Pêche blanche: Contact Nature dit mission accomplie

Un début de saison hâtif, une période de pêche au poisson de fond prolongée, une belle visibilité offerte par des médias internationaux ; les astres se sont alignés en 2019 pour que la saison de pêche blanche soit couronnée de succès à La Baie.

Alors que les pêcheurs devaient quitter les glaces de la baie des Ha ! Ha ! , dimanche, le directeur général de Contact Nature Rivière-à-Mars, Marc-André Galbrand, a dressé un bilan positif de cette première année à titre de gestionnaire de l’activité.

La saison de pêche blanche aura été presque deux semaines plus longue qu’à l’habitude.

La commande était de taille : faire passer des coûts d’exploitation de 600 000 $ à 400 000 $, en instaurant un modèle basé sur le concept d’utilisateur-payeur, sans enlever le plaisir lié à cette activité qui fait la renommée du fjord du Saguenay.

« On avait un objectif et un mandat donné par Ville de Saguenay, avec un cadre financier à respecter. On a augmenté les tarifs, on a fait du travail d’optimisation. La saison n’est pas finie, mais on s’enligne pour une saison où on va avoir respecté ce cadre. L’activité aura été saine, même au niveau des finances », explique Marc-André Galbrand.

Le directeur général de Contact Nature Rivière-à-Mars, Marc-André Galbrand, dresse un bilan positif de la saison 2019.

Légère diminution

La température a été favorable pour les pêcheurs et pour Contact Nature Rivière-à-Mars. Le 31 décembre, lors de la mesure de l’épaisseur de la glace, les 11 pouces nécessaires étaient déjà atteints.

Dès le 10 janvier, soit deux jours avant l’ouverture officielle de la pêche au poisson de fond, qui aura duré 58 jours cette année, les premières cabanes ont embarqué sur les glaces à La Baie. Ces bonnes conditions n’ont cependant pas eu d’effet sur la fréquentation des glaces du fjord. Elle a même connu une légère diminution en 2019.

Les pêcheurs devaient quitter les glaces de La Baie, dimanche.

Un peu moins de 800 cabanes ont été enregistrées sur les sites de L’Anse-à-Benjamin et de Grande-Baie au plus fort de l’hiver. Il y avait aussi un peu plus de cabanes à l’extérieur des villages que par les années passées. Marc-André Galbrand ne s’en formalise pas. « Quand on se promène, on voit des cabanes un peu partout. Ça répond à un besoin, de gens qui veulent un peu plus d’intimité, un peu plus d’aventure », pense-t-il.

De façon générale, le bilan est positif. Marc-André Galbrand explique ce succès par le fait que son organisme a été « très à l’écoute et très proactif dans les communications et dans les petits ajustements ».

À améliorer

Une des seules ombres au tableau, selon M. Galbrand, demeure le stationnement sur les glaces. L’équilibre doit être trouvé entre l’accessibilité aux deux sites et la sécurité. « L’élément qui demeure un défi, c’est celui du stationnement. Les gens veulent venir ; ils aiment l’activité. Mais nous, il faut gérer les distances, les quantités [de voiture]. On veut essayer de trouver la solution idéale. On est en réflexion et on parle avec les gens à Saguenay à ce moment-ci », précise M. Galbrand.

Une belle image

Alors que les médias font souvent état du mécontentement des utilisateurs, l’année 2019 aura été marquée par la visite de plusieurs journalistes européens venus pour documenter et faire connaître cette activité, en plus de l’équipe de tournage de Des Racines et des ailes. « On a reçu une belle visibilité, pense M. Galbrand. On a parlé souvent de pêche blanche et pour de bonnes raisons. »

Il faudra attendre les prochaines années pour voir l’effet qu’auront ces reportages internationaux sur le tourisme hivernal, croit-il.