Pays-des-Bleuets: «Pas une fermeture de classe»

La direction de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets assure comprendre le sentiment des parents d’élèves de l’école Mgr Bluteau à la suite du conseil d’établissement de mardi soir.

Une soixantaine de parents et d’enseignants assistaient à la rencontre qui visait à expliquer la décision d’éliminer une classe de l’école de Saint-Félicien. 

En réponse « au manque d’ouverture » décrié par l’une des membres du conseil d’établissement, le directeur général Sylvain Ouellet rappelle que personne n’avait le mandat de régler, sur place, la situation. « Cela engage de la préparation budgétaire. Ça fera partie de discussions prévues lors de la session de travail de commissaires alors que les réponses seront présentées lors du conseil des commissaires du 15 mai », précise-t-il.

Le directeur général tient à préciser qu’il ne s’agit pas d’une fermeture de classe. Certes, il y aura une classe de moins l’an prochain. Toutefois, l’exception se situe plus au niveau de l’année en cours. La douzième classe qui n’était pas subventionnée avait été maintenue parce qu’il n’y avait pas d’autres solutions. « On a une situation où le nombre d’élèves par groupe ne permet pas de faire ce qui a été fait l’an passé. Même s’il y a de la place dans les autres écoles, ce n’est pas une solution possible », poursuit-il.

En date d’aujourd’hui, les projections semblent indiquer qu’il y aura seulement 11 classes lors de la prochaine année scolaire. Toutefois, les prochains mois apporteront un lot de demandes, par exemple des déménagements ou des changements d’école, qui pourraient changer les besoins. D’ici là, la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets doit fournir des plans d’effectifs en lien avec la situation du moment, ce qui rend impossible de prendre une décision aussi tard qu’en août.

« Ce qu’on souhaite, c’est que les enfants, les enseignants et les parents soient le plus heureux possible. Toutefois, il y a des contraintes auxquelles nous sommes confrontés. Si on paye des gestionnaires, c’est pour gérer cela et tirer le maximum de l’organisation », précise M. Ouellet.

Le directeur général est persuadé que des solutions seront trouvées. Toutefois, il faut prendre le temps d’y arriver, histoire de ne pas simplement diminuer les ressources d’une école au profit d’une autre.