Pascal Bérubé à lancer un vibrant plaidoyer pour le français, en visite dans la circonscription de Roberval pour appuyer le candidat péquiste, Thomas Gaudreault.

Pascal Bérubé se porte à la défense des francophones

Pendant que des milliers de personnes marchaient dans les rues d’Ottawa pour dénoncer les coupes dans les services français en Ontario, le chef intérimaire du parti Québécois, Pascal Bérubé, était de passage dans la circonscription de Roberval pour appuyer son candidat Thomas Gaudreault en vue de l’élection partielle du 10 décembre.

Le député de Matane-Matapédia a profité de la tribune pour lancer un plaidoyer sur la fierté des francophones. Il a du même coup rappelé que le PQ était à l’origine de la motion adoptée à l’unanimité pour dénoncer ses coupes et hisser le drapeau franco-ontarien à l’Assemblée nationale. «Ça montre le leadership qu’on a», d’insister Pascal Bérubé. 

«En même temps, ça rappelle qu’une région comme ici, un des gros moteurs, c’est la fierté», de faire valoir le chef parlementaire, soulignant les menaces quotidiennes pour le français.   

«Le français est l’une des grandes langues mondiale. N’importe quel citoyen, qu’il soit de Normandin, Dolbeau ou Saint-Félicien qui va à Montréal se rend compte qu’il y a une bataille à gagner. L’anglais prend de plus en plus de place. Ça ne veut pas dire que l’anglais n’est pas important dans nos vies, mais le français fait partie de notre identité. Il faut en faire la promotion et la défendre. Si une formation politique a toujours eu ce combat à coeur, c’est bien le parti Québécois», de plaider Pascal Bérubé. Envoyons à Québec des gens qui ne font pas de compromis sur leur identité.

«Au PQ, on est exactement là où on devrait être, c’est-à-dire des gens debouts, ce qui est toujours à la mode, de raconter le député de Matane. Des fois, on se dit qu’on est fiers pendant la Fête nationale. Il faudrait qu’on soit fiers tous les jours de l’année et encore plus quand il y a des élections.»

Visite

Pascal Bérubé en était à une deuxième visite dans Roberval depuis le déclenchement de l’élection partielle à la suite de la démission du premier ministre Philippe Couillard. Il sera de retour une troisième fois, le soir du vote, le 10 décembre. Au cours de l’après-midi, il a effectué quelques arrêts, dont au salon «Je m’ouvre à ta culture», au Cégep de Saint-Félicien. 

«Dans le cas d’une élection partielle, l’enjeu est de choisir un député. On ne choisit pas un ministre ou un gouvernement, on choisit un député pour nous représenter. Contrairement à une légende rurale, Roberval n’est pas un compté baromètre. J’ai siégé avec Denis Trottier qui a gagné en 2007 et 2008 malgré un gouvernement libéral. Les gens ici choisissent un député», de mentionner Pascal Bérubé, vantant les qualités de Thomas Gaudreault. Selon lui, il a démontré du courage en affrontant le premier ministre sortant et en se présentant une deuxième fois, lui qui est natif d’Albanel, ce qui lui donne une bonne connaissance des dossiers locaux. Lors de l’élection générale d’octobre, Thomas Gaudreault a terminé bon troisième avec un peu moins de 20% des votes.  

«Le message que les citoyens de Roberval peuvent envoyer est très fort. Élire le plus jeune député de l’Assemblée nationale, pas seulement comme un symbole, mais une volonté sur la jeunesse. Ce message va être entendu non seulement ici et à Québec, mais partout ailleurs», de faire part Pascal Bérubé. 

En débat plus tôt cette semaine, Thomas Gaudreault a mis l’emphase sur la défense de l’industrie forestière, un enjeu quotidien, estime le chef intérimaire. «S’il y a une charte du bois au Québec, c’est parce que les militants du parti Québécois et le député Denis Trottier ont voulu très fortement qu’on mette en valeur non seulement l’industrie forestière, mais les travailleurs forestiers. Ça ne passe pas aux nouvelles nationales régulièrement, mais quand on habite un territoire comme celui-ci, c’est très important. Il faut aménager la forêt, s’occuper des travailleurs et faire en sorte que les produits rapportent et qu’on soit propriétaires de nos ressources pour en tirer le meilleur profit possible pour les gens», a-t-il énoncé.