Les violences qui font rage en Haïti forcent les touristes à faire preuve de beaucoup de prudence.

Pauline Minier au coeur des manifestations

Pauline Minier se retrouve actuellement en plein cœur des violentes manifestations qui se poursuivent à Port-au-Prince, capitale d’Haïti. La professeure à la retraite de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) est dans ce pays des Caraïbes depuis la fin de semaine dernière dans le but d’assurer le bon fonctionnement du programme d’enseignement, mais les violences qui font rage la forcent à demeurer à l’abri.

Mme Minier est une habituée des voyages internationaux. Elle est d’ailleurs l’instigatrice du programme, mis en place à la suite d’une entente entre l’UQAC et l’Université d’État d’Haïti. Elle a fait le voyage pour participer à la dernière portion du programme.

La professeure à la retraite de l’UQAC, Pauline Minier, dit ne pas se sentir en danger.

« Elle allait assister à une graduation, en plus de poursuivre l’aide à une dizaine d’étudiants qui aspirent à une maîtrise en éducation », a indiqué dans un échange de courriels le conjoint de Pauline Minier, Jacques Côté, ancien député de Dubuc pour le Parti québécois en 1998, puis réélu en 2003 et 2007.

Pauline Minier est logée par une communauté religieuse, dans des « conditions normales » et dont l’immeuble est bien protégé, a précisé M. Côté. En soirée jeudi, il a été possible d’apprendre que la professeure doit quitter Haïti lundi, billet d’avion en main.

« On est en communication constante avec elle, a pour sa part réagi la directrice du service des communications et des relations publiques de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme. Elle se sent en sécurité, mais c’est impossible de sortir à l’extérieur à l’heure actuelle. Elle nous a assurés qu’elle ne se sentait pas en danger. C’est beaucoup plus prudent pour elle de demeurer à l’intérieur que de sortir et de s’exposer dans la ville. Elle suit les directives qui sont données par le gouvernement canadien et les gens avec qui elle habite. »

Le mouvement de contestation a coûté la vie d’au moins six personnes depuis le début du mois de février, selon le journal français Le Monde. La colère contre le président Jovenel Moïse, soupçonné de corruption, et la piètre situation économique sont à la base des protestations.

De l’avis de Marie-Karlynn Laflamme et de Jacques Côté, c’est la première fois que Pauline Minier est témoin de contestations aussi vives à Port-au-Prince.

« Je suis très inquiet, puisque c’est la première fois que je sens que mon épouse n’est pas maître de la situation », a partagé M. Côté, installé en Floride pendant l’hiver depuis quelques années.

« On est là pour offrir le soutien nécessaire et elle a des coordonnées pour communiquer avec des responsables du Bureau de l’international de l’UQAC 24 heures sur 24, a assuré Marie-Karlynn Laflamme. On va agir en fonction de ce qu’on est capable de faire. »