Le circuit de La Passerelle du 49e parallèle compte 236 km de sentiers surfacés et une dizaine de relais en activité sur le territoire des pays d’en haut du Lac-Saint-Jean.

Passer par le nord en motoneiges

Une caravane de concertation a parcouru une boucle de plus de 1300 kilomètres de motoneige, du 14 au 18 mars, pour relier le massif des monts Valin et la réserve crie d’Oujé-Bougoumou, au nord de Chibougamau, en passant par le circuit La Passerelle du 49e parallèle, au nord du lac Saint-Jean. La caravane était guidée par le motoneigiste aguerri de 78 ans, Omer Harvey, un des fondateurs du réseau de sentiers de la région et qui nous a fait vivre le Raid Harricana dans les années 1990.

Les maires des pays d’en haut se sont mobilisés pour faire de la motoneige un outil de développement économique et touristique majeur pour dynamiser l’économie locale grâce notamment à l’aménagement de sept passerelles sur les grandes rivières du territoire pour relier les municipalités, un investissement de près de sept millions de dollars en trois ans.

Une partie du groupe de motoneigistes devant l’affiche de La Passerelle du 49e parallèle à Normandin.

L’idée d’organiser une caravane entre les monts Valin et Chibougamau par des sentiers de motoneige est une initiative du Parc régional des Grandes-Rivières du Lac-Saint-Jean en collaboration avec la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. « Les monts Valin et le Valinouët sont une masse critique pour la pratique de la motoneige. Avec La Passerelle du 49e parallèle, nous voulons offrir des centaines de kilomètres de sentiers de motoneige supplémentaires aux adeptes des monts Valin qui pourront facilement choisir des boucles de sentiers avec tous les services comme l’hébergement, l’essence et la restauration », explique Dominique Gobeil, directeur du Parc des Grandes-Rivières.

D’obstacles à avantage

C’est le député libéral de Lac-Saint-Jean aux Communes, Richard Hébert, qui a bien résumé l’enjeu du circuit motoneige de La Passerelle du 49e parallèle. « Ces grandes rivières qui ont été longtemps considérées comme des obstacles dans notre développement, nous avons pris la décision de les franchir en aménageant des passerelles pour relier les municipalités du nord et que tout le monde y soit gagnant », a déclaré le député lors d’un souper au site touristique de Chute à l’Ours à Normandin.

Le maire de Péribonka, Ghislain Goulet, devant la passerelle de la rivière Mistassini.

Ces grandes rivières, ce sont la Mistassini, la Mistassibi, la rivière aux Rats, la rivière aux Foins, la Péribonka et l’Ashuapmushuan. Les villages de Saint-Ludger-de-Milot, Sainte-Élisabeth-de-Proulx, Saint-Stanislas, Saint-Eugène-d’Argentenay, Notre-Dame-de-Lorette, Girardville, Saint-Thomas Didyme et Normandin étaient séparés entre eux par ces grandes rivières. Ces villages sont peu fréquentés et méconnus par la majorité des gens de la région.

Le circuit quad et motoneige arrive à un bon moment pour redonner vie à ces villages qui vivent pour la plupart la dévitalisation alors que les services diminuent d’année en année. Des postes d’essence qui devaient fermer restent ouverts ; des centres communautaires font de meilleures affaires et restent en opération grâce aux passages des motoneigistes qui empruntent ce nouveau circuit.

Dominique Gobeil, directeur général du Parc des Grandes-Rivières du Lac-Saint-Jean nous montre où sera construite la huitième passerelle du circuit sur la rivière Péribonka, d’une longueur de 140 mètres.

Circuit spectaculaire

La Passerelle du 49e parallèle, avec ses 236 km de sentiers surfacés et une dizaine de relais en activité sur le territoire, ouvre non seulement une voie de circulation dans les pays d’en haut, mais ouvre également la porte vers le nord en direction de Chibougamau, d’Oujé-Bougoumou et la réserve autochtone de Mistissini. Les passerelles permettent également d’allonger la saison de motoneige, car plusieurs rivières sont à l’eau claire à la mi-mars. Les paysages de l’arrière-pays sont spectaculaires avec une neige immaculée. Les motoneigistes traversent des forêts de bouleaux, des pinèdes et des sapinières offrant des décors féériques.

Le sentier de motoneige qui relie La Doré à Chibougamau est un parcours de plus de 240 kilomètres sillonnant la Réserve faunique Ashuapmushuan en longeant lacs et rivières. Le Club d’auto-neige de Chibougamau est présentement en appel d’offres pour installer une pompe à essence avec paiement automatique à la halte routière du kilomètre 102, qui est le seul relais pour se réchauffer, pour sécuriser l’autonomie des motoneigistes.

La caravane de motoneigistes s’apprête à traverser la rivière Chibougamau pour se rendre à Oujé-Bougoumou.

Rendus à Chibougamau, les motoneigistes peuvent se rendre sur la réserve crie d’Oujé-Bougoumou où 32 kilomètres de sentiers non fédérés sont entretenus et surfacés par les membres de la communauté crie. L’auberge Capissisit située au cœur de la réserve offre une qualité d’hébergement supérieure avec un menu relevé à la salle à manger. Un magnifique endroit à découvrir.

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LES MAIRES SE MOBILISENT

De gauche à droite, Mario Fortin, maire de Normandin, Philippe Lapointe, maire de Saint-Augustin, Bruno Tremblay, maire de Saint-Honoré, et Ghislain Goulet, maire de Péribonka, devant l’entrée de l’érablière du lac Ceinture, un relais de motoneige.

Partout où la caravane de motoneigistes s’est arrêtée sur les territoires du Nord, un comité d’accueil composé d’élus, de représentants de clubs de motoneige et des gens de la MRC de Maria-Chapdelaine étaient présents pour nous accueillir. On sent une véritable mobilisation pour développer ces secteurs pour la motoneige. Cette destination risque de devenir aussi populaire que les monts Valin. Les promoteurs de ce circuit ont en main tous les outils pour construire une huitième passerelle, sur la rivière Péribonka pour se connecter directement avec les monts Valin.

« Depuis l’implantation du circuit La Passerelle du 49e, l’impact se fait sentir au village. La station d’essence a doublé ses ventes et c’est la même constatation pour le motel de sept chambres », assure Michel Perreault, maire de Girardville, une municipalité de 1100 habitants. Le maire s’est joint à la caravane au site touristique de Chute à l’Ours à Normandin.

« Le sentier des passerelles a un impact sur le tourisme et pour l’économie pour notre village. Le site touristique de Chute à l’Ours est ouvert trois saisons d’habitude et pour une deuxième année les services d’hébergement, avec sept chalets disponibles, et de la restauration, sont offerts aussi l’hiver grâce à la présence des motoneigistes », fait valoir le maire de Normandin, Mario Fortin, qui est aussi président de la corporation du Parc des Grandes-Rivières du Lac-Saint-Jean. « Le site d’hébergement de Chute à l’Ours est un endroit stratégique pour relier les 12 municipalités de la MRC de Maria-Chapdelaine. Nous sommes la porte d’entrée touristique », fait valoir Mario Fortin qui a fait partie de la caravane pendant cinq jours.

« En motoneige, tu ne traînes pas ton lunch, tu traînes ta carte de crédit. Les retombées économiques de la motoneige sont essentielles pour nos communautés », renchérit le maire de Péribonka, Ghislain Goulet, qui a fait partie de la caravane de concertation. « Il faut souligner le travail du directeur du parc, Dominique Gobeil, qui a réussi à mobiliser tout le monde dans ce nouveau circuit », ajoute le maire du pays de Maria Chapdelaine.

Offre touristique internationale

« Pour la MRC du Fjord-du-Saguenay, c’est l’occasion de se connecter avec une offre touristique internationale. C’est le circuit de la diversité de l’offre qui permet de voir plus grand et de voir plus loin. Avec les passerelles, nous allons pouvoir offrir des services jusqu’à la fin avril. C’est une façon extraordinaire de relier les monts Valin avec le nord du lac Saint-Jean », estime Bruno Tremblay, maire de Saint-Honoré, qui considère la motoneige comme un élément essentiel pour le développement touristique hivernal.

Lors de cette randonnée de 1300 kilomètres, le maire de Saint-Honoré était accompagné de Joachim Simard, président du club de motoneigistes Caribou-Conscrit, qui entretient les sentiers des monts Valin. Le club Caribou-Conscrits est le plus important club de motoneigistes au Québec.

Partout où la caravane de motoneigistes s’est arrêtée sur les territoires du Nord, un comité d’accueil composé d’élus, de représentants de clubs de motoneige et des gens de la MRC de Maria-Chapdelaine étaient présents pour nous accueillir. On sent une véritable mobilisation pour développer ces secteurs pour la motoneige. Cette destination risque de devenir aussi populaire que les monts Valin. Les promoteurs de ce circuit ont en main tous les outils pour construire une huitième passerelle, sur la rivière Péribonka pour se connecter directement avec les monts Valin.

« Depuis l’implantation du circuit La Passerelle du 49e, l’impact se fait sentir au village. La station d’essence a doublé ses ventes et c’est la même constatation pour le motel de sept chambres », assure Michel Perreault, maire de Girardville, une municipalité de 1100 habitants. Le maire s’est joint à la caravane au site touristique de Chute à l’Ours à Normandin.

« Le sentier des passerelles a un impact sur le tourisme et pour l’économie pour notre village. Le site touristique de Chute à l’Ours est ouvert trois saisons d’habitude et pour une deuxième année les services d’hébergement, avec sept chalets disponibles, et de la restauration, sont offerts aussi l’hiver grâce à la présence des motoneigistes », fait valoir le maire de Normandin, Mario Fortin, qui est aussi président de la corporation du Parc des Grandes-Rivières du Lac-Saint-Jean. « Le site d’hébergement de Chute à l’Ours est un endroit stratégique pour relier les 12 municipalités de la MRC de Maria-Chapdelaine. Nous sommes la porte d’entrée touristique », fait valoir Mario Fortin qui a fait partie de la caravane pendant cinq jours.

« En motoneige, tu ne traînes pas ton lunch, tu traînes ta carte de crédit. Les retombées économiques de la motoneige sont essentielles pour nos communautés », renchérit le maire de Péribonka, Ghislain Goulet, qui a fait partie de la caravane de concertation. « Il faut souligner le travail du directeur du parc, Dominique Gobeil, qui a réussi à mobiliser tout le monde dans ce nouveau circuit », ajoute le maire du pays de Maria Chapdelaine.

Offre touristique internationale

« Pour la MRC du Fjord-du-Saguenay, c’est l’occasion de se connecter avec une offre touristique internationale. C’est le circuit de la diversité de l’offre qui permet de voir plus grand et de voir plus loin. Avec les passerelles, nous allons pouvoir offrir des services jusqu’à la fin avril. C’est une façon extraordinaire de relier les monts Valin avec le nord du lac Saint-Jean », estime Bruno Tremblay, maire de Saint-Honoré, qui considère la motoneige comme un élément essentiel pour le développement touristique hivernal.

Lors de cette randonnée de 1300 kilomètres, le maire de Saint-Honoré était accompagné de Joachim Simard, président du club de motoneigistes Caribou-Conscrit, qui entretient les sentiers des monts Valin. Le club Caribou-Conscrits est le plus important club de motoneigistes au Québec.

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MOTONEIGE EN CHIFFRES AU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN

  • 13 clubs de motoneigistes
  • 3800 kilomètres de sentiers
  • 12 600 membres de clubs de motoneigistes
  • 27 800 motoneiges immatriculées
  • 3 000 000 $ en revenus des 13 clubs de motoneigistes
  • 900 employés (opérateurs et mécaniciens)
  • 350 bénévoles de clubs
  • 112 500 000$ en retombées économiques régionales (Segma recherche 2017)
  • 165 075 nuitées dans les hôtels de la région (saison 2016-2017)
  • 74 053 touristes motoneigistes (saison 2016-2017)
  • 246 312 excursions aller-retour de plus de 100 km (saison 2016-2017)
  • 70 162 977 $ en dépenses des motoneigistes (saison 2016-2017)
  • 90 162 977 $ en frais fixes: achat ou location de motoneige, entretien, remisage, vêtement et accessoires, immatriculation et assurances (saison 2016-2017)
  • 12 à 16 semaines pour la durée de la saison de motoneige