Plus de 350 personnes ont participé à la neuvième édition du colloque Ressources humaines chapeautée par la CIDAL à Alma.

Pénurie de main d'oeuvre: la diversité au coeur des solutions

N’en déplaise aux gestionnaires et employeurs, la solution aux problèmes causés par la rareté de la main-d’œuvre n’est pas unique. Le directeur du bureau de Services Québec d’Alma, Robin Harvey, est d’avis qu’il s’agit d’un ensemble de solutions en plus du devoir d’agir sur plusieurs fronts à la fois.

Une inversion des pôles s’est orchestrée, au cours des dernières années, alors que le taux de chômage élevé et l’abondance des candidats ont été remplacés par une rareté de la main-d’œuvre et un marché du travail transformé.

Plus de 350 personnes, dont de nombreux conseillers en ressources humaines, gestionnaires de PME et de grandes entreprises ainsi que des élus municipaux participaient au Colloque en ressources humaines d’Alma, jeudi. L’événement annuel était présenté dans une formule renouvelée.

La rareté de la main-d’œuvre et la culture RH diversifiée ancraient cette neuvième édition qui, en nouveauté, était chapeautée par la Corporation d’innovation et développement Alma–Lac-Saint-Jean-Est (CIDAL). La philosophie de l’actuelle édition est une suite logique du Colloque action économique du 22 mars dernier.

La journée de réflexion a été l’occasion pour les participants d’acquérir des pratiques en plus de réseauter à travers les conférences et ateliers.

Un sondage maison réalisé en début d’événement par le directeur général de la CIDAL, Marc Moffatt, aura permis de constater que le recrutement de personnel est laborieux. Un échange entre participants dans le cadre d’un atelier aura permis de confirmer ladite problématique. Des gestionnaires ont affirmé que, de nos jours, avant de participer à un appel d’offres, ils se questionnent quant à leur capacité de recruter la main-d’œuvre nécessaire pour le mandat.

À travers sa conférence axée sur la diversité, le spécialiste en psychologie des relations interculturelles et conférencier, Jacques Proulx, a rappelé aux participants qu’ils ont le rôle de faire arriver les choses. Selon lui, « l’ouverture à la diversité n’est pas de mettre un X sur qui nous sommes, mais plutôt d’ajouter à qui nous sommes ».

Le segment piloté par le Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) aura permis d’apprendre que le décrochage scolaire coûte annuellement 42 millions $ au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Heureusement, la région trône au sommet provincial quant au plus bas taux de décrochage. Les résultats n’ont pas toujours été aussi reluisants alors qu’en 1996, le Saguenay-Lac-Saint-Jean occupait le neuvième rang.

Une douzaine d’organismes reliés à l’aide à l’employabilité participaient à l’événement qui affichait complet.

À l’aube de son dixième anniversaire, la réputation de l’événement n’est plus à faire alors que l’organisation a dû refuser des dizaines d’inscriptions.

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UN PSYCHOLOGUE SPORTIF POUR LES RH

L’expertise du dernier conférencier en a probablement surpris plusieurs. Après une journée de réflexion quant à la rareté de la main-d’œuvre, c’est bel et bien un docteur en psychologie du sport qui s’est adressé aux 350 participants du Colloque en ressources humaines d’Alma. Une fois de plus, entre plusieurs blagues, Sylvain Guimond aura fait réfléchir des centaines de personnes. 

Force est d’admettre que la palette d’expertises du conférencier et formateur invité dépasse largement le domaine du sport. 

Connu notamment pour son travail auprès de Tiger Woods et du Canadien de Montréal, Dr Guimond aura certainement marqué quelques golfeurs du dimanche présents dans la salle. 

Originaire de Sorel, celui qui en était à sa 1682e conférence assure se sentir chez lui lorsqu’il est de passage dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Habitué de travailler avec les plus grands athlètes et artistes de la planète, M. Guimond aura touché le public jeannois en lui rappelant la simplicité et la fragilité de la vie. Après tout, comme il le dit, « on ne gagne pas notre vie, on la mérite ». 

Dans un contexte où tout se doit d’être parfait, le conférencier aura rappelé la nécessité de l’échec dans le parcours de tout un chacun. Comme il le dit, « l’échec cohabite avec la victoire ». 

L’heure passée en compagnie du conférencier Sylvain Guimond a été la confirmation que les plus grands problèmes de gestion des ressources humaines se règlent bien souvent avec des actions peu coûteuses et relativement simples.