’aime faire de nouvelles choses. J’avais le goût de découvrir quelque chose. Je suis arrivée à Saguenay pour mon premier jour à REGARD », raconte celle qui affirme que la région a été très accueillante.

Marie Elaine Riou a été embauchée à titre d’adjointe à la programmation et de responsable du marché du court. Elle avait un contrat de six mois. Six ans plus tard, elle est toujours là. 

Elle a agi à titre d’adjointe pendant trois ans. Puis, Ian Gailer a annoncé son départ. La direction générale par intérim lui a été confiée. 

« Juste avant que la période d’appel de candidatures se termine, j’ai décidé de postuler. Ce n’est pas mon genre de ne pas essayer des choses. »

Elle a pris la tête de REGARD en 2015. « Ça s’imposait dans l’esprit de continuité que ce soit quelqu’un de l’équipe qui prenne le relais. Ça allait bien. Il fallait continuer dans la même voie. »

Depuis, elle se fait un devoir de poursuivre la mission du festival tout en le réinventant année après année. 

Plusieurs réalisations font sa fierté, notamment la création de deux postes à temps plein supplémentaires. « On est maintenant trois à l’année, et ça ne s’arrêtera pas là. Ça prendrait une équipe de cinq personnes. »

La directrice générale est aussi fière de positionner REGARD dans le circuit des festivals importants. « Chaque fois que des gens appellent pour me dire qu’ils achètent des billets d’avion pour venir au festival, ça me rend fière. La reconnaissance du festival me rend fière. »

La réponse du public fait aussi grand plaisir à Marie Elaine Riou. « Les salles comme on voit à REGARD, il y en a très peu le reste de l’année. Je suis très heureuse des salles qu’on offre aux réalisateurs. »

La directrice générale est tout de même loin d’avoir l’intention de s’asseoir sur ses lauriers. 

« Le défi est d’aller dans la continuité et de toujours se réinventer. Il faut faire en sorte que les gens se sentent proches du festival, continuer de maintenir leur intérêt. Il faut absolument rester accessible. »

Son équipe et elle envisagent ajouter des places en salles et de réaménager la grille horaire pour que l’offre réponde à la demande. 

Elle se voit à REGARD encore longtemps, entourée de son équipe en pleine croissance. 

« Je travaille sur les trois prochaines éditions. J’ai encore des choses à amener, encore des défis à relever. Je suis bien entourée. Ça rend mon travail plus agréable et facile. »

Personnalité du mois

La croissance de La Peuplade

La maison d’édition saguenéenne La Peuplade publiera bientôt en Europe plusieurs de ses ouvrages qui connaissent un beau succès, tel le roman Le poids de la neige qui a remporté récemment le Prix littéraire du Gouverneur général, et ses cofondateurs Mylène Bouchard et Simon Philippe Turcot ont encore bien des projets intéressants, comme développer l’offre de littérature étrangère en provenance du Moyen-Orient. Voici le portrait de la nouvelle Personnalité du mois Le Progrès/ICI Radio-Canada.

Depuis ses débuts en 2006, La Peuplade n’a cessé de croître, mais le rythme s’est accéléré dans les dernières années et même ses fondateurs n’osent imaginer jusqu’où leur navire voguera.

« Nous sommes en croissance depuis 11 ans, et nous ne savons pas où ça va s’arrêter. On se laisse porter. Pour la première fois, dans la dernière année, tous nos mois sont positifs. Dans le monde de l’édition, ça veut dire qu’on a plus de ventes que de retours de livres. Je pense à ça et j’ai envie d’ouvrir le champagne », s’enthousiasme la directrice littéraire Mylène Bouchard, seule durant l’entrevue dans le local de la rue Racine à Chicoutimi. Son partenaire en affaires et dans la vie, le directeur général Simon Philippe Turcot, représentait la maison au Salon du livre de Montréal.

Quand le couple est venu s’installer au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’objectif était de créer leur propre emploi. « On s’est lancé de manière naïve, mais très sérieuse », précise Mylène Bouchard, Jeannoise d’origine. Son conjoint est quant à lui natif des Basses-Laurentides. Ils n’avaient alors aucune expérience en édition, mais possédaient un bon bagage en littérature, en communications et en administration.

« On était tout jeunes. On travaillait presque 24 h par jour », se rappelle celle qui a complété sa maîtrise entre temps et qui est l’auteure de cinq ouvrages. Son plus récent roman L’imparfaite amitié a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général et a remporté le prix Joseph-S.-Stauffer. Simon Philippe Turcot exerce aussi sa plume et a notamment signé le récit Le festin de Mathilde et le recueil de poésie Renard. Ils sont également les parents de deux enfants de dix et six ans.

Le succès simultané de plusieurs auteurs de La Peuplade fait beaucoup plaisir aux deux éditeurs. « Ils sont géniaux ! On s’élève tous ensemble. » L’écrivain Christian Guay-Poliquin reçoit beaucoup d’éloges ces jours-ci. En plus du prix du Gouverneur général, Le poids de la neige cumule le prix littéraire France-Québec et le Prix littéraire des collégiens, entre autres. Le roman devrait être traduit en plusieurs langues. L’oeuvre de la poétesse Marie-Andrée Gill sera encore une fois réimprimée, une rareté pour ce genre littéraire. Niko de Dimitri Nasrallah et Nirliit de Juliana Léveillé-Trudel pourraient bien être portés au grand écran.

« Quand on reçoit un manuscrit de quelqu’un qu’on ne connaît pas et que ça se révèle être quelque chose d’extraordinaire, c’est une petite victoire. Nous avons une démarche très indépendante. On aime arriver les premiers et découvrir des joyaux », soutient Mylène Bouchard.

Celle-ci a toujours rêvé que son travail lui permette de voyager, et La Peuplade a justement entraîné ses fondateurs au Liban, en Islande, en Suisse, en Finlande... Les deux éditeurs devront se rendre régulièrement en France pour préparer la sortie européenne de leurs titres. Dès mars, ceux-ci seront diffusés et distribués par le Centre de Diffusion de l’Édition (CDE) de Paris, une filiale du Groupe Gallimard. Les quelque 90 livres déjà publiés seront disponibles sur le Vieux Continent, puis les nouveautés pourront paraître presque au même moment qu’au Québec. Quelques détails seront changés, mais on reconnaîtra toujours la signature visuelle de la maison, qui accueille un artiste en résidence pour créer les couvertures.

La Peuplade prépare six titres pour la rentrée hivernale 2018. L’équipe de la maison d’édition devrait s’agrandir en janvier et une programmation d’activités intimistes, qui se dérouleront dans les bureaux, est en élaboration.

Personnalité du mois

Josée Gagnon et les Clowns thérapeutiques: catalyseurs d’émotions

Comédienne professionnelle, Josée Gagnon est la personnalité du mois. Passionnée et entière dans tout ce qu’elle entreprend, elle est la cofondatrice de Clowns thérapeutiques Saguenay, qui célèbre ses 10 ans d’expérience, en plus d’entretenir sa passion pour les arts de la scène.

Il y a 14 ans, Josée Gagnon a quitté Montréal pour revenir s’installer dans la région, afin d’élever ses enfants et vivre son métier de comédienne autrement. Après tout ce chemin parcouru, la Jonquiéroise est toujours demeurée impliquée, notamment en fondant Clowns thérapeutiques Saguenay avec sa bonne amie Moïra Scheffer-Pineault, en 2007.

Dix ans plus tard, l’organisme est doté d’une belle crédibilité au sein de la communauté et du corps professoral de la santé. La clientèle, jeune ou moins jeune, a appris à connaître et surtout, à apprécier les services des Clowns thérapeutiques, spécialisés dans le soutien moral envers les personnes bénéficiant de soins. Si les mots clown, rire et blague font partie du même champ lexical, la mission de Clowns thérapeutiques Saguenay n’est pas de mettre des lunettes roses aux patients et familles qui traversent des moments éprouvants.

« C’est vraiment de voir ce que la personne qu’on rencontre a besoin d’exprimer », explique Josée Gagnon, comédienne professionnelle, mais avant tout, mère de trois enfants.
« Si c’est de la colère, on va aller au bout de ce sentiment, poursuit l’artiste, exilée pendant 12 ans dans la métropole. Le clown, lui, peut se permettre d’aller au bout de tout. L’idée n’est pas faire rire à tout coup, mais d’aller chercher les émotions, quels qu’elles soient. »

Humanisation des soins

Clowns thérapeutiques Saguenay n’est peut-être pas à l’origine d’un tournant, mais il en est certainement un acteur de premier plan. En mai dernier, Josée Gagnon et Moïra Scheffer-Pineault participaient au congrès annuel du Réseau de soins palliatifs du Québec.

Invité par les professionnels de la santé, le duo a été appelé à présenter une conférence portant sur la mission et les services offerts par Clowns thérapeutiques Saguenay.

« On se demandait un peu ce qu’on allait faire là, que personne n’allait être intéressé, mais au contraire, on a eu droit à la plus grande salle, c’était plein à craquer, se souvient Josée Gagnon. Ça a finalement été un immense succès. Les gens ont pleuré, ils nous ont applaudis et ils ne voulaient plus partir ! »

Ce succès inattendu a permis à la comédienne de faire un important constat.

« Ça dénote à quel point on est dans un tournant au niveau de la santé, porté sur l’humanisation des soins, souligne Mme Gagnon. On en parle et il y a plein de professionnels qui veulent entrer en contact avec leurs patients parce qu’ils comprennent l’importance du rapport humain, mais plusieurs ne savent pas comment.

« Avant de mourir, il y a quelque chose qu’on peut débloquer chez une personne. Pour nous, c’est notre plus grande réussite. »

Même si Clowns thérapeutiques Saguenay fait du bruit à l’extérieur de la région, il n’est pas question d’expansion ailleurs au Québec pour les deux fondatrices. Toutefois, le service fera son entrée à l’unité pédiatrique de l’hôpital d’Alma au cours de l’automne. « On est des mères de famille avant tout, et ce qu’on veut, c’est de faire du bien dans notre communauté et on croit en notre région, met en relief Josée Gagnon. On fait ça dans notre coin et on veut aussi s’occuper de nos enfants et de nos familles. Prendre soin de tout le monde, mais pas des nôtres, ça serait un peu étrange. »

Personnalité du mois

M. Vélo tire sa révérence

Roger Filion a fait beaucoup pour le vélo au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Au cours des dernières décennies, il a su attirer de nombres compétitions internationales et a fait de la région une destination de choix pour le cyclotourisme. Celui qui tourne maintenant la page sur l'organisation d'événements est aujourd'hui la personnalité du mois Le Progrès - Radio-Canada.
PERSONNALITÉ DU MOIS / Depuis bientôt quatre décennies, Roger Filion fait rayonner le Saguenay-Lac-Saint-Jean comme l'un des meilleurs sites pour tenir des compétitions cyclistes de haut niveau, mais aussi comme une destination de choix pour le cyclotourisme. Tour d'horizon sur un grand ambassadeur du vélo qui vient de tirer sa révérence comme organisateur, mais pas comme cycliste!Car notre «Monsieur Vélo» en aura fait rouler des cyclistes dans la région, de tous calibres et tous horizons. En fait, il pourrait écrire un livre complet d'anecdotes savoureuses qui ont marqué ses nombreuses années d'implication. Son importante contribution a d'ailleurs été reconnue à l'échelle provinciale à quelques reprises, notamment en 2011, lorsqu'il a été intronisé à titre de bâtisseur au Temple de la Renommée de Fédération québécoise des sports cyclistes. 

Personnalité du mois

Fromagerie Boivin: comme un phénix qui renaît de ses cendres

Il y a un mois, le Groupe Boivin, propriétaire de la Fromagerie Boivin de La Baie, procédait à l'acquisition de la Fromagerie Lemaire du Centre-du-Québec, permettant de consolider 150 emplois régionaux et de doubler le nombre de salariés sous les ordres de l'entreprise familiale. Pour cette raison, le titre de la Personnalité du mois Le Progrès - Radio-Canada revient à la famille Boivin, celle qui est propriétaire et celle plus large de tous les employés.
En décembre 2011, les dirigeants de la Fromagerie Boivin auraient facilement pu fermer les livres après l'incendie qui a ravagé les installations du chemin Saint-Joseph, mais il n'était pas question de laisser tomber les employés. Après des années d'efforts, le fleuron régional augmente maintenant sa part de marché à travers la province en acquérant la Fromagerie Lemaire, tel un phénix renaissant plus fort de ses cendres.

Personnalité du mois

Une découverte scientifique à 15 ans

Le titre de Personnalité du mois d'avril Le Progrès - Radio Canada est attribué à Félicia Harvey, une élève de troisième secondaire de l'école l'Odyssée / Dominique-Racine de Chicoutimi qui s'est taillée une place dans la délégation québécoise qui se rendra à l'Expo-sciences internationale, à Fortaleza, au Brésil, du 7 au 12 août.
Félicia Harvey, à 15 ans seulement, a fait une découverte permettant de mieux comprendre l'hypercholestérolémie familiale. L'élève de troisième secondaire de l'école l'Odyssée / Dominique-Racine de Chicoutimi a raflé les honneurs en avril à l'Expo-sciences provinciale grâce à son projet, qui l'enverra maintenant en finale pancanadienne et à l'Expo-sciences internationale, au Brésil, avec les sept autres jeunes de la délégation québécoise.

Personnalité du mois

Henri-Jean Vittecoq et le fjord: coup de foudre en motomarine

La personnalité du mois de mars est l'homme d'affaires français Henri-Jean Vittecoq, propriétaire de la pourvoirie Cap au Leste à Sainte-Rose-du-Nord. M. Vittecoq a inauguré récemment de nouvelles installations après un investissement de 1,3 million de dollars.
Il y a plus de 20 ans, un groupe de 28 touristes un peu fous avait décidé de s'offrir une radonnée en motomarines entre Chicoutimi et Québec. À l'initiative du Fulgencien Rodrigue Langevin, ils avaient choisi ce moyen de transport original pour observer les baleines dans l'estuaire du Saguenay et le fleuve Saint-Laurent.

Personnalité du mois

Jeux du Québec à Alma: une partie parfaite

Lorsque le rideau est tombé sur la 52e finale des Jeux du Québec à Alma, SPORTSQUÉBEC a accordé une médaille d'or au comité organisateur (COFJQA). Parmi les éléments qui ont contribué au succès, le maire d'Alma, Marc Asselin, cible, entre autres, l'importante implication du milieu tant en matière de bénévolat que d'appuis financiers, la présence de piliers fiables à des postes clés et des installations de premier plan pour la tenue des compétitions.
«Je reçois cette reconnaissance (personnalité du mois de février) avec humilité parce que c'est une affaire d'équipe», a indiqué le maire de la ''Ville de l'hospitalité''. En entrevue, le maire Asselin a rappelé que l'aventure des Jeux du Québec à Alma a germé en 2009 lorsqu'il a été élu la première fois. «Nous n'aurions jamais été capables de tenir les Jeux du Québec sans rénover le centre Mario-Tremblay (CMT) qui était usé à la corde. Ç'a été un de mes thèmes de la campagne de 2009, mais ça me prenait l'appui du conseil qui me l'a donné assez rapidement et de façon unanime», dit-il en rappelant que mener à bien le projet de réfection du CMT n'avait pas été facile «parce que les programmes gouvernementaux n'étaient pas toujours disponibles». Grâce aux appuis du ministre Yves Bolduc et du député Alexandre Cloutier, Alma a pu procéder à la réfection du CMT et envisager de présenter sa candidature pour accueillir les Jeux.

Personnalité du mois

Ceradyne n'a pas de frontières

Depuis maintenant 10 ans, l'entreprise américaine Ceradyne développe des produits bien précis vendus partout sur la planète à partir du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ceradyne a connu de nombreux succès et ne semble pas prête à cesser d'innover.
Ceradyne oeuvre dans la troisième transformation de l'aluminium, en créant des composés à matrice métallique destinés au marché nucléaire. « On allie une matrice d'aluminium avec une céramique, qui a la capacité d'absorber des neutrons. C'est un produit qui est utilisé pour la sécurité nucléaire, pour la protection des gens », mentionne la directrice de la division, Geneviève Giasson.