Lors de l’élargissement de la route 175 dans la Réserve faunique des Laurentides, le ministère des Transports a vécu une situation similaire. Il avait repris une soumission pour un tronçon et s’était retrouvé avec un prix plus élevé au terme du second processus d’appel d’offres.

Pavage à Saguenay: pas vraiment moins cher

La décision de Saguenay de reprendre les appels d’offres pour la réfection du pavage de 40 rues connectrices dans les arrondissements de Jonquière et Chicoutimi ne permettrait pas de réaliser des économies et pourrait même coûter plus cher aux contribuables pour chaque tonne d’asphalte selon les documents officiels du site SEAO.

Malgré l’ouverture des soumissions jeudi dernier, la Ville a refusé de dévoiler le contenu des propositions des entreprises pour les nouveaux appels d’offres qui ont été faits sur la base de chacun des arrondissements au lieu d’un contrat global. Le Quotidien a consulté les documents du site officiel des appels d’offres et constaté que les combinés des deux soumissionnaires arrivent pratiquement au même montant que la première soumission globale déposée par Inter-Cité qui comprenait les bordures et trottoirs qui ont été retirés des derniers appels d’offres.

Toujours selon les documents officiels, Inter-Cité Construction avait déposé une soumission globale de 9 609 412 $ pour les 40 rues connectrices des arrondissements Jonquière et Chicoutimi incluant les bordures et trottoirs. Jeudi dernier, le prix pour l’arrondissement Jonquière soumis par Inter-Cité était de l’ordre de 4 817 213 $ et celui de Pavex pour Chicoutimi de 4 948 535 $ pour un montant global de 9 765 748 sans bordure.

Tout indique que cet état de fait, qui amène à questionner la justesse de la décision de la Ville de retourner en appel d’offres, peut être attribué au prix soumis par Pavex pour le contrat de l’arrondissement de Chicoutimi.

Pour le contrat de Jonquière, Pavex a déposé une soumission de l’ordre de 1 M$ de plus qu’Inter-Cité Construction. Il s’agit d’une différence importante dans le prix qui comprend uniquement l’asphalte. L’analyse détaillée des bordereaux permettrait de comprendre cette différence importante entre les deux soumissions.

L’entreprise Pavex a été la seule à déposer une soumission pour l’arrondissement de Chicoutimi. Il est important de préciser que la Ville n’a pas l’obligation d’accorder le contrat et pourrait attendre que les entreprises de pavage aient des carnets de commandes moins bien garnis pour reprendre les soumissions. L’entreprise CAL n’a pas déposé de soumission pour cet appel d’offres.

Les conseillers municipaux Michel Potvin, aux finances, et le président de la Commission des travaux publics, Michel Tremblay, vont rencontrer la presse mardi après-midi pour expliquer l’orientation que prendra la Ville dans cette saga.

Lors de l’élargissement de la route 175 dans la Réserve faunique des Laurentides, le ministère des Transports a vécu une situation similaire. Il avait repris une soumission pour un tronçon et s’était retrouvé avec un prix plus élevé au terme du second processus d’appel d’offres.