Patrick Bérubé occupera le poste de directeur général de Promotion Saguenay, à la suite de la démission de Denis Lemieux. Il est accompagné ici de la mairesse Josée Néron.

Patrick Bérubé DG de Promotion Saguenay

Contre toute attente, l’actuel directeur développement commercial et services chez Promotion Saguenay, Patrick Bérubé, a été nommé directeur général de l’organisme, « une décision qui s’inscrit dans la continuité ».

M. Bérubé succède ainsi au directeur démissionnaire Denis Lemieux. Il aura pour mandat de livrer des résultats rapidement quant à la restructuration de Promotion Saguenay et d’étudier la possibilité de distinguer les mandats de développement économique et de développement touristique.

Réunis en séance extraordinaire, les élus n’ont mis que quelques minutes pour ratifier à l’unanimité la nomination de M. Bérubé après avoir étudié tous les scénarios possibles, y compris celui de nommer Claudia Fortin, actuelle directrice des services aux entreprises, ou encore Priscilla Nemey.

En point de presse, la mairesse Josée Néron a expliqué que le conseil estime qu’il est urgent d’obtenir des résultats quant à la restructuration de Promotion Saguenay et c’est ce qui a incité les élus à se tourner vers M. Bérubé, d’autant plus que celui-ci avait fait partie du dernier processus de sélection ayant conduit à la nomination de Denis Lemieux.

Mme Néron a fait part de la volonté du conseil de se tourner vers un choix à long terme même si M. Bérubé a entre les mains un contrat d’une durée d’un an. Son entrée en fonction a lieu dès maintenant.

Le nouveau directeur est détenteur d’une maîtrise en développement régional de l’UQAC. Il a œuvré comme enseignant au Cégep de Saint-Félicien et comme chargé de projet au sein du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

En entrevue, M. Bérubé s’est réjoui de l’appui unanime du conseil municipal en affirmant que Promotion Saguenay dispose d’une « équipe incroyable dotée de très fortes compétences » avec du personnel prêt à faire feu.

En ce qui a trait au défi de la gestion des ressources humaines et du mauvais climat de travail, M. Bérubé a mentionné qu’il y a toujours place à l’amélioration. « C’est une équipe très compétente qui n’attend qu’un signal clair. M. Lemieux avait un potentiel incroyable pour faire du développement économique », a déclaré le nouveau directeur.

Quant au scénario de séparer le développement touristique du développement économique, M. Bérubé a mentionné que le tourisme est le département qui a connu le plus grand développement au cours des dernières années. « Le travail qui reste à faire est le démarchage économique avec pour défi l’attraction de capitaux extérieurs », a-t-il commenté.

Interpellée sur la déclaration du chef du Parti des citoyens de Saguenay, Dominic Gagnon, visant à demander la démission de Mme Néron à la tête de Promotion Saguenay, la principale intéressée a déclaré qu’elle démissionnerait quand elle le déciderait, tout en affirmant qu’elle ne compte plus les fois où M. Gagnon a demandé sa démission.

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LE PROCESSUS DE SYNDICALISATION DES 36 EMPLOYÉS SE POURSUIT

La démission du directeur général de Promotion Saguenay, Denis Lemieux, ne devrait pas affecter le processus actuel de syndicalisation des 36 employés. Une requête en accréditation a été déposée le 4 octobre par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).

Annie Gilbert, conseillère syndicale au SCFP, a mentionné que le processus entamé se poursuit puisque dès les premières démarches, les travailleurs signataires d’une carte ont été avisés du sérieux de la démarche et de la perspective de celle-ci.

« Le but d’un tel processus de syndicalisation n’est pas de faire démissionner quelqu’un, mais plutôt d’améliorer les conditions de travail des gens. La machine est lancée et elle va de l’avant », a déclaré Mme Gilbert.

Cette dernière affirme n’avoir entendu aucun son de cloche voulant que des travailleurs souhaitent abandonner la démarche de syndicalisation. « On ne connaît pas l’avenir. Si des personnes ont senti le besoin de se regrouper au sein d’un syndicat, c’est parce qu’elles veulent améliorer leurs conditions. »

La conseillère ajoute que le SCFP est en attente du certificat d’accréditation et prévoit un délai de quatre semaines à partir du dépôt de la requête. Le ministère analyse pendant cette période la représentativité des signataires et entend d’éventuelles requêtes de l’employeur si ce dernier souhaite exclure certains salariés de l’unité d’accréditation.