Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Jean-Frédérick Girard lors de son pentathlon, samedi.
Jean-Frédérick Girard lors de son pentathlon, samedi.

Pentathlon pour la Fondation Arianne: un objectif presque triplé

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Article réservé aux abonnés
Peu avant 20h, samedi, Jean-Frédérick Girard n’en avait toujours pas fini avec son pentathlon hivernal. Au bout du fil, le souffle court, mais le cœur léger, il raconte sans s’arrêter de patiner que l’objectif d’amasser 2000$ pour la Fondation Arianne a été largement dépassé, les dons reçus totalisant 5500$. N’en fallait pas plus pour le motiver à prolonger son parcours de quelques heures.

Le père de quatre enfants n’avait presque pas arrêté depuis 5h du matin, heure à laquelle il avait enfourché son fatbike, à la noirceur. Pendant 12h, il a enchaîné avec le ski de fond, la course à pied, la raquette et le patin sur longues lames. Des tranches de 60 minutes, entre lesquelles il ne s’en accordait que 15 pour se reposer. Pas une seconde de plus.

À 17h, au bout d’une journée éreintante, il atteint finalement la ligne d’arrivée, avec son frère, raquettes aux pieds. Des représentants de la fondation et sa conjointe l’y attendent, une bonne nouvelle aux lèvres.

« J’étais vraiment vraiment content. […] Quand j’ai su le montant, j’ai remercié tout le monde et j’ai dit que j’allais continuer jusqu’à 21h. J’avais dit que si on dépassait, j’allais continuer, alors j’ai continué. »

Quelque peu ralenti par la neige abondante et par des douleurs au genou au cours de la journée, Jean-Frédérick Girard affirme que le soutien de ses proches lui a été précieux. Ceux-ci refusaient comme lui de rebrousser chemin, même après « 16 heures et des poussières » d’efforts, tard en soirée.

« J’ai mon ami François qui a été là toute la journée, ma conjointe. Ils sont encore là en ce moment. Je leur ai dit de s’en aller, que j’allais finir, ils ont dit: non on reste avec toi. […] C’est vraiment extraordinaire. Mon frère, mes enfants sont venus faire une course avec moi. Les gens sont venus, ils croyaient à cet évènement-là alors ils sont venus m’encourager. »

Si la fatigue commençait à se faire sentir, elle ne surpassait pas la fierté.

« Je suis fier du challenge, mais ce qui me rend le plus fier, c’est d’avoir atteint nos deux objectifs par rapport à la fondation. On est tous une gang d’amis qui fait du bénévolat pour pouvoir aider les familles parce qu’on y croit. Aujourd’hui, c’est comme la Fondation Arianne 2.0. On est vraiment contents. »