Pêche blanche: les ponts de glace comme solution

Saguenay et Contact Nature travaillent d’arrache-pied pour tenter d’accommoder les amateurs de pêche blanche à Grande-Baie et à l’Anse-à-Benjamin avec l’instauration de ponts de glace, une hausse du nombre d’espaces de stationnement et l’instauration de navettes. Ces mesures font présentement l’objet d’analyses.

Le conseiller municipal Martin Harvey, responsable du dossier de la pêche blanche à La Baie, a mentionné que depuis l’assemblée générale des pêcheurs tenue il y a deux semaines et qui a fait des mécontents, le dossier progresse sur plusieurs fronts. « On a débloqué de l’argent pour aller de l’avant avec l’arrosage des glaces. Deux pompes seront acquises, lesquelles s’ajoutent aux deux que possède déjà la Ville. D’autres seront louées. Il y aura des changements au niveau des stationnements par rapport aux annonces qui ont été faites », explique M. Harvey.

Marc-André Galbrand, directeur général de Contact Nature, est responsable d’appliquer les changements désirés et d’analyser tous les scénarios possibles.

Il affirme que même si tout peut paraître assez simple, l’arrosage par des bénévoles ou des employés municipaux sur la Baie des Ha ! Ha ! pour y créer des ponts de glace en toute sécurité requiert une bonne part de précautions. Dans ce contexte, il est nécessaire de discuter avec les gens de la Commission des normes, de l’équité et de la santé et sécurité du travail (CNESST).

Le directeur affirme que les comparaisons avec le site de pêche au poulamon de Sainte-Anne-de-la-Pérade sont difficiles à établir. Là-bas, les opérations d’arrosage des glaces débutent dès qu’une couche de un pouce et demi est présente. Cette épaisseur de glace permet de supporter la neige. « Il leur faut entre sept et quatorze jours pour obtenir le douze pouces de glace », explique M. Galbrand.

Or, le site de pêche de Sainte-Anne-de-la-Pérade est aménagé sur une rivière où les marées sont moins hautes, à des profondeurs moindres.

De plus, l’arrosage des glaces ne peut se faire en présence de neige puisqu’en tel cas, il se crée de la fausse glace. S’il faut enlever la neige sur la Baie des Ha ! Ha !, quelle est la machinerie qui pourra être utilisée ?

L’opération de pompes par du personnel ou des bénévoles dans un contexte de froid extrême constitue un autre défi puisqu’une panne et le gel rapide peuvent facilement se transformer en bris majeurs.

M. Galbrand affirme qu’un comité de pêche blanche a été créé. Il inclut des personnes disposant de connaissances et d’une expertise dans l’aménagement de ponts de glace dans le Grand Nord.

Des discussions ont lieu également avec Sauvetage 02 et la Base de Bagotville pour la cueillette de données. « J’aurai différentes avenues. C’est un dossier complexe », affirme M. Galbrand. Avec la décision d’appliquer l’embarquement modulé des cabanes, moins de 40 % d’entre elles pourront être transportées à douze pouces de glace, de sorte que certains propriétaires subiront des réductions de saison de pêche d’une à quatre semaines.

Stationnements

Outre la mise sur pied de ce projet-pilote, le conseiller Harvey a mentionné que le problème des espaces de stationnement dans les deux villages de pêche blanche a évolué. 

Dans le secteur Grande-Baie, il a été convenu que le nombre de véhicules qui pourront être stationnés passera de 112, tel que proposé, à 190, tandis qu’à l’Anse-à-Benjamin, il est haussé de 90 à 150. 

Une analyse est en cours pour voir à l’organisation de navettes de transport entre les villages de pêche, les samedis et dimanches, avec comme point de départ le parc de la Pyramides des Ha ! Ha ! où les motoneigistes pourraient embarquer ou débarquer leurs petits véhicules.