Les cabanes se sont succédé à Grande-Baie en l’absence de la cohue habituelle du samedi.

Pêche blanche: pas de cohue à l’embarquement à La Baie

Les amateurs de pêche blanche des secteurs de Grande-Baie et de l’Anse-à-Benjamin pourront mettre leurs premières lignes à l’eau dans les prochaines heures. Les cabanes ont fait leur entrée sur les glaces de la baie des Ha ! Ha !, une opération qui s’est déroulée sans cohue, jeudi matin.

Sur le coup de 10 h, les premiers propriétaires se sont présentés à la guérite avec leur installation montée sur une dépanneuse ou tirée par une camionnette après une dizaine de jours de préparation du site, de mesurage des glaces et de balisage des rues.

Michaël Tremblay, d’Alma, prend livraison de sa cabane qu’il a installée sur les glaces jeudi.

« C’est la première journée. On s’assure que les emplacements ont été payés et que le poids et les dimensions des cabanes sont respectés en fonction des emplacements », explique Marc-André Galbrand, directeur général de Contact Nature.

Ce dernier n’était pas en mesure de prédire combien de propriétaires procéderaient à l’embarquement en cette première journée, qui arrive en pleine semaine, où plusieurs adeptes sont au travail.

Parmi les propriétaires de cabanes présents, avec qui Le Quotidien a pu discuter, Michaël Tremblay, d’Alma, s’est donné pour mission d’embarquer non seulement sa propre cabane, mais aussi celles de ses deux amis.

« On est trois amis qui viennent à la pêche. Chacun a sa cabane et comme c’est plus tranquille au travail, je viens aider mes chums. » Ce dernier affirme être présent sur les glaces au moins depuis une dizaine d’années.

Au large, le Baieriverain Lucien Villeneuve a été l’un des premiers à installer sa cabane et il s’affairait à remplir la base avec de la neige.

« C’est la troisième année que je viens à la pêche. J’attendais d’être à la retraite parce que je travaillais la fin de semaine et ma femme n’était pas là aussi. »

En raison de la proximité de sa résidence principale, M. Villeneuve affirme se rendre sur les glaces quotidiennement pendant cinq ou six heures en fonction des marées. « On est chanceux. On peut venir sur semaine pendant que c’est plus tranquille. Mon frère est installé à côté. »

Marc-André Galbrand, directeur général de Contact Nature

Invité à se prononcer sur les changements imposés avec l’aménagement de rues moins larges et, surtout, le doublement des frais pour les terrains qui sont passés de 80 $ à 187 $, M. Villeneuve ne s’en fait pas trop puisqu’en comparaison, la pratique du ski, du golf ou autres sont beaucoup plus coûteux.

« Qu’est-ce que vous voulez, y’a pas grand-chose qui ne monte pas. Si on veut de la sécurité, faut bien payer. »

Soulignons que l’activité de pêche blanche a subi une rationalisation financière de la part de Saguenay qui a amputé une somme de 250 000 $ pour ramener le budget autour de 350 000 $ à 400 000 $ selon les informations fournies par M. Galbrand.

Une vingtaine de personnes sont affectées aux opérations du site jusqu’à la fin des activités.