Rémi Aubin, président de l’organisme Promotion Pêche et organisateur de l’événement, était très fier de la participation à la soirée, qui se tenait à guichet fermée.

Pêche blanche: 500 adeptes au souper d’ouverture à La Baie

Le Vieux Théâtre de La Baie a accueilli près de 500 pêcheurs, vendredi soir, à l’occasion du souper de lancement de la saison de pêche blanche. Cette activité annuelle a pour but de faire patienter les pêcheurs avant l’ouverture de la pêche, à minuit, mais aussi de les informer sur les réglementations et leur donner une occasion pour discuter.

Musique, nourriture et prix de présence étaient au rendez-vous de cette soirée bien spéciale. Le groupe The Vinyls était présent pour mettre l’ambiance.

Il n’y avait pas seulement que des pêcheurs, mais aussi des personnalités politiques, en plus d’agents de Pêches et Océans qui participaient à la soirée. « Toutes les années, c’est de plus en plus gros. J’ai des gens de Montréal, des personnes de Québec, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent, qui viennent s’asseoir avec nous et qui viennent vivre ça », a commenté Rémi Aubin, président de l’organisme Promotion Pêche et organisateur de l’événement, rencontré sur place par Le Progrès.

Le Vieux Théatre était plein à craquer alors que 500 pêcheurs festoyaient, en attendant l’ouverture de la pêche blanche, à minuit.

M. Aubin était très fier du déroulement de la soirée et de l’importance que prend l’événement. Il accordait sa popularité au passe-temps à laquelle elle s’associe. « Tout ce qui touche la pêche blanche, c’est populaire. C’est dans la culture des gens d’ici », a-t-il souligné.

Il était particulièrement ému de voir le nombre de personnes qui se présentent année après année. Il remerciait les bénévoles et les partenaires sans qui cette journée ne pourrait avoir lieu.

Un temps pour informer

De plus, Pêches et Océans a profité de l’occasion pour informer les pêcheurs sur la réglementation et les enjeux de la pêche blanche. Les agents du ministère fédéral responsable de la gestion des pêches voulaient montrer avec leur participation à l’événement qu’ils allaient être présents sur les glaces tout au long de l’hiver. « Chacune des journées qu’il va y avoir, les agents vont être présents sur le terrain pour rencontrer les pêcheurs et faire de la sensibilisation et de l’éducation », a mentionné Daniel Dickner, chef de la conservation pour la Côte-Nord et le Nord-du-Québec pour le ministère. Il considérait les Saguenéens très chanceux d’avoir cet événement unique pour partager et se mettre à jour.

Brian Coss, agent de pêche et Daniel Dickner, chef de la conservation pour la Côte-Nord et le Nord-Du-Québec de Pêche et Océan sont venus informés avec leur équipe les pêcheurs sur la réglementation et les enjeux liés à la pêche blanche. ­

Il était accompagné de Brian Coss, agent de pêche, qui faisait une présentation sur l’importance de dénoncer les actes de braconnage. « C’est ce qu’on vise à faire comme message, un message fort comme quoi il faut dénoncer. On ne veut pas que les gens tolèrent ça. C’est important si on veut dire que la pêche blanche dure pour les autres générations », a-t-il ajouté.

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UNE CENTAINE À ATTENDRE L'OUVERTURE

Pendant que plusieurs pêcheurs participaient au souper d’ouverture de la pêche blanche, une centaine d’autres attendaient patiemment l’ouverture officielle, à minuit, bien installés dans leur cabane dans le secteur Grande-Baie. Cela faisait maintenant quelques années que les pêcheurs ne pouvaient embarquer leur cabane avant l’ouverture officielle de la pêche.

Rencontrés dans leur installation, Murielle Poitras et Marc Milliard attendaient patiemment minuit. Cela fait maintenant plus de 30 ans que le couple fait de la pêche blanche à Grande-Baie et ne manque jamais une année.

Tranquillement, Mme Poitras préparait son matériel pour la pêche. Elle avait soupé dans sa cabane et comptait même y dormir le soir. L’intérieur de celle-ci ressemblait parfaitement à la cuisine et au salon d’un chalet rustique.

Peu importe si la pêche est bonne, le couple aime l’activité pour ce qu’elle apporte. M. Milliard apprécie particulièrement le côté social, alors qu’il connaît tous ses voisins, dont certains sont des membres de sa famille. Malgré la petite taille de son habitation, il peut entrer jusqu’à huit personnes, bien collées. « C’est comme le camping, on a très hâte que ça commence, on va passer beaucoup de temps ici et quand ce sera terminé, nous allons être contents », a noté Mme Poitras.

Elle a souligné qu’elle se sent maintenant plus en sécurité avec les nouvelles règles entourant les mesures des glaces. « Maintenant, quand j’embarque, je sais que c’est très vérifié. Ça ne nous dérange pas d’attendre plus longtemps parfois, parce qu’on sait qu’on n’arrivera pas avec une mauvaise surprise », a renchéri la dame.