Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais

Patience pour les organismes en défense des droits

Les organismes en défense collective des droits du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont pu faire valoir leurs revendications financières auprès du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais, qui leur a demandé d’être patients, vendredi à Québec.

La rencontre a été organisée après l’intervention de trois députés péquistes à l’Assemblée nationale, séance à laquelle les organismes assistaient depuis les tribunes. Trois porte-paroles régionaux ont partagé plus particulièrement leurs préoccupations au ministre Blais et lui ont remis des cartes postales géantes qui expliquent leur situation, soit Sylvain Bergeron de L.A.S.T.U.S.E. du Saguenay, France Simard du Mouvement Action chômage et Mélanie Gagnon du Service budgétaire de Jonquière.

Selon ces organisations qui travaillent auprès des chômeurs, des assistés sociaux et des travailleurs à faibles revenus, leur financement est moindre que celui de leurs semblables dans les autres régions du Québec. Surtout, ce type d’organismes communautaires reçoit moins de subventions en général, pour un manque à gagner de 40 M$ dans la province, plaident-ils.

«Eux, ils vivent la réalité sur le terrain. Eux, ils n’ont pas les lunettes roses que le ministre porte aujourd’hui. Ils ont un financement moyen de 56 000 $ par année, c’est nettement insuffisant pour tous les besoins, qui sont croissants depuis l’arrivée de ce gouvernement, en 2014. Quand est-ce que le gouvernement va monter leur financement?», a questionné le député de Jonquière Sylvain Gaudreault, alors que le ministre Blais se réjouissait de la baisse du taux de chômage.

Plus tôt, le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte contre la pauvreté, Harold LeBel, a demandé quand serait déposé le plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Le ministre a fait savoir qu’il devrait être prêt dans quelques semaines. Il a accepté de rencontrer la délégation régionale, ce qui a été proposé par la députée de Chicoutimi Mireille Jean.

«On a senti que François Blais était intéressé, il avait une bonne écoute et il posait des questions. Cependant, il est resté prudent et il n’a pas vraiment pris d’engagements concrets, se désole en entrevue téléphonique Sylvain Gaudreault. Il faut que ça bouge. Le gouvernement n’arrête pas de nous dire qu’il y a des surplus de deux milliards de dollars, et ils ne sont pas capables de trouver quelques millions? Nous allons talonner le ministre à ce sujet.»