Le chef du PCS, Dominic Gagnon, veut se dissocier de l’image de Jean Tremblay, avec qui son parti est associé dans l’imaginaire collectif des Saguenéens.

PCS: un changement de nom envisagé

Le Parti des citoyens de Saguenay (PCS) pourrait changer de dénomination. Le chef, Dominic Gagnon, confirme que son équipe est en réflexion pour trouver un nom plus représentatif de la formation politique telle qu’elle se définit aujourd’hui.

Lors de la dernière séance du conseil de ville, Dominic Gagnon s’est avancé au micro à trois reprises pour poser des questions à la mairesse Josée Néron, chose qu’il fait régulièrement depuis l’élection du 5 novembre. Il s’est présenté comme le chef du Parti pour les citoyens de Saguenay et non le Parti des citoyens de Saguenay. Invité à élaborer, il a précisé que le parti a évolué depuis sa fondation par l’ex-maire Jean Tremblay pour faire la lutte à l’Équipe du renouveau démocratique (ERD). Dominic Gagnon attribue de grandes réalisations à son prédécesseur, mais en revanche, il veut se dissocier de l’image de Jean Tremblay, avec qui son parti est associé dans l’imaginaire collectif des Saguenéens.

«On est en réflexion pour l’instant. Notre parti est associé à l’ancienne administration. Loin de moi l’envie de renier l’avant, mais disons que j’ai une approche un peu différente de celle de Jean Tremblay. Ce n’est pas une révolution, mais on est en évolution et en restructuration. On réfléchit. Peut-être qu’on va changer de nom aussi et en trouver un qui nous ressemble plus dans nos actions», commente Dominic Gagnon. Il assure que malgré le fait qu’aucun représentant de son parti ne siège au conseil municipal, le PCS est encore bien vivant et possède un conseil d’administration et des membres motivés. Lors du scrutin de novembre, le PCS a fait élire un seul candidat, Michel Tremblay. Quelques jours plus tard, le conseiller de Chicoutimi a annoncé qu’il siégerait comme indépendant. Le parti est toujours dûment enregistré au Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Bacs bruns
Par ailleurs, Dominic Gagnon ne lance pas la serviette dans le dossier des bacs bruns, le sujet qui fut son principal cheval de bataille lors de la dernière campagne électorale. Lundi, il a fait part de son désaccord avec le règlement d’emprunt de 5,5 millions $ proposé par le conseil pour l’achat des conteneurs. Dans un communiqué diffusé mercredi, le chef du PCS en a appelé à la mobilisation citoyenne pour bloquer l’emprunt.

«C’est le moment ou jamais pour la population de s’exprimer contre ce troisième bac, car après la fermeture des registres, il sera trop tard. Le PCS réclame, par souci de convivialité, qu’il y ait des postes de signatures bien visibles dans chacun des trois arrondissements de la ville», a fait valoir Dominic Gagnon.